La 180 http://www.la180.com Aller-retour SaintéLyon Fri, 15 Jun 2018 20:01:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.6 Pré-inscriptions 2018 http://www.la180.com/2018/05/01/pre-inscriptions-2018/ http://www.la180.com/2018/05/01/pre-inscriptions-2018/#comments Tue, 01 May 2018 18:18:35 +0000 http://www.la180.com/?p=7100   ***Les inscriptions pour l’édition 2018 sont closes!*** La liste des participants sélectionnés sera annoncée première quinzaine de juillet sur le site et sur les réseaux sociaux. Les heureux participants seront également informés par mail. On est par avance désolés pour ceux qui ne seront pas retenus. Ne soyez pas trop déçus et re-tentez votre […]

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***Les inscriptions pour l’édition 2018 sont closes!***

La liste des participants sélectionnés sera annoncée première quinzaine de juillet sur le site et sur les réseaux sociaux. Les heureux participants seront également informés par mail.

On est par avance désolés pour ceux qui ne seront pas retenus. Ne soyez pas trop déçus et re-tentez votre chance l’année prochaine 😉

« Ambiance unique, images féériques d’un serpent lumineux fort de plusieurs milliers de frontales sur les crêtes des Monts du Lyonnais, conditions météo souvent difficiles, donnent à la doyenne des courses nature son incomparable parfum d’aventure. Mais au sein de cette grand messe de l’ultra qu’est la SaintéLyon se cache un autre périple, l’aventure dans l’aventure, une expérience unique en son genre à la croisée du off et de la compétition officielle. Participer à ce off de légende, c’est vivre un mythe, c’est vivre le mythe de la 180. »

Une dixième 180 pour la 65ème édition de la SaintéLyon, collector cette année, avec un format XXL de 162 kms! Bigre, il y aura de quoi rassasier l’appétit des meilleurs gloutons de kilomètres! Ne reste plus qu’à espérer que les conditions météos soient au diapason pour rendre ce millésime encore plus mémorable! Alors vous préférez quoi: froid polaire comme l’an dernier ou chaleur printanière comme en 2015? 😁

Rappel des modalités d’inscriptions pour La 180 2018

Le nombre de places pour La 180 est limité car nous souhaitons à tout prix préserver la convivialité de la balade. Une phase de pré-inscriptions a donc lieu du vendredi 1er juin au vendredi 15 juin 2018 à 22h. A l’issue de cette phase de pré-inscriptions, un tirage au sort sera effectué pour déterminer les futurs participants (possibilité de constituer un groupe de 3 coureurs maximum pour le tirage au sort en indiquant un identifiant numérique de groupe). Un léger surbooking sera prévu, sachant qu’il y a toujours quelques défections avant le jour J. Les participants s’engagent à effectuer l’aller-retour (ou tout du moins à essayer).

Pour pouvoir participer, vous devez avoir été finisher de deux éditions de la SaintéLyon.

Avant de songer à vous inscrire assurez-vous d’avoir les capacités suffisantes pour affronter la balade. Vous devez absolument avoir acquis au préalable une parfaite aisance de course sur des distances de 70 km minimum, sans chute notable de votre allure. Si votre niveau est trop faible, vous pénaliserez l’ensemble du groupe. Par expérience, il est impossible et totalement illusoire de vouloir maintenir la cohésion d’un groupe après une dizaine d’heures d’effort quand le groupe n’est pas homogène au départ. Les premiers ont tendance à accélérer car ils ont hâte de se reposer et manger, les derniers marchent (pour ne pas dire rampent) et sont à l’agonie. Pour participer, vous devez donc être capable de courir !

Et n’oubliez pas: la participation à la 180 implique d’être inscrit(e) à l’épreuve 81km solo de la Saintélyon!

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10ème édition de La 180 – 1er et 2 décembre 2018! http://www.la180.com/2018/04/05/10eme-edition-de-la-180-1er-et-2-decembre-2018/ http://www.la180.com/2018/04/05/10eme-edition-de-la-180-1er-et-2-decembre-2018/#comments Thu, 05 Apr 2018 20:02:45 +0000 http://www.la180.com/?p=7014 Cette 65ème édition de la SaintéLyon coïncidera avec la 10ème 180 (dans sa configuration actuelle depuis 2009), qui, rappelons-le, consiste tout simplement à faire le trajet Lyon-Saint Etienne en off pour aller prendre le départ de la course officielle. Et pour ce double anniversaire, on sera royalement servi avec la plus longue édition de l’histoire! […]

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Cette 65ème édition de la SaintéLyon coïncidera avec la 10ème 180 (dans sa configuration actuelle depuis 2009), qui, rappelons-le, consiste tout simplement à faire le trajet Lyon-Saint Etienne en off pour aller prendre le départ de la course officielle. Et pour ce double anniversaire, on sera royalement servi avec la plus longue édition de l’histoire!

