Nous franchissons à 3 la ligne d’arrivée, sous les acclamations du palais des Sports, lancées par le speaker.

Tout en criant « Lyon Sainté Lyon » !

Et voilà… une 2° LSTL de bouclée, avec un retour en moins de 10h…

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Retour sur un WE de partage et d’émotions…

Après la LyonSainteLyon 2010, je ne pensais pas forcément rempiler.

De ce retour 2010, j’en étais sorti très éprouvé physiquement : conditions météo difficiles, problèmes digestifs, grosse galère à partir de Saint Genoux. Cela ne me donnait pas l’envie de m’y remettre.
De plus, ayant axé ma prépa 2011 sur des trails de montagne, avec la CCC comme objectif de l’année, je pensais finir l’année plus « tranquille ».

Oui mais voilà, la SainteLyon reste une course my(s)thique qui attire… résistiblement.
Et quand ArthurBaldur est sur le point de boucler sa (short) list [20 maxi pour des raisons de logistique, il a fallu refuser du monde…], je me dis qu’il faut que j’y retourne. Rien que pour les partages entre passionnés lors de la balade de l’aller, et… pour faire une meilleure perf au retour… Ben oui, tant qu’on y est !

L’ALLER

Nous sommes donc 19 à nous retrouver sur le parking de l’OL à Gerland, il est 8h.

Les présentations sur le parking…

Sympa Jacques d’être venu voir la vingtaine de fous

Sur les 8 de l’an dernier, 5 vont à nouveau tenter l’aventure : Barbie, JM Touron, Arthurbaldur, Biscotte et moi-même.

4 féminines sur cette édition : Barbie (Cécile) donc, Stéphanie, Céline et Line.
Pour les gars : Arthurbaldur, Biscotte, Oslo, Jihem, JM Touron, Jean-Pierre, Luc, Gilles, Damien, Frédéric, Bruno, Arnaud, Anthony, Philippe et moi-même.

Maintenant il faut mettre les noms ci-dessus sur chacun des visages

La famille d’ArthurBaldur, comme l’an dernier, va assurer de main de maitre la logistique : transit des sacs jusqu’à Saint Etienne, ravito à Sainte Catherine. Merci à eux (je risque encore de le répéter).

Chiche que tu fais mieux que les bus de la SaintéLyon !

On arrive enfin à échapper aux paparazzi pour s’élancer sur les 68 km qui vont nous mener vers Saint Etienne. Il est alors 8h50.

A 19, il est plus difficile de courir ensemble qu’à 8. Alors le « petit troupeau » s’étire un peu parfois…
Mais globalement, nous arrivons à cheminer bien ensemble, chacun menant le groupe en fonction du terrain, des arrêts, des photos, …

C’est çà le OFF, çà cause tout le temps…

C’est mieux dans ce sens là ?

Nous remontons donc vers les hauteurs des Monts du Lyonnais.

La météo est clémente et le soleil essaie de percer les nuages. Et dire que la pluie est annoncée en fin d’AM…

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Soucieu en Jarest, 3h de course. Nous faisons une pause à la boulangerie + la superette de la place du village.
Comme l’an dernier, le Téléthon est là (ils étaient partis entre temps, hein ?).

Ravito « officiel » de Soucieu… et ses flans natures. Hummm…

D’ailleurs, pour l’anecdote, beaucoup d’images de l’an dernier me reviennent, comme si le précédent Aller/Retour avait été hier (bon, la neige en moins).

Au moment de repartir, 3 gouttes de pluie annonce la dégradation imminente de la météo.
Je sors alors ma goretex.

Nous contournons ensuite Rontalon, pris maintes fois en photos (hein Arthur ?).

