Je m’apprête maintenant à basculer vers La Mulatière et le musée des confluences.

J’entends un coureur que je viens de doubler m’interpeller. Je me retourne et je reconnais Mazouth. Malgré mes encouragements, il n’arrrive pas à me suivre dans la descente. Je suis en train de finir ma 10 ème SainteLyon. Les 2 premières fois nous finissions en montant les quelques marches de la patinoire Charlemagne, qu’elles étaient hautes ces marches. Puis est venu le temps du Palais des Sports de Gerland avec cette fin interminable sur les quais.

Fini la froideur de la patinoire, le palais des sports devenu trop exigu, la Halle Tony Garnier nous accueille avec tout le confort et même des douches chaudes. Encore faut il y arriver….les jambes répondent, je dévale tranquillement les escaliers où les kikous nous ont laissés quelques mots d’encouragement.

C’est le money time, je suis dans le 144 ème kilomètre à plus de 11 km à l’heure. N’ayant pu participer l’année dernière, je découvre l’arrivée par le pont Raymont Barre ..j’accélère encore , c’est la fin, je regarde à droite et à gauche si je vois des têtes connues …personne ….la dernière chicane j’entre dans la pénombre de la Halle, un virage à gauche, l’arche est là.

Je franchis la ligne, je stoppe le chrono ….serre le poing de satisfaction….je m’avance vers le speaker et me retourne pour lui montrer mon badge 180.

Il a compris…il reprend la parole, et j’ai droit à ma minute de gloire façon bonimenteur de foire « il n’a pas fait 12, il a pas fait 20, il a pas fait 44, il a pas fait 72 mais il a fait 180 kilomètres », pardon 144 …..c’est déjà pas mal non !

Je balaie du regard la foule d’amis, de famille massée derrière la barrière au fond de la zone d’arrivée, qui attend les forçats de la nuit et je vois, je vois le sourire de Patricia avec Patrice et Arclusaz. Je peux partager cet instant. Nous échangeons quelques mots seulement car mon corps me rappelle qu’il serait bon de se restaurer et de se poser.

Je reste assis dans la zone de ravitaillement un moment et j’en profite pour annoncer mon arrivée via facebook avec un selfie, je fais une tête de déterré alors que je viens de revenir en 9h44 oui 9h44….. tu peux sourire Bernard, c’est joyeux, tu as réalisé un super temps (la vérité est que je n’en fais jamais et que je suis tellement occupé à chercher la bonne touche sur le téléphone que je ne m’occupe pas de la pose)

la version non publiée dont vous avez la primeur, tout y est : les lunettes qui tombent, la goutte au nez ….

Je n’ai même pas envie de dormir. Pourtant ma SainteLyon a commencé hier matin à 4 h 45. Bruno et Nicolas passent me prendre vers 5 h 35. Nous sommes presque les premiers. Une partie de la troupe s’est posée une rue plus loin sur le lieu de rendez vous de l’année dernière, le regroupement a lieu mais un peu tard, ce qui va certainement décaler notre départ prévu à 6h30.

Arthur cette année ne sera pas avec nous pour la première fois depuis qu’il organise la 180. Ses douleurs au dos et au genou en ont décidé autrement. Mais il est bien là pour nous rappeler les consignes de ce off, montrer le fonctionnement de notre traceur GPS et de la GO pro avec stabilisateur d’images.

Au vu de la qualité du balisage de la course, il est pratiquement impossible de se tromper même en faisant le chemin à l’envers. Entre les reco terre de running, les recos kikourou, les recos du LUR, les recos perso, les recos recos …..certains connaissent l’intégralité du parcours.

Les voitures de Caro, des parents de Coco, de Gérard sont chargées avec nos sacs et le ravitaillement de Ste Catherine. C’est le moment de les remercier. Sans eux pas de 180 ou une 180 en autonomie complète….

Puis nous nous dirigeons devant la halle pour le départ. Distribution des badges et des Tshirts noirs cette année

Photo souvenir puis version façon Haka et c’est parti. Il est 6 h 40

Jean Mi, avec qui j’ai couru Le Puy Firminy il y a 15 jours, m’a dit qu’il venait avec nous mais il n’est pas sur la ligne de départ.

Absent de la liste des partants c’est notre senator à nous. Il a pratiquement couru tout ou partie de toutes les feu LyonSaintéLyon ou La180. En 2012, il a fait l’aller en VTT en le portant dans les portions impraticables vu les hauteurs de neige. Jean Mi quoi …..Il finit l’année 2016 par la 180 après avoir enchaîné l’UT4M, l’UTMB ; la 4K, le TOR des géants, la diagonale des fous, le Puy Firminy….

En l’absence de Jean François, c’est Nico notre guide. Au bout du pont Raymond Barre, je lui demande si l’on traverse le carrefour sous l’autoroute pour gagner directement l’escalier

ah non MOsieur …..on suit le parcours ….on ne coupe pas, et nous voilà le long de la Saône à côté des silures pour remonter sur le quai de l’autre côté.

Les premiers hectomètres servent à la mise en jambe et à se réchauffer. Le choix de la tenue est toujours délicat. Cette année je pars en 2 couches, un maillot première couche manches longues raidlight et mon vêtement de pluie coupe vent Odlo, 2 buff, des gants et mon bonnet bleu fétiche SaintéLyon.

Ce sera bien suffisant pour l’aller. Il faut résister au froid au départ et lors des arrêts mais en mouvement finalement on se réchauffe vite.

Nicolas et Benoît démarrent leur longue journée de bénévole qui va les conduire de points en points sur le parcours pour des séances photos, ravito sauvage, et même une tentative de détournement de 180 à base de flèche déplacée, de voiture garée barrant le chemin et déplacement de branchage….

Mais nous ne tomberons pas dans le piège de ces fiéfés coquins….

Nicolas qui, après nous avoir soutenu tout le samedi, sera finisher de la SaintéLyon non sans avoir posté une vidéo d’anthologie …..tout y est : la solitude du coureur d’ultrafond, sa souffrance, sa tenacité

Nous nous dirigeons sans trainer vers le premier arrêt de Soucieu. Il y a un plan de marche et nous sommes déjà sur le plan médian suite à notre retard du départ. Ce qui n’empêche pas de s’amuser.

Avec Will, dans le parc de Chaponost, je découvre la fonction direct de facebook.

Nous y retrouvons Jean François qui nous informe que Jean Mi est parti une demi heure après nous et qu’il va nous rattraper.

Nous entrons dans Soucieu, les habitués se rapprochent de la tête du peloton pour se placer pour l’habituel sprint pour être premier à la boulangerie. On joue des coudes, il faut défendre la corde mais je pars de trop loin et les jeunots me grillent, je suis 5 ème dans la queue.

Au lieu de rester sur notre trottoir au froid, nous nous réfugions dans la tente du téléthon pour finir nos parts de pizzas , flans, tartes aux pralines et prendre un café, thé ou chocolat. Cette année il y a une sono et nous allons mettre un peu d’ambiance. Pour la première fois ils proposent aussi du saucisson chaud, trop tard, nous avons fait le plein à la boulangerie mais il faudra s’en souvenir.

Les 30 minutes de l’arrêt planifié sont écoulés et il faut repartir. Je glisse quelques euros dans la caisse du téléthon. Vu le froid ambiant, la sortie de soucieu se fait rapidement. Toujours pas de Jean Mi en vue.

Depuis le levée du jour, avec Romain, nous cherchons un enclos avec des ânes pour envoyer une photo souvenir au spécialiste es bourricots, j’ai cité Sylvain (Mazouth), J’espérais avoir plus de succès après Soucieu mais il n’y a que des chevaux et des vaches dehors.

Il n’y a pas de nouveautés de parcours jusqu’à Saint André la Côte, tous les chemins empruntés l’ont été sur l’une des dernières éditions. Selon les années nous prenons un bois ou un autre. Mais ce qui est sur, c’est que nous sommes en train de passer à côté du terrain d’aéromodélisme et que la descente montée qui arrive je ne l’aime pas beaucoup. Je la connais depuis longtemps car le feu trail de la pêche de vigne l’empruntais. Il y a 2 parties et quand on arrive au replat avec les arbres fruitiers …ce n’est pas fini . Enfin je verrai demain.

Saint Andre la côte, il y fait froid, il y a du brouillard, on ne voit pas grand chose et surtout pas le mont blanc comme certaines années. Je ne prends pas la pose sur mon banc.

Nous nous dirigeons vers LA première nouveauté du parcours (dans ce sens). Mais avant d’attaquer le Rampeau, ravitaillement surprise de Benoît qui prépare son poste. Il sera là toute la nuit pour encourager les coureurs, je suis sage et je ne goutte pas au mojito.

Nous attaquons la descente et quelle descente, c’est vraiment pentu, si pentu que je vois Franck à côté de moi s’emballer et finir par se stopper contre un arbre. Une bonne rigolade . Nous voila au pied de la montée du bois d’Arfeuille.

Arfeuille toujours aussi humide, je repère le chemin du dessus qui j’espère me servira demain à éviter la partie boueuse.

Nous sommes toujours dans le plan de marche médian. Nous arrivons groupé au gros ravitaillement de Sainte Catherine. L’arrêt est prévu pour une heure. Cette année encore, le chauffage n’est pas encore branché, il doit y faire 4 degrés. On ne va quand même pas râler car l’organisation est déjà bien sympa de nous laisser la tente à disposition. Comme à chaque fois, la table déborde des plats ou spécialités apportés pas chacun . Il est où le pâté Berrichon de Will, il est où ….il est là…sauvé, et la soupe aaaaah !!!!! la soupe

Arrive le moment du tirage au sort des dossards offerts par nos généreux sponsors donateurs. Depuis la reco Terre de running Soucieu Calicéo, Romain connait mes intentions de prendre ma revanche à l’X Alpine. Il m’a promis de me donner ce dossard si il le peut. Promesse tenue. Nous échangeons nos dossards après le tirage au sort. Merci Romain, j’ai déjà la pression, je dois dépasser La Fouly et voir la suite..le col du grand St Bernard…

Une photo souvenir…..et il est où Jean Mi ?….toujours pas de Jean Mi

L’avantage d’être resté au froid est qu’il n’y a pas de choc thermique en reprenant notre progression. La montée dès la sortie du ravitaillement nous réchauffe.

Nous croisons quelques quads sur la partie des crètes. Nous nous écartons prudement à chaque fois. Les présents d’alors ont toujours en mémoire l’entorse de William il y a 2 ans.

Le temps passe, le groupe est de niveau homogène et nous restons relativement bien groupés mais nous surveillons Gaby qui a une douleur persistante à la cuisse et qui souffre en silence. Il s’accroche mais il commence à marcher beaucoup.

Alors que la nuit approche, enfin il est là……l’ane que l’on cherche depuis le départ. Une photo souvenir est envoyée immédiatement à Mazouth.

Nous entrons dans la tente de notre dernier arrêt planifié de 30 minutes à ST Christo. Jean Mi nous y attend depuis 20 minutes. Par où est il passé ? …..

Nous échangeons avec les bénévoles qui sont dans le froid à préparer le ravitaillement de la Sainté Lyon. Ils méritent vraiment les remerciements de tous les coureurs.

Il y a des PIMS et je me gave avant de repartir.

Une petite photo avec Jean Mi que certains voudraient peut être prémonitoire……je plaisante…Jean Mi abandonner…. c’est de la science fiction.

Nous arrivons à la seconde modification du parcours. Nous descendons en pente douce vers Sorbiers au début sur bitume puis dans un sous bois très agréable.

A partir de Sorbiers nous attaquons le loooong tobogan jusqu’à l’arche de départ arrivée. Le principe de ce off est de rester et d’arriver grouper. Gaby souffre en silence et a du mal à suivre. Avec Ana, nous restons un long moment à marcher avec lui en queue de peloton en l’encourageant. Mais finalement nous sommes moins étalés que certaines éditions. Je pense que personne n’ose courir pour ne pas le décrocher. Enfin la dernière ligne droite. Nous passons la ligne en 14h 06 (avec 2 heures d’arrêt)

Les journalistes du progrès nous attendent pour la photo. Ils interviewent notre Jean Mi qui cette fois est bien là, avec nous depuis St Christo.

Direction Le Flore

Un immense remerciement à tous les organisateurs de ce moment ; Caro, Franck, Arcluzaz, Bruno qui tient la boutique…et ceux que j’oublie. Un remerciement aux kikous qui sont là, mettre un visage sur un pseudo avec qui l’on communique parfois depuis des années c’est pas mal non ! Pour ceux qui peuvent en profiter.

Nous sommes applaudis à notre entrée dans la salle puis finalement je reste dans mon coin. Je pense que les autres Kikou veulent nous préserver et respecter ce moment très important où nous avons moins de 3 heures pour nous préparer à repartir. Je les en remercie car j’ai besoin de cette pause et de ce repas. Mais à froid il reste ce sentiment d’occasions manquées….

Après quelques changements de tenue (je passe en 3 couches), un instant de repos sur l’estrade, je retourne à ma table pour finir ma préparation avant le second départ.

Je ne sais pas quelle option choisir, partir dans la dernière vague ou faire un arrêt le plus court possible, j’opte pour un départ du Flore vers 23 heures. Arclusaz fait le tour des tables avec sa fiole de Génépi. Il en propose à la volée, je ne peux pas résister, je tends mon verre qui reçoit une rasade de ce bon breuvage de la Haute.

Je fais le fanfaron, mais en réalité je ne fais que tremper les lèvres mais l’effet est immédiat. Ces quelques goutttes me réveillent instantanément C’est du bon du fort.

Il ne me reste qu’à gagner la ligne de départ avec Julien et Romain. Eric Bon, finisher de la 180 2012, et circadien aguerri se place juste à côté de moi. Le hasard fait bien les choses. L’attente va paraître bien courte à nous raconter nos courses passées et futures.

Le départ, je franchis la ligne à 23 h50 dans la seconde vague. J’attaque le 73 ème kilomètre.

Nous restons groupés avec Romain et Julien quelques centaines de mètres. Puis chacun va prendre son rythme.

J’ai quelques passages clés sur le parcours pour jauger ma forme et ma récupération après l’aller. Le premier est la côte à la sortie de ST en passant sous l’autoroute. J’y cours sans aucun problème, c’est bon signe.

J’adopte la stratégie 24 heures, tenir la vitesse de départ le plus longtemps possible, courir dès que je peux. Je me fixe 4 obstacles à franchir : la longue montée après Sorbiers jusqu’au point culminant de la première partie du parcours ; la nouvelle terrible montée du Rampeau ; la côte de l’aéodrome et la côte de Beaunant.

Comme beaucoup j’appréhende l’entrée sur le chemin à la sortie de Sorbiers, y aura t il un bouchon.

Finalement, à peine un arrêt de quelques secondes, très bonne surprise, j’espère que cela va rester fluide jusqu’au début de la route. Oui car le froid est bien présent et empèche le terrain de se transformer en bourbier. Il y a bien des flaques mais pas plus qu’à l’aller et le ruban de frontales avance sans arrêt.

Je passe mon premier obstacle et j’attaque la descente vers ST Christo. J’ai choisi de m’arrêter à tous les ravitos, pas longtemps mais en chapardant à la volée mes aliments habituels : banane, fromage, pates de fruits et St Yorre.

Je tiens ma vitesse de départ, je marche dans les montées et relance sans aucun problème et surtout sans perdre de vitesse de course. J’arrive à Ste Catherine, il y a du monde mais le ravitaillement est accessible. A la sortie du ravitaillement, je passe devant les cars en courant ; d’habitude, à la sortie de Sainte Catherine, je marche. Je reprends ma progression.

J’avance toujours sans aucune fatigue, j’ai même parfois la sensation de pouvoir aller plus vite mais je m’en tiens à ma stratégie type 24 heures ; garder la même vitesse constante ; faire du Cyrano si besoin.

La montée du rampeau approche. Mais avant il faut descendre le bourbier du bois d’arfeuille. Soudain tout le monde s’arrête, il y a un bouchon. Je lève la tête et je vois…certains ont peur de la boue …là je craque….avec un autre coureur qui lui aussi ne comprend pas cet arrêt, nous attaquons un dépassement par la gauche à flanc et j’entends un hurlement. L’embout de ma gourde s’est pris dans la chevelure de ma voisine en passant, je m’excuse en décortiquant les cheveux mais je continue ma progression en faisant remarquer qu’on ne s’arrête pas parce qu’il y a de la boue. Effectivement, arrivé au début du bourbier il y a 2 files de coureurs de chaque côté occupés à ne pas salir leur chaussures. Go droit devant en plein milieu . Puis je guide mon compagnon du moment vers le chemin de contournement repéré à l’aller. J’aurai le temps de faire sécher mes chaussures dans la montée.

Le Rampeau, les jambes vont elles suivre ? Je sais que Benoît nous attend en haut, le LUR est dans la place « Ne craint pas d’être lent, craint d’être à l’arrêt (copyright Tidgi) « Bien en rythme je monte, je monte et j’arrive même à doubler (si seulement j’avais eu ces jambes en montant vers Orny) je n’en reviens pas et j’arrive devant Benoît dans un état d’excitation incroyable.

Avant même qu’il m’ait donné l’eau pétillante demandé, je repars dans la nuit pour traverser St André la Côte et dévaler le chemin du bois de.. , là aussi je passe en doublant au milieu des allergiques au bain de boue de pieds.

Je prends quelques instants au ravito de St Genoux et me voici direction mon troisième obstacle. Même constat, je monte en rythme sans aucun problème. Je suis à l’entrée de Soucieu à l’aube, il est environ 7 heures. Maintenant je connais, j’ai fait la reconnaissance Terre de Running avec le LUR. Mais avant je prends un dernier gros ravito en m’asseyant pour bien avaler et ranger ma frontale. Les moins de 10 heures sont possibles.

Je me relance en profitant de la rue en légère pente en sortant du gymnase. Je cours sans aucun problème. C’est en arrivant par la droite de la passerelle que je me rends compte que nous n’avons pas pris le parcours prévu. Normal, le chemin est parti dans le garon il y a 15 jours lors de la crue. A l’aller nous avons pu contourner par le côté mais il est impossible d’y faire passer des milliers de coureurs.

Avec ce raccourci, je suis sûr de faire moins de 10 heures. Je lache les chevaux entre la passerelle et la montée des lapins, j’ai l’impression de bien avancer, impression confirmée par le livetrail, ma vitresse moyenne a été plus élevée entre Soucieu et Chaponost qu’entre ST et St Christo.

Mon dernier obstacle est devant moi, j’attaque tranquilement la montée des aqueducs, je sais qu’après le virage à droite la montée n’est pas finie. La traversée du parc aventure en petites foulées Hop Hop

Je suis dans un état d’euphorie totale. Je n’ai pas une douleur, pas d’ampoules. Je surfe vers l’arrivée. Je suis dans la Vague.

Dans la dernière côte, je croise Daniel de mon club AAA qui remonte la file des coureurs, pour encourager et accompagner les derniers finishers du club.

Je sors du square toujours en courant, je traverse la route en suivant les instructions des signaleurs. Un virage à gauche ..une dernière remontée…je cours toujours et je double je double..

Je m’apprète maintenant à basculer vers La Mulatière et le musée des confluences. …….

Bernard

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