La SaintéLyon 2018 fera en effet pas moins de 81 kms! L’aller-retour en comptera donc 162!  Nos cuissots en grincent de plaisir à cette idée 😊

Les pré-inscriptions pour cette 10ème 180, qui s’annonce donc collector, ouvriront début juin, pour une sélection des participants début juillet. Tout cela sera annoncé sur le site web et sur les réseaux sociaux.

En attendant, n’oubliez pas de vous inscrire pour la course officielle sur le site de la SaintéLyon. Les inscriptions sont ouvertes depuis le lundi 9 avril (les 2000 premiers dossards à tarif préférentiel sont partis en… 40 mns!).

Car n’oubliez pas: la participation à la 180 implique d’être inscrit(e) à l’épreuve 81km solo de la Saintélyon 😉

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La 180 2017 by Jérome http://www.la180.com/2017/12/27/180-2017-by-jerome/ http://www.la180.com/2017/12/27/180-2017-by-jerome/#respond Wed, 27 Dec 2017 08:43:51 +0000 http://www.la180.com/?p=6946 Saintélyon 180, 144 km en version 3 étoiles *** L’année touchant à sa fin, c’est l’heure de la récré avec la Saintélyon en version aller-retour 180. Je choisis ici de ne pas m’étendre outre mesure sur le carnet de route, pas mal de versions existent déjà sur la course officielle et vous pourrez trouver de […]

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Saintélyon 180, 144 km en version 3 étoiles ***

Saucisson lyonnais pistaché

Sur les hauteurs

Hall of Fame

L’année touchant à sa fin, c’est l’heure de la récré avec la Saintélyon en version aller-retour 180. Je choisis ici de ne pas m’étendre outre mesure sur le carnet de route, pas mal de versions existent déjà sur la course officielle et vous pourrez trouver de multiples témoignages ici ou là. Je joins plutôt quelques clichés des paysages mais surtout des copains avant, pendant et après la course. La richesse du week-end est bien là !

L’étang de Chaponost

Dans la forêt

L’âge de glace

Le piment de cette 180 c’est assurément l’aller, une rando-trail en version off pour relier Saint-Etienne depuis Lyon. Départ samedi matin à 6h30, pause petit déjeuner à Soucieu avec les bénévoles du téléthon (120 saucissons à cuire et 120 kg de patates), déjeuner convivial à Sainte-Catherine  et arrivée vers 20h15 à destination.

Le signal Saint-André

Pause repas à Sainte-Catherine

Dans le sucre glace

Des feuilles mortes dans les forêts jusqu’à Soucieu, puis la neige sur les 40 km suivants… de quoi redevenir un enfant, tenter la bataille de boules de neige et le concours de bonhomme. Le mercure ne monte pas beaucoup sans que les températures ne soient trop violentes. Belle ambiance avec les 29 coureurs, ainsi que les membres organisateurs du LUR qui sont aux petits soins.

Mirabelle mal peignée

La cordée

Les encouragements de Modestine

Le retour ? Départ avec la dernière vague à 00h20 qui s’étire rapidement en un beau serpent lumineux de plusieurs kilomètres, c’est très chouette. Un pic négatif autour de -17°C après Sainte-Catherine qui saisit au moindre arrêt, mieux ne vaut pas traîner. En milieu de nuit, mes paupières sont lourdes et je parviens néanmoins à faire une micro-sieste de 5 min sur une dalle de pierre près d’une ferme. Mes yaktraks me permettent de galoper comme un lapin sur la neige et le verglas, le gros hic c’est que tout le monde n’en est pas équipé… ça bouchonne donc fortement dans la poudreuse, et beaucoup descendent sur les fesses dans les passages verglacés.

De mal en patience, le second souffle est là, je remets les gaz à Saint-Genou en me disant que ça tiendra bien un moment… et bien jusqu’à l’arrivée finalement, 32 km en 3h55 pas si mal ! Troisième 180, troisième étoile ***.

L’arrivée à Saint-Etienne

Le serpent lumineux

Dans la nuit

Merci à tous pour vos messages bienveillants et votre soutien. Vous savoir là, proches ou plus éloignés, c’est assurément une plus belle récompense que tous les chronos et toutes les médailles du monde réunis. Ce n’est pas une performance car il y a toujours bien mieux, restons lucide, cela dit si ça peut inspirer ne serait-ce qu’une personne, c’est mission accomplie. A très bientôt ici ou là, sur les 4 chemins.

Petit extrait du trombinoscope du week-end…

Rémi mon filleul

Laurent le pro de la récup

Pascal le savoyard

Damien l’auvergnat

Christophe et Etienne from the Aveyron

Thibault le franc-comtois

Matthieu l’ultra-illustrateur

Titine superstar

Will l’infatigable

Frank le stéphanois

Nath et Bruno les fondettois

Greg et Seb au départ

Vincent le bourguignon

Cédric le nicois

Marjorie la vauclusienne

Sébastien dans le tram

Quelques chiffres

Le profil retour

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La 180 2017 by Steph http://www.la180.com/2017/12/23/180-2017-by-steph/ http://www.la180.com/2017/12/23/180-2017-by-steph/#respond Sat, 23 Dec 2017 05:55:25 +0000 http://www.la180.com/?p=6930 Ma 180 !!!! Un peu plus de 24 h de temps écoulé pour un temps de déplacement d’environ 20h30 ! Non !!! Ce n’est pas ça « ma 180 » !!! C’est 7896 heures de partage…. En effet pour moi tout a commencé un 8 janvier vers St martin-en-Haut quand je rencontre des spécialistes de L’Ultra s’alignant sur 15km en s’amusant […]

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Ma 180 !!!!

Un peu plus de 24 h de temps écoulé pour un temps de déplacement d’environ 20h30 !
Non !!!
Ce n’est pas ça « ma 180 » !!!
C’est 7896 heures de partage….
En effet pour moi tout a commencé un 8 janvier vers St martin-en-Haut quand je rencontre des spécialistes de L’Ultra s’alignant sur 15km en s’amusant comme des fous alors que moi je souffrais sur 30km.
Alors, oui, la course à pied est un sport individuel mais on peut la pratiquer avec d’autres coureurs….
Il n’y a pas eu un moment où l’un de mes amis coureurs n’était présent avec moi durant cet aller/retour.
Je pense évidemment à notre groupe de 28, mais aussi à tous ceux qui m’ont suivi durant ma préparation.
Oui, La 180, j’y pense depuis le 8 janvier 2017, date de ma dernière course « SEUL ».
Le 14 janvier, Nuit blanche du Pilat avec un dossard féminin. Merci Patricia, mon premier podium !!!
Le 22 janvier, La Foulée des Monts d’Or avec Sylviane, Yohan, Thierry,…
Le 3 février, Lurdunum avec le LUR évidemment, plein de nouvelles rencontres, Johan, Emilie, Gaby, des visages sur des prénoms. Une confirmation pour moi, une envie irrésistible d’accrocher le badge « La 180 » sur mon sac !!!
Le 5 février, Trail givré de Montanay avec la team Pinpin, Philippe, Thomas, Johan, toujours là….
Le 12 Février, premier Off des Monts d’Or avec de nouvelles rencontres:  Jean, Anthony, Laurent,…

Puis suit une période avec un peu plus de vélo pour soigner une douleur à la patte d’oie, avec séance de Kiné.

Merci Maryline qui m’a démontré les bienfaits des assouplissements !!!

Le 26 mars, petit test sur le trail de Caluire avant…

Le 2 Avril pour les 10 ans du LUT, coucou Arthur et le LUR !!!

Le 9 avril, 2ème Off des Monts d’Or, encore de nouveaux amis, Romain, Laurence Tulan,….

Le 15 avril, 12h de St Fons, Joëlle, Bernard et un grand merci à Dominique (spécialiste de L’Ultra en cyclisme sur route) d’être venu me voir à l’arrivée !

Le 18 avril, dernière séance de Kiné, Guéri !!!

Le 1er mai, nouvel Off des Monts d’Or avec un super partage de victuailles à l’arrivée ! Super moment !!!

Le 20 mai, 24h de l’INSA ! 172 Km ! Merci Stéphane, Christophe, Philippe ! C’était tout plat mais je voulais valider 24h de course, toujours en vue de « La 180 » Surpris de jouer le podium avec Patrick et Alain !

Le 10 juin, Grand Trail de St Jacques, Céline, Pascale, Patricia, Stephanie et Cyril !

Le 9 Juillet, grosse partie de VTT à Courchevel avec Didier et Thomas !

Plusieurs bons moments durant tout l’été avec famille et amis jusqu’au 18 septembre où je rencontre Francois D’haene après sa victoire sur L’UTMB qui le plus simplement se joint à notre groupe d’environ 40 coureurs pour un petit run avant dégustation de ses vins…. Coooolll !!!!

Confirmation je serai à La 180 !!!! Je fais partie des heureux sélectionnés !!!

Le 30 septembre, 100km de Millau avec Thomas, Thierry, Matthieu et Fabrice !

Le 8 Octobre, Nouvel Off, dans les Monts du Lyonnais cette fois, avec une vingtaine de nouveaux amis !

Ensuite, j’enchaine les 13,14 et 15 Octobre:

Intégrale by Night (Merci le LUR), Nocturne des Grenouilles (Anthony qui gagne, Franck, Xavier et Thomas) puis sortie vélo pour le Rallye des Pierres Dorées avec Didier, Thomas et Eric.

Le 22 octobre, La Val’lyonnaise, (Thierry, Sophie, et Franck ; sélectionnés La 180), Thomas, Philippe, enfin rencontre de Laurent C. !

Le 28 octobre, super moment avec Les Kikourous pour une reco de 44km et rencontre de 3 compagnons de La180, Franck, Tom et Christophe.

Le 4 novembre, Lut by Night, grand moment de bonheur avec Thomas et Philippe, bien arrosé cette année !

Et toujours une équipe du LUR au top pour nous accueillir à l’arrivée: Gaby, Laurent, Thierry, Franck, Emilie, David,…

Le 5 novembre, je ne pouvais pas dire non à Johan, donc nouvel off des Monts d’Or ! Désolé pour le retard !

Le 19 novembre, Rdv obligatoire, 15 jours avant la Saintélyon, Le SaintéTrailUrbain avec Philippe, on a couru mais on a surtout bien rigolé… Selfie partagé avec Sylvaine Cussot et Manu Gault.

Voilà nous sommes samedi 2 décembre 6h30 à Lyon pour un aller/retour LYON-SAINTE-LYON

C’est passé vite !!!

En bref, départ Halle Tony Garnier, Arthur est là, accompagné de plusieurs membres du LUR, incroyable, ils nous suivront durant tout l’aller ! J’hallucine de voir également Johan, vu le froid, je peux vous dire que ca faisait chaud au cœur !

Beaunant, Depeche mode pour nous accueillir ! Chaponost, saucisson chaud – patates !

Le Signal de St André la cote, séance selfie !

Ste Catherine, ravito tiré du sac, quel moment !!! Les nombreuses victuailles ont même attiré un bouc qui nous pousse comme pour nous encourager à reprendre plus vite notre aventure !

Vers Le Moreau, bonjour à l’âne, selfie ! St Christo, nouveau ravito, au chaud cette fois ! Sorbiers !

L’entrée à St Etienne se fait avec un feu d’artifice pour fêter la Ste Barbe !

Nous passons la ligne d’arrivée/Départ tous ensemble !

Maintenant séance réconfort pour attaquer le retour ! Merci Laurent et les Kikourous pour l’accueil au Flore, merci Thierry pour ton conseil (la course retour commence à St Genou) et merci à Arthur qui d’un regard et d’un mot (ça va aller !) m’a fait comprendre que je terminerai cette 180 !!!

Vous m’avez tous accompagné lors de cette « 180 » et quel bonheur de partager ces moments avec vous ! Coureurs ou non ! Je pense également à Alizée et Romain qui m’ont suivi toute cette année et surtout à ma femme…

Quel Bonheur de partager ces moments avec vous !!!

Alors MERCI A TOUS !!!!

VIVE LA 180 !

Qui m’a permis de connaitre cette superbe année 2017 !!!

Rendez vous en 2018 !!!!

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La180 2017 by Tidgi http://www.la180.com/2017/12/21/la180-2017-by-tidgi/ http://www.la180.com/2017/12/21/la180-2017-by-tidgi/#respond Thu, 21 Dec 2017 14:03:51 +0000 http://www.la180.com/?p=6885 Ne pas oublier que la 180 commence à Saint Genou… Saint Genou, km 41 de la SainteLyon. Je sais qu’à présent il ne devrait plus y avoir de neige… et que mes chaussures de route vont enfin pouvoir se libérer. Il y a un avantage de partir presqu’à la fin des vagues de départ, quand […]

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Ne pas oublier que la 180 commence à Saint Genou…

Saint Genou, km 41 de la SainteLyon.

Je sais qu’à présent il ne devrait plus y avoir de neige… et que mes chaussures de route vont enfin pouvoir se libérer.

Il y a un avantage de partir presqu’à la fin des vagues de départ, quand l’idée n’est pas de dépasser à tout prix : c’est de s’économiser, surtout quand ça bouchonne dans les descentes glissantes.
Rester zen mais ne pas s’endormir, et ne pas tomber malgré la fatigue de l’aller, tel a été le leitmotiv de ce début de course…


Etre radin au point de ne pas prendre la navette, çà a du bon quand même !

L’avantage de cet aller reste toujours de redécouvrir de jour les paysages de la Sainté, de prendre connaissance de l’état du terrain mais surtout de partager à plusieurs ce truc de dingues (meuhhh non) qui consiste à faire l’aller-retour… Comme si faire la course en elle-même ne suffisait pas déjà.

Passer pour un fou pour certains, j’ai l’habitude. Mais cette année, je me dois d’assumer encore plus…

En effet, le défi de cette fin d’année aura consisté à faire non pas un AR mais deux ! Quand on aime…

2 semaines avant cette Saintelyon avait lieu Le Puy-Firminy, un format de nuit à peu près identique. A vouloir découvrir cette ambiance particulière et authentique, j’avais souhaité le faire en aller-retour, avec 2 autres amis (Bernard et Christian).

Cela étant fait, il n’y avait plus qu’à voir comment allait se comporter le corps avec 140 km déjà dans les pattes 2 semaines avant, et avec du repos bien sûr.

Cette 180 est (déjà !) la 8° pour moi, et 9° Saintelyon par la même occasion. Et oui ! Une seule « vraie » Saintelyon au compteur, je suis plutôt novice dans le pur style de cette épreuve.

Mais si je préfère le format 180, c’est bien pour les raisons citées plus haut.

Quoiqu’il en soit, nous voilà devant la Halle Tony Garnier à 6 heures du mat’ ce samedi.

Petite frayeur la veille : ma douce vient d’être « foudroyée » par une gastro, gentiment apportée 2 jours avant par l’un de mes fils.

Je ne serai donc pas tranquille pendant tout le WE (tiens ! je sens comme un truc là, au niveau du bide…) Tout comme Reynald, qui a eu de la chance d’être hébergé chez moi juste avant notre départ. Faut aimer le risque !

Il fait très froid donc ce samedi matin, mais on a connu pire comme départ (2012 par exemple).

Nous sommes plus nombreux cette année : une bonne trentaine, dont un quart d’encadrant du Lyon Ultra Run. Et une seule fille…

L’ami Arthur ne pourra pas se joindre à nous, suite à des soucis de genou. Dur pour lui quand de plus il nous suit tout au long de cet aller, ayant un secret espoir de prendre le départ de la course dans le sens officiel.


Je ne vais pas décrire le parcours aller pour la nième fois. Quoique ces dernières années, j’avais cherché d’autres idées de récits comme en 2015, et en 2016.

Cette année, ce sera des morceaux choisis en image.

LYON

SOUCIEU

AU SIGNAL

SAINTE CATHERINE

SUR LES HAUTEURS DE MOREAU

SAINT ETIENNE

L’intermède au Flore est, comme d’hab, salutaire et un « vrai havre de paix ».

Merci aux kikous qui rendent cela possible dans son organisation : Caro notamment, voire dans son animation : Arclusaz, Bruno.

Et comme à chaque fois, désolé de ne pas pouvoir voir du monde. A jouer l’associal qui préfère prendre le temps de manger, de se changer, de se reposer… Ce temps est toujours trop court pour pouvoir tout faire et j’ai encore du mal à changer de priorité.

L’avancement dans la neige et ce vent glacial aura quelque peu fatigué mon organisme. Et ce n’est pas anodin pour le retour. Moi qui suis spécialiste de dormir tout en avançant en plein milieu des monts du Lyonnais, va falloir une fois de plus être le plus alerte possible. Café, café, etc…

Cöté météo et terrain annoncé pour le retour : pas de précipitations. Mais des glissades en prévision. En effet, la neige que nous avons pu rencontrer à l’aller devrait laisser la place à quelques plaques de verglas, suite aux passages de quelques milliers de coureurs.

J’aurais réussi à dormir… une minute (comme au Puy), avant d’être réveillé par Bernard qui lui est motivé pour partir pas trop tard, et avec ses chaines, lui !

Et moi qui n’ai pas pris mes « chaines » ! Je n’ai le choix qu’entre route et semi-trail.

Donc… ma stratégie pour le retour sera de privilégier la fin de course qui me réussit plutôt bien (à partir de Saint Genou). Ce qui se traduit par :

–  Mettre les shoes de route (elles ont bien fait Millau et le retour du Puy Firminy…)

–  Devoir avancer patiemment et prudemment pendant les 40 premiers kilomètres, où je sais que je ne suis pas le plus à l’aise à ce moment-là

–  Et… partir dans la dernière vague… bien au fond de la dernière vague. On verra pour remonter des places quand le jour se lèvera…

L’avantage, c’est qu’il n’y a pas trop à attendre dans le froid.

Je retrouve sur le départ Bruno, ainsi que Nicolas qui va accompagner une amie (nous sommes restés au chaud le plus longtemps possible).

Le départ

Une fois passé l’arche de départ, la « remise dans le bain » se fait plutôt rapidement. Un peu comme il y a 2 semaines au Puy. Je profite de la portion bitume pour avancer un poil plus vite, sachant qu’un rythme bien lent m’attend un peu plus haut.

Un petit blanc ou une glace ?

Passé la boue de Sorbiers, et le goulet d’étranglement de fin de route, arrive la neige sur les hauteurs menant à Saint Christo.

Finalement ça glisse moins que ce que je pensais. Il suffit d’être vigilant et de ne pas s’enflammer, comme certains cherchant à dépasser à tout prix, et risquant la chute par moment.

Saint Christo : 2h04 de course, 5753°

J’essaie d’attraper un peu de thé chaud pour mettre dans mes bidons. Difficile de boire quand l’eau est froide. Je sens que je vais encore avoir du mal à m’alimenter.

Puis les hauteurs de Moreau : ça caille graaaaaaaaaave ! Courir régulièrement pour ne pas être congelé.

Curieux, je n’ai pas envie de dormir comme souvent sur cette portion de parcours. La vigilance sans doute m’aide à rester réveillé.

A jouer les équilibristes par moment, ou attendre patiemment en file indienne dans les passages tortueux, arrive Sainte Catherine : 4h10 de course, 5507°

De la chaleur au sommet !

Atteindre St Genou nécessite de grimper au point culminant de la course, déjà à l’honneur en 2015. Il faisait alors sec et sans neige. Ce n’est pas le cas cette année.

Et lutter contre la fatigue : ça devient dur ici car depuis Sainte Catherine, me voilà avec du sable dans les yeux.

Les embouts, dégelés à Ste Cath, sont à nouveau inutilisables. Et les réchauffer dans les mains couvertes ne changent pas grand-chose. Pour boire, on attendra. De toutes façons, c’est plutôt le vent glacial qu’il faut affronter dans la longue montée qui mène au Signal.

Heureusement, après le vent froid et la neige, mes amis du Lyon Ultra Run sont là pour mettre l’ambiance au Signal. Au top votre bivouac animé ! Encore merci !

Et il en fallait une patate avant de redescendre… très lentement juste derrière. Pas pensé qu’elle serait aussi gelée celle-là…. Oups encore des glissades !!!

Le top reste cependant le bois des Marches.

On voit bien ici le résultat du passage de milliers de coureurs : la neige a disparu et les fameux cailloux (rendant ce passage assez technique) sont tout simplement brillants sur le dessus pour certains. Du technique bien glissant : nous avançons tous très prudemment. Une chute par ci, une autre par là. Rester debout et patient : c’est la dernière avant St Genou.

Saint Genou : 6h50 de course, 4978°

J’aurais mieux fait de passer direct sans m’arrêter. Ici règne le chaos dans cet endroit exigu. Pas moyen d’attraper quelque chose de chaud, afin de dégeler mes gourdes.

Allez, tant pis. C’est reparti pour une nouvelle course maintenant.

Le jour se lève, j’avais décidé de « patienter » jusque-là. Je vais voir si maintenant je suis capable de relancer la course sur un terrain plus propice pour moi.

Réveil !!

Le parcours passe cette année par Rontalon : une longue descente (attention !!… çà glisse encore par endroit sur le bitume qui tape bien !!! puis une remontée par la route et non sur le chemin comme vu lors de la reco).

Je me permets ici de courir dans cette montée, pour voir…

Bois des Dames à bonne allure, le Marjeon en courant (tiens, l’ami Arclusaz ! Allez, allez !), et arrive…

Soucieu : 8h18 de course, 4332°

Je ne traine pas pour ne pas me refroidir, appréciant néanmoins les lieux aérés du gymnase et l’accès bien plus facile aux victuailles.

Thé chaud, banane, tartelettes ! Ils font du bien ceux là et vont me donner la patate pour la jouer en 11h. Bah… on va essayer…

  • Il court, il court le Furon.
  • A peine une montée, une descente, et voilà le Garon.
  • Des lapins ? Ou çà, je n’ai vu qu’une tortue et son acolyte, déjà rencontrés dans la neige mais là, ce sera en haut de la montée (allez, les gars, on ne traine pas).

Pffffiou, voilà un autre gymnase bien chauffé.

Chaponost : 9h35 de course, 3764°

Mode pacman

Les jambes sont dures mais la fin est proche. Un petit étirement entre 2 thés chaud, bananes. Tiens, les embouts gelés ne sont plus qu’un lointain souvenir…

Pour les 11h, on y croit toujours. Alors je continue à dépasser.

En haut de Beaunant, je retrouve Maxime qui avait promis de venir encourager les courageux, à coup de café et thé. Jean-Luc est là aussi.

Sympa la compagnie les garçons ! Merci !… Mais si je veux rentrer en 11h, je ne vais pas trainer.

Les derniers kilomètres s’égrènent : 5, 4, 3, 2 puis le dernier passé en 10h51. C’est tout bon donc ?

Sauf que… Cadbury a bien voulu écouter ce garçon qui en voulait plus (si tu comprends pas, laisse, c’est pour les plus vieux)…

Ce dernier kilo est bien plus long, ce que je comprends au musée des Confluences, passé en 10h58.

Donc on profite. Un virage à droite, un à droite, un autre à gauche.

Puis le dernier à gauche pour gouter la chaleur de la Halle Tony Garnier : 11h03 !!

William est là un peu plus loin. Il a dû bâcher le pauvre.

Où j’apprends aussi que Bernard n’est pas encore arrivé (moi qui le croyais devant, motivé dès le départ le bougre).

Je retrouve aussi Reynald qui aura fait un beau retour.

Ayé, une 8° 180 de faite !…

Peut-être pas dans les temps espérés au départ mais avec un plan de marche qui aura tenu la route. Satisfaction de ce côté-là.

S’il fallait les classer, cette 180 aura été la 3° la plus difficile, après 2010 et 2012.

Probablement dû à un reste de fatigue de l’aller entre Le Puy et Firminy 2 semaines avant Langue tirée

280km en 2 semaines.

La semaine qui suit aura été longue en récup, surtout quand finalement la gastro tant redoutée est arrivée 2 jours plus tard (elle a sû attendre…)

Cette tentative de remontada aura tenu ses promesses : 1500 places remontées.

Mieux qu’en 2016 avec 1000 places… Mais moins bien qu’en 2013 avec 1800 places.

Quand je dis depuis longtemps que « la 180 commence à Saint Genou »…

Merci pour tous les encouragements.


En chiffres

————-

73,5km, 1900m de D+, 2200 de D-

6700 participants, 5790 finishers

Scratch : 3423, en 11h03

V2H : 369°/885

L’aller de la 180 aura été fait en un peu moins de 14h

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La 180 : une Saintélyon en mode glouton

La première fois que j’avais entendu parlé de la LyonSaintéLyon je m’étais dit que les types qui  faisaient ça étaient frappés. Au fil des années j’ai lu les témoignages des uns et des autres avec curiosité d’abord, intérêt ensuite, et pour finir avec un brin d’admiration … Et j’ai eu une énorme envie. J’avais accroché l’espoir d’y participer à l’occasion de ma 7ème Sainté. J’ai eu la chance et le privilège de faire partie des 30 candidatures retenues par l’équipe du Lyon Ultra Run pour participer a cette drôle d’épreuve rebaptisée aujourd’hui « La 180 ».

Apres un voyage chaotique avec un TGV en retard, la Part Dieu en délire et un final en mode sardine compressé dans le tram je retrouve mon ami Laulau Bretzel à l’Ibis Gerland … Heureux de revoir le champion après sa formidable victoire sur le Déca Iroman du Mexique. Manque de bol notre Bretzel de feu est forfait après s’être pris une gamelle à VTT. Mais le Laulau à quand même prévu de faire l’AR également, en solo et à VTT pour soutenir ses potes engagés sur la Sainté “normale” …

Allez, pour fêter nos retrouvailles on se fait un petit tour jusqu’au salon du trail. Je ne suis pas vraiment fan de cet artifice mercantile accroché au cérémonial du retrait des dossards situé à la Halle Tony Garnier, ce qui selon moi complique notablement la logistique lorsqu’on n’est pas lyonnais et que l’on souhaite participer à la Sainté. Mais bon, pour La 180 c’est différent puisque je suis obligé de faire le déplacement la veille …. Honnêtement ce fut un super moment. Pas trop pour les marchands en tous genres, mais plus pour les rencontres avec des organisateurs passionnés sur les stands des épreuves déjà accrochées au calendrier 2018 ou en projets …

La Trans Aubrac sera mon premier objectif 2018, ça mérite bien une p’tite mousse du pays …

Là-dessus je me suis endormi rapidement en rêvassant à la prochaine saison. Mais j’aurai passé finalement une nuit en pointillé, réveillé plusieurs fois par le strapp anticipé sur ma cheville droite litigieuse qui me comprimait les orteils … Pffff, y a fallu bidouiller …

Réveil à 5h, un bol de spordej, un coup sur le râtelier, je remballe les gaules en faisant gaffe de ne pas réveiller Bretzel ronfleur et je file au rencard …Dans la bande il y a quelques figures de Kikourou dont je ne connais pas les visages. Pas simple de s’y retrouver, mais peu importe. On confie nos sacs et nos provisions aux gentils accompagnateurs du LUR qui nous retrouveront au ravito de Sainte Catherine puis au Flore …

Le Président Arthur Baldur qui a dû déclarer forfait rassemble tout le monde pour la photo souvenir devant la Halle Tony Garnier. Nous décollons comme prévu à 6h30 derrière Franck de Brignais, le métronome du jour qui assure dès le début un rythme très cool … Le plan est simple : rejoindre Saint Etienne en mode économique. Le groupe adhère naturellement, chacun est bien conscient du défi à relever.

Les 20 premiers kilométres sont faciles, nous faisons connaissance, échangeons nos impressions, nos questions, nos doutes. recherchons les conseils des anciens … Le début de parcours de la Sainté de jour est vraiment sympa, notamment tout le secteur du Garon avec le passage sur la fameuse passerelle …

J’ai enfilé mes Adidas montantes pour l’aller afin de sécuriser ma cheville droite toujours fragile. Les chemins sont propres, il n’y a pas un poil de neige et je me dis que j’ai bien fait de prendre une paire de routières pour le retour … Nous sommes un peu en avance pour le ravito sur le stand du Téléthon à Soucieu. La température est glaciale, les bénévoles sont chaleureux, nous profitons du réconfort d’un café ou d’un thé et de quelques friandises …

Le parcours 2017 propose quelques nouveautés ensuite. On évite cette année le célèbre bois d’Arfeuille pour aller explorer le Signal de Saint André, point culminant de la course. La neige est maintenant bien présente, certaines sections sont déjà glissantes, nous trouvons de belles congères dans la partie à découvert …

Le vent se fait de plus en plus violent sur les hauteurs et c’est avec plaisir que nous arrivons à Sainte Catherine pour le graillon sous le chapiteau glacial qui servira plus tard au ravito retour … Les accompagnateurs ont déposé sur les tables les spécialités et gâteries apportées par chacun des participants. Je ne suis pas sûr que tous ces produits soient bien conformes aux standards de la diététique sportive, mais peu importe on se régale.

Après une petite heure de pause nous reprenons notre périple, toujours dans la neige et sous un ciel toujours aussi chargé. Franck de Brignais est toujours attentif a imprimer le rythme qui permet à chacun de rester au contact …

L’équipe du ravitaillement est déjà à pied d’oeuvre lorsque nous arrivons à St Chrito. Cette fois le chapiteau est chauffé et ça fait un bien fou … nous profitons des chouquettes et d’une boisson chaude réconfortante.

Un petit quart d’heure de pause avant d’entamer la dernière étape globalement descendante. La nuit nous est tombée dessus et nous rentrons ainsi à pas de velours dans la magie de la Sainté . Pour la première fois je découvre les lueurs de l’agglomération stéphanoise en arrivant à pied dans ce sens … Les derniers kilomètres en ville sont évidemment moins marrants. Il faut préserver nos forces pour le retour et on gère ce final en mode super économique. Nous nous regroupons pour la photo souvenir sous l’arche de départ de la Saintélyon avant de filer se restaurer et se réchauffer au Flore.

Cet AAB (appel à bouffer pour les non initiés) Kikourou est vraiment trop bien. On y est installé bien plus confortablement que dans le Hall à bestiaux du Parc des Expos, les pâtes y sont excellentes, on peut se reposer et y croiser plein de kikous sympas. Les coureurs de la 180 y sont particulièrement choyés par la famille de Brignais (encore un grand merci à vous), des tables nous sont réservées, Caro nous distribue les sacs coureurs avec la classique chasuble et une dotation toujours de qualité sur la Sainté (super chaussettes et joli buff).

Je n’ai pas vraiment pu échanger cette année, j’étais plutôt concentré à optimiser au maximum les 3 heures de break avant de prendre le chemin du retour : se changer, manger, dormir un peu … Sans hésitation je choisis finalement les Kalenji Kapteren XT avec une paire de guêtres pour le retour. Compte tenu du vent violent rencontré à l’aller je troque le coupe vent léger pour une veste plus chaude sous laquelle je glisserai ma ceinture avec un bidon de 800 ml. Je fourre une paire de sur-gants dans une poche au cas où …

J’avais mis la sonnerie à 23h30 puisque le plan c’était de partir avec la dernière vague, à minuit 20. Un compagnon de la 180 m’a secoué plus tôt parce qu’il fallait aller mettre les sacs aux navettes avant qu’il ne soit trop tard … Il était un peu plus de 23h et le Flore était presque désert déjà. Là j’ai chopé un petit coup de stress … Mais tout s’est ensuite parfaitement enchaîné et finalement j’étais en place tout au fond de la meute à l’heure du départ des élites. Le temps est vite passé finalement jusqu’à ce que soit notre tour de partir …

Je craignais un peu ce re-départ, de souffrir pour remettre en route et d’être débordé de partout . Mais l’ambiance est vraiment trés cool au fond du Sas et les jambes ont tout de suite trouvé un petit rythme régulier pour gérer les boulevards stéphanois au cœur de la meute jusqu’à l’entonnoir a la sortie de Sorbier.

Evidemment ça bouche un