Puis Riverie : savez-vous que c’est la plus petite commune du Rhône ?
J’avais promis à Arclusaz (lors du OFF fait entre kiks sur ces chemins) de la placer et de le citer dans mes sources, voilà Arclu, çà c’est fait. Ils ont été gentils et ont bien voulu m’écouter. Fin de la minute intello de l’aller pour moi…

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Traversée de Saint Genoux, où j’avais été bien malade au retour l’année dernière.
Un sort à conjurer pour la nuit qui vient… J’y crois fermement…

Déjà 35 bornes

Puis la montée du Bois d’Arfeuille… enfin c’est plutôt la montée dans la « Boue et des Feuilles »…

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A 5h55 de course, nous arrivons à Sainte Catherine, où la pluie semble s’installer doucement.

Puis déjà 40 bornes, le retour c’est par là…

Heureusement, l’organisation a autorisé la famille d’Arthurbaldur, à installer notre petit, non… MEGA ravito sous une tente… chauffée s’il vous plait.

Le ravito de Saint Catherine, abrité, chauffé… Rien que pour nous. Merci l’orga.

Et là, c’est le top ! Spécialités apportées par chacun d’entre nous, soupe chaude (qu’elle fait du bien) préparé par la Arthur’s Family’s Team.

Comment voulez-vous repartir après çà… sous la pluie et dans le froid…

Cerise sur le gateau : un petit tirage au sort… où chacun repart avec un dossard pour les Cabornis, ou le Lyon Urban Trail, ou le Trail Verbier Saint Bernard, ou le Trail Saint Jacques : merci à nos sponsors Extra, Running Conseil et le TVB !
Pour ma part, ma main innocente a choisi le Trail des Cabornis. Sympa, c’est dans mon jardin…

L’heure tourne, et si l’on ne veut pas arriver trop tard à Saint Etienne, il faut repartir…
– sous la pluie
– dans le froid
– laissant toutes ces somptueuses victuailles derrière nous

Dommage, Line ne nous suivra pas, souci médical.

RDV à la famille d’ArthurBaldur à Saint Etienne.

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La suite du parcours se fera sous la pluie, jusqu’à l’entrée à Saint Etienne.
Donc, pas de vue sur les Alpes, pas de coucher de soleil au niveau du point culminant de la course.

Tant pis, cela ne décourage pas notre petit groupe qui chemine avec ferveur.
C’est du OFF quoi, et c’est çà qui est bien. No stress…

Ca discute toujours, les chemins deviennent plus humides et nous slalomons entre les flaques : j’imagine aux mêmes endroits au retour avec le monde, la nuit… Ce sera DANS les flaques.

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Nous traversons Moreau puis arrivons à Saint Christo en Jarez, 7h45 de course.
Il fait nuit et comme l’an dernier, nous sommes accueillis par les bénévoles qui s’affairent à préparer de quoi de se restaurer pour les coureurs dans quelques heures.
Quelques échanges, 2 clémentines, et il faut repartir pour le final de cet aller.

Sur la crête au dessus de Sorbiers, un feu d’artifice au loin (déjà l’an dernier): c’est fou cet accueil !

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La fin du parcours va se révéler un peu cahotique.
A l’aide du GPS de Biscotte, nous cherchons donc le stade Geoffroy Guichard, nouveau départ de la STL.
Mais… même si tous les chemins mènent à GG, nous ne choisissons pas le plus rapide. Sur quel satellite d’occasion est-il branché ???

Et la fin devient longue, longue, longue, jusqu’à ce que ce stade se dévoile à nous : fin du parcours !
Finalement nous aurons fait 70 km pour 10h15 de course, 11h30 au total.

Fin de l’échauffement de 70km
Vous vous reposez les enfants, et on vous attend dans 3 heures…

Nous récupérons les dossards, puis les sacs dans la voiture du Papa d’Arthur (encore un grand merci !).

A 18, l’inertie est plus grande et le navire est plus difficile à manoeuvrer pour le GO.
Après plusieurs dizaines de minutes à redresser la barre, nous débarquons enfin au Flore pour nous restaurer… bien plus tard que l’an dernier.
Quasi tout le groupe s’y retrouve, Barbie ayant préféré le Quick (!) après sa séance presse. Ad’taleur ?

Du coup, il n’y a plus grand monde dans la salle à manger : peu de kiks à saluer ou pour faire connaissance.

Mamanpat est là et nous accueille, merci ma grande.
Je revois aussi Christof (motivé comme jamais pour faire une Sainté d’Or) et son club d’Hagondange qui se repose dans un coin de la salle.

Un plat de pates, une tarte, un café et j’essaie de me préparer.

Contrairement à l’an dernier, j’ai beaucoup moins de temps et l’excitation du retour m’empêche de me reposer, voire même de me poser tout simplement.

Ce sera donc un AR sans un léger dodo cette année. En espérant que çà ne porte pas préjudice lors de la gestion du retour.
Un retour que j’ai prévu de faire dans ma bulle.

Je me fixe un objectif de 9h30 au mieux, 10h au pire. J’ai donc mon petit papier avec les temps intermédiaires à chaque ravito (à chacun je prévois de m’arrêter 5′ à 10′ maxi).
Tout çà en gérant au mieux :
– Ce genou qui me pourrit la vie depuis 6 mois, avec des hauts et des bas.
– Le tube digestif qui m’avait entrainé dans une galère sans nom l’an dernier

Bref, on verra bien.
Allez, MP3 dans les oreilles.

LE RETOUR : LA COURSE

Minuit approche et il est temps de nous diriger vers la ligne de départ.
Après un dépot des sacs dans les bus, nous arrivons à nous retrouver à 6 ou 7 pour aller vers le stade GG.
J’ai perdu Arthurbaldur et Biscotte (ils ont dû aller plus devant), mais retrouve Oslo, Gilles, JP, Fred entre autres.
Nous sommes très loin du départ (pas de dossard préférentiel pour les LSTL…), du coup, pas de musique d’ambiance et un semblant de PAN annonçant le départ.

Devant…

Derrière… de toutes façons au fond du peloton

Nous avançons doucement, se souhaitant bonne course. Et franchissons la ligne de départ 7 minutes après le starter.

Je chemine avec Oslo dans les rues de Saint Etienne. Curieusement, je n’ai pas trop mal aux jambes et nous arrivons à trouver un rythme qui nous va bien.
Quelques petites montées sur le macadam nous font marcher, c’est mieux. On ne sait jamais, on pourra toujours se rattraper par la suite.

La sortie de Saint Etienne se fait à une bonne allure. Nous restons tous les 2, y compris dans la montée de Sorbiers, faite en marchant.

Impressionnant, à cet endroit on se fait doubler par Robocop tout de blanc vêtu. Il ne fait que marcher et double tout le monde à une sacrée vitesse : mais comment fait-il ???

En haut de la montée de Sorbiers, je laisse Oslo qui s’arrête voir son beau-père sur le bas côté.
Il va bien me rattraper le bougre… En effet, au panneau « reste 60 km », il m’a rejoint.

Pour vérifier le kilométrage réel, je regarde ma montre GPS, on a fait 8,3km. Il y a donc bien 68 km. Les 70km faits à l’aller sont bien dûs à quelques petites erreurs de parcours en cherchant le stade GG. Bon, c’est toujours 2 km de gagné (on va le dire comme çà).

La partie bitume laisse maintenant la place à un chemin… un peu… gadouilleux.
Pire, la boue devient glissante. Ce n’était pas comme çà à l’aller, malgré la pluie.
Ca me rappelle le contraste entre la neige à l’aller et le verglas au retour.

Du coup, çà glisse pas mal, et je ne suis pas du tout à mon aise avec mes Voméro.
Oslo s’envole devant, je ne le reverrai plus.

Je suis donc dans ma bulle maintenant, MP3 dans les oreilles.

Cette boue me gène énormément, pas d’appui, la recherche sans cesse d’un terrain stable.

Plus loin, je rattrape Biscotte, pas dans son assiette. ArthurBaldur est parti devant.
Un petit mot d’encouragement et je continue dans mon tempo.

Je vois Saint Christo au loin, je regarde ma montre, pour 1h55 au ravito, c’est rapé.

Saint Christo, 2h09, 4046°, Arrêt 5’14’ de retard sur le plan 9h30.

Ne pas faire comme l’an dernier. Pas de coca qui sera froid, que du chaud.
J’opte donc pour un thé chaud et j’attrape un tuc et un bout de banane.
Trop de monde, je ne traine pas et repars en marchant, tout en mangeant et buvant mon thé.

J’attaque une bonne montée 500m après.
Puis à nouveau sur le plat, sur un long sentier assez large et boueux.

Et là, le moment chaud de la course…
Une glissade sur une plaque de verglas boue : et je m’étale sur le bas-côté.
Problème, le pied préfère rester dans l’ornière : et « crrrac » la cheville. En tout cas j’ai entendu comme un bruit… qui m’a fait sortir de ma bulle.
On me demande si çà va : « oui, oui, merci ! ».

Je me relève, ma cheville me fait un peu mal.
Que faire, je suis au milieu de nulle-part. J’essaie de repartir tranquillement, je ne peux pas courir.
Je ne vais quand même pas m’arrêter là ????

Cette partie du sentier est encore bien boueuse et instable… Alors je marche, je marche.
Puis je retrouve le bitume qui n’était pas très loin, là c’est plus stable : je me remets alors à courir. Je me dis que tant que c’est chaud, je ne sentirai pas trop la douleur.

Bon, à priori çà relance, tant trop me faire mal. Je me rassure, ç’aurait pu être plus grave…
Il faut cependant que je fasse attention dans les cailloux, où là pour le coup je sens une légère douleur.

Après avoir passé les « Courir pour des Pommes », toujours fidèles au poste, je me retrouve sur un long sentier.
J’entends alors qu’on m’appelle.
Je me retourne et reconnait Barbie (Cécile) que je viens juste de dépasser.
Partie pour un objectif de 11h, çà a l’air d’aller. Je reste un peu avec elle.
On discute, je lui donne des nouvelles de Biscotte que j’ai dépassé avant St Christo.

Me sentant bien, je repars dans mon rythme.

Moreau, 3h14, 4050°, Arrêt 2′

20′ de retard sur le plan 9h30.
J’attrape un thé chaud, un pain d’épice, un bout de banane et je marche aussitôt dans la côte qui suit, pensant rattraper mon retard.
C’est quand même pas très facile de boire son thé en marchant !
La cheville ne me fait plus trop souffrir, sauf dans les chemins bien caillouteux où j’essaie d’assurer une certaine stabilité.
Nous traversons le bois avant la descente sur Sainte Catherine, où je me surprend même à prendre des risques avec ma cheville : grand fou !

Sainte Catherine, 4h03, 3860°, Arrêt 5′

25′ de retard sur le plan 9h30.
Décidément, sans avoir l’impression de me trainer, je n’arrive pas à accrocher cet objectif.

Tiens, du redbull…
Je tente et laisse de côté le thé pour cette fois. Je prend aussi du salé.

Je repars en longeant le cimetière, et marche, marche en m’alimentant.
Le redbull est froid. Hum, pas bon pour l’estomac dans quelques temps çà !
Allez on oublie.

Je suis maintenant sur les chemins du Off que l’on a fait avec les kiks il y a 3 semaines.
Ca positive le mental.

Grosse montée, je prend le temps.
On contourne à nouveau Riverie : non, je ne vais pas refaire le coup de la minute intello…

Descente du bois d’Arfeuille.
Tiens, Biscotte qui me dépasse. Il s’est refait la cerise et a la banane…

Je le laisse partir, cette partie du parcours ne fait pas vraiment de bien à la cheville.
Ni à l’estomac normalement, à en juger par les 2 dernières éditions.
En effet, je suis dans le dur au niveau digestif, mais rien à voir avec l’an dernier heureusement.

Je connais le parcours maintenant, et sais que St Genoux n’arrive pas tout de suite.
Encore une grosse grosse côte. Tranquille je marche…

Saint Genoux, 5h42, 3714°, Arrêt 2′

Je ne compte plus le retard sur mon horaire prévu.
Au moins, je garde la pêche et ne suis pas secoué au niveau digestif.

Je reprend la formule qui marche : thé chaud + banane, çà m’a bien réussi avant Sainte Catherine.
Je repars sans attendre, dans la montée qui suit.

Cette partie est sensée plus me convenir, si çà fait comme en 2009.
Donc le mental est là et j’espère reprendre du temps en vue de mon objectif initial.

Tiens, Biscotte qui revient sur moi. Que faisait-il derrière ?
Il avait rempli sa poche à eau et est donc resté plus longtemps au ravito.

Cette partie bitume me va bien, et je ne sens quasiment pas ma cheville.
Je relance donc, laissant la Biscotte et dépassant bon nombre de concurrents en descendant sur Soucieu.

Soucieu, 6h41, 3477°, Arrêt 2′

Je devais y passer à 6h d’après le plan mais je préfère comparer à 2009 : Soucieu 5h30, arrivée (par un parcours différent) à Lyon 8h.
Alors… 9h30 ou pas ? Allez, on verra bien. La cheville tient encore…

A la sortie de Soucieu, je suis rejoint par Jihem, qui me dit avoir laissé Arthurbaldur au ravito, sinon il ne repartait pas.
Ah bon, Arthur est derrière ? Ca tire mon ami ?

Jihem et moi faisons route commune à présent. Reste 3 dernières côtes qui font mal, après ce sera bon.
On passe le Garon pour une montée bien costaud.
Je relance en haut, Jihem me suit (il me dira que notre binôme lui a fait du bien pour se relancer dans la course).

Arthurbaldur nous dépasse alors, le bougre !
J’essaie d’aller le chercher, laissant Jihem… mais il est trop loin. Je ne cherche pas à me griller.

La traversée de Chaponost, et à nouveau une bonne montée.
Cette fois c’est Jihem qui est devant, je fais l’effort pour raccrocher.
Biscotte nous a rejoint. Y a du mouvement dans l’air pour le sprint final !

Nous redescendons sur Beaunant où je mène le tempo.

Beaunant, 8h28, 2955°, Arrêt 5′

Je serai bien reparti de suite mais j’attends Jihem pour une pause technique.
Pendant ce temps, à nouveau un thé chaud + banane.
Biscotte arrive 1′ après nous et repart aussitôt. Bigre ! Et moi qui attend Jihem, çà me perdra, si, si !

Allez, on repart.
J’aperçois Biscotte en haut de la côte de Beaunant, alors que nous allons attaquer celle-ci.

Pour nous, une fois en faut, il faut relancer de suite. Mais les jambes commencent à se contracturer (le cheville tient toujours).
On se dit avec Jihem que pour les 10h, çà risque d’être cuit ! Dommage. Mais on continue à se battre…

Descente de Sainte Foy, Jihem fait le boulot. je suis à distance, les jambes sont dures.
Il me propose d’accélerer pour « aller chercher les 10h, et tant pis si çà casse ».

« Euh, là je suis déjà presque au taquet, la cheville lance un peu, et puis j’ai un souvenir d’une Confluence très longue à passer ». Je préfère donc en garder un peu sous la cheville semelle.
Je le laisse alors partir dans la descente… Pas envie de m’accrocher là…

Je passe le Rhone, juste avant le dernier pointage.

Lyon Confluence, 9h13, 2747°, Arrêt ?… NON

Allez, je relance pour passer au plus vite cette partie interminable.
Et là, qui vois-je devant ? Mes 2 compères Arthurbaldur et Biscotte.
Visiblement, ils se sont retrouvés et Jihem les a « déposés ».

Allez, on va rester ensemble pour le final ?

Nous alternons course et marche, pour préserver les organismes.
D’après Arthur, les 10h sont largement à notre portée. Je n’en suis pas entièrement convaincu.
Il ne faut pas trainer quand même…

Nous traversons le Rhône par le pont Pasteur, longeons le Rhone et entrons dans le parc de Gerland.
Ca sent l’écurie !

A 3, nous approchons de la ligne d’arrivée, faisant un peu de bruit devant les spectateurs massés là : « LyonSaintéLyon ! LyonSaintéLyon ! »

Arrivée, 9h50, 2698°

C’est comme çà que nous franchissons la ligne d’arrivée ensemble, acclamé par Gerland, à la demande du speaker qui se trouvait là.
Quelle gloire ! Il n’est même pas 10h…

Bien joué. Bravo les amis, et quel plaisir de passer la ligne avec vous…

Il faisait bon rester dans ce sas…

Dans le sas, nous retrouvons Jihem, arrivé quelques minutes avant, ainsi que JM Touron, qui a fini il y a moins de 10′ (alors que je le pensais arrivé depuis longtemps le coquin).
Tiens ! Arclusaz est arrivé juste avant nous. Bravo à toi.
Mamanpat est la aussi.

Photos de quelques paparazzi, nous profitons de ces quelques instants…

De belles têtes de « warriors » !

J’aurai donc retrouvé Gerland, 25h et 138 km après l’avoir quitté…

EN GUISE DE BILAN…

Cette 2° LyonSainteLyon m’aura quand même plus réussi que la 1°.

J’ai ainsi pu :
– Gérer ces problèmes d’estomac
– Ne pas ressentir de douleur au genou (est-ce vraiment grâce à cette genouillère que l’on m’a prêté ? Possible. A confirmer.)
– Me rendre compte que même sur du long, je suis capable de faire des « ravitos express »
– Remonter 1300 places…

Par contre :
Grosse faute, je n’ai pas assez bu (750ml seulement !). Sur la fin du parcours, je pensais arriver à la fin de ma poche, je me suis alors – à tort – rationné.

Et… je repars avec une cheville qui a presque doublé de volume, une fois le moteur refroidi.
J’ai peut-être fait plus de 50 km après cette chute, mais je vais passer le lendemain à boiter !

Total, une attelle 24h/24 et kiné. Cette cheville, qui a déjà reçu en 2006 au ski, est évidemment à surveiller.
C’est donc recup et repos pour les semaines qui viennent. Je ne vais pas pouvoir retrouver les sentiers tout de suite… Malgré l’envie qui était là dès la semaine qui a suivi…
J’espère – au moins – être rétabli pour la Foulée des Monts d’Or fin Janvier.

En tout cas :

Une LSTL qui aura tenu ses promesses.
Un GO aux petits oignons.
Des rencontres, des partages, de l’envie, de l’engagement… Bravo à la fine équipe, finishers ou pas
Une épreuve qui reste exigeante car il faut suivre ce rythme très roulant, même avec un nombre de km à 3 chiffres dans les pattes …
Bravo à l’orga de la STL pour la gestion, une fois de plus, de plusieurs milliers de participants… Et qui a dû récupérer dès le lendemain tous ces déchets sur le bas-côté des sentiers…

Une fois de plus une belle aventure qui ne vaut que si elle est partagée.

Merci encore à la ArthurBaldur’s Family’s Team pour la superbe logistique de l’aller (2013 approche, faut se positionner !)

(Et merci aux photographes à qui j’ai piqué quelques clichés, en plus des miens…)

En bonus, le profil de l’aller (une petite symétrie de celui de la course officielle) fait en 10h15 hors arrêts.

Thierry Grajdura. 🙂

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