Bon, je vais y aller de mon petit récit, le récit d’un « presque finisher » ; Complètement novice sur les course de plus de 75 km, je me lance dans cette belle aventure avec peu de certitudes.

Mais le côté « off » me correspond mieux, histoire de s’enlever un tant soit peu de pression. De plus j’ai adoré l’esprit du Lyon Ultra Run lors des diverses rencontres et échanges précédents.

La préparation, que j’ai tenté, tant bien que mal, de suivre le planning sur le site de la 180, étant effectuée me voilà paré (du moins je pensais) pour un weekend end magique.

Samedi 7 décembre : arrivée à gerland vers 5h40, je commence à discuter avec 2 gars en tenue de trailers, donc forcément de notre groupe … Eh ben non, les voilà parti que tous les deux en solo. Donc finalement je trouve nos journalistes (un grand merci à eux au passage) et enfin la rencontre avec mes complices de ce weekend de folie.

Donc présentation sommaire, pose des sacs du repas (heureusement y avait un grand coffre), fière collage du macaron de la 180, de belles photos et on démarre. Déjà me retrouver là au milieu de tant de coureurs de très haut niveau me procure une fierté mais aussi une crainte, d’autant plus quand je regarde l’équipement et la tenue de chacun, je me demande si j’ai fait le bon choix de partir en minimaliste (short, pas de montre, pas de chaine).

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Pour l’instant, le rythme me convient bien, très belle ambiance dans le peloton ou on découvre le nouveau parcours d’arrivée qu’on espère tous refaire dans l’autre sens. Après admiration du mont blanc, et du lever de soleil magnifique, et quelques rencontres avec des pelleteuses. Arrivée à Soucieux pour un bon petit déjeuner très agréable. Et c’est reparti direction Ste Catherine ; plein de passage très sympa et une belle ambiance ou chacun se raconte ses péripéties de trailers, et un soleil magnifique qui entretiens un bel espoir.

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Arrivée à Ste Catherine, et la une table de rêve, (la flore devrait s’en inspirer) magnifiquement mise en place par le brillant et efficace staff (un énorme merci à eux, mais j’y reviendrai).

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Après ce délicieux intermède gastronomique, retour au cote sportif, et la 1ère alerte; grosse douleur au talon gauche, bon je me dis, peut être que à chaud, ça va se calmer. Donc après 1 h d’arrêt, le ventre plein, nous repartîmes, effectivement la douleur s’estompe à mesure que le pied s’échauffe mais je sens quand même une petite gène et difficultés à accélérer notamment en descente.

Notre périple continue, le groupe s’étire un peu et arrivée dans la « partie dure » proprement dite, neige verglas qui nous a valu un bon petit ballet plus ou moins synchronise avec Patricia (heureusement à l’abri des caméras locales), Devant ces conditions c’est là que je me dis que le retour sans chaine s’annonce folklorique et que en cas d’arrêt ou de fort ralentissement ça va piquer dur (surtout si on est en short). Enfin bon on n’en est pas là.

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Bon après moult péripéties on arrive à sorbiers pour la descente sur st Etienne, et la longue (très longue) partie goudronnée me rappelle au « bon » souvenir de mon pied gauche, la douleur est vive, je ne pense qu’a une chose mettre les tongs et bien manger (un objectif sur 2 a été réalisé).

21h00 : passage et photo de » l’arrivée départ de mi-course », recupérage rapide des sacs, encore une belle preuve d’efficacité du staff du LUR. Direction le flore, par respect pour Arthur et les kikourous qui ont fait l’effort de réserver, je ne reviendrai pas sur cet épisode mais je n’en pense pas moins.

Ayant à peine mangé, je vais privilégie mes réserves ainsi que les ravitos sur le retour, j’essaie tant bien que mal de refaire du jus, et de me gaver d’arnica et autres pour soulage ce pied gauche.

Puis voilà l’heure du second départ, préparation du sac, honnêtement là je n’en menais pas large, entre la fatigue, la douleur, et le fait de rentrer dans l’inconnue. Je me fais une stratégie a la hâte, de me préserver au maximum jusqu’à sorbiers, passer la partie neige verglas en toute prudence et espérer à partir de Ste Catherine tenir un rythme de 6 km h, pour finir en 15 h.

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Entre la vingtaine de chutes sans gravité, mais usante physiquement et psychologiquement; mon planning était à peu près suivi, j’en ai même oublie de célébrer le passage des 100 km tellement Ste Catherine. Bon petit ravitaillement et je repars avec 2 charmantes demoiselles, je me dis chouette on va pouvoir discuter un peu………. Rate y a fallu que je tombe sur 2 italiennes qui parle pas français (quand ça veut pas) sinon le coup était encore jouable (pour le cote sportif je précise).

La douleur sur la cheville empire de plus en plus et se généralise sur le haut du pied. Au détour d’un abri de bus je trouvais 2 compagnons de route, Hervé et Thierry. Nous nous motivâmes et repartîmes a trois bien décidés à relier gerland. Apres une petite intervention pour aider un concurrent dont le genou était-en vrac dans la montée du bois d’Harfeuille. Herve accélère le mouvement mais ni Thierry ni moi ne purent suivre le rythme. Je pensais me refaire dans cette partie mais impossible d’accélérer et dans les descentes la douleur étaient horribles, j’en arrivais même à tomber sur des parties sans verglas (ceci dus sans doute à la vétusté des chaussures).

Et c’est là que je me dis que ça va ressembler à un chemin de croix ou tous les soucis extra sportifs resurgissent, le mental n’y est plus. Arrivée à st genou pause croissant et visite chez le médecin, inflammation du tendon, et grosse ampoule ; un coup de bombe magique (enfin pas sur ce coup-là), et c’est reparti.

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Un petit coup de gueule, étant en extrême queue de peloton et en mode pas rapide du tout, j’ai trouvé grave que pour trouver le chemin suffisait de se repérer au déchets qui trainent par terre, c’est impressionnant ce manque de respect envers le terrain de jeu qui nous donne tant de plaisirs.

L’objectif est toujours d’arriver à Soucieu avant 11h30, ça parait jouable mais faut pas trainer, j’en profite pour passer mes coups de fil, de souhaiter un bon anniversaire à une amie chère, ce coup de tel me fais du bien, mes amis m’annoncent me retrouver a soucieux, le moral reviens, a défaut des jambes, au croisement d’un chemin 2 bénévoles nous annonces Soucieu a 1km il était 11h 00, je me dis c’est gagné. Mais en fait ce n’était pas 1 mais 5 km qu’elle m’avait dit … Et la ça a paru interminable pour relier Soucieu.

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Un petit coup de gueule, étant en extrême queue de peloton et en mode pas rapide du tout, j’ai trouvé grave que pour trouver le chemin suffisait de se repérer au déchets qui trainent par terre, c’est impressionnant ce manque de respect envers le terrain de jeu qui nous donne tant de plaisirs.

Finalement arrive à soucieux a 11 h 45, l’organisation nous demande (plus ou moins gentiment) de nous arrêter, à 20 km de l’arrivee c’est rageant. Je retrouve donc mes amis dans un moment de grande déception, mais heureusement ils me remontent le moral, je pars avec eux pour rejoindre gerland, le plus dur a été quand on a doublé en voiture les concurrents qui finissaient (ça a fait très mal).

Sinon, dernière grosse frayeur, impossible de retrouver mon sac (pourtant y en restait pas beaucoup), finalement il était caché dans un cote à part.

Le temps de boire une bière, je peux assister avec joie a l’arrivée triomphante de coco avec ses 2 garçons, et retrouver Mr Arthur et Patricia. Ainsi que le super staff du LUR, marie Hélène me remet le tee shirt finisher, mais celui-là a un gout amer et je ne pense pas que je le mettrai un jour, ne serait-ce que par respect pour ceux qui ont réellement fini.

Mais je le garderai toujours dans un coin privilegie, pour me rappeler cette belle aventure humaine avec des personnes très agréables, un weekend end qui restera à jamais grave dans mes souvenirs.

la 180

J’espère de tout cœur pouvoir revivre de telles aventure, j’ai toujours ce gout d’inachevé, et je m’en veux de mettre mis des bâtons dans les roues plus qu’il n’en fallait déjà, mais il parait c’est comme ça qu’on apprend. Comme disait gilles une preuve comme ca faut être dans les meilleures dispositions possibles, ce qui n’était pas le cas pour moi cette année essentiellement au niveau psychologique et un manque d’expérience flagrant. Après faut relativiser j’ai croises des concurrents beaucoup plus blesses que moi , j’espère dans 3 semaines pouvoir recourir un peu.

Je trouve ce concept de off vraiment sympa, ceci due sans doute à l’organisation sans faille de Arthur aide en cela par une équipe admirable ; je remercie chaleureusement Céline, marie-Hélène, Gérard et biscotte, pour leur dévouement et leur efficacité ainsi que leur sympathie tout au long du weekend.

Je tenais aussi à remercier, Terre de Running, Led lenser ainsi que tous les partenaires qui ont participé à la réalisation de cette belle aventure et pour leurs beaux cadeaux qui font chaud au cœur.

Ainsi qu’un grand merci aux parents de coco, a Nicolas pour leur présence et leur soutien.

Bonne récupération à tous et bon courage pour de nouveaux challenges

Gabriel Frank. 🙂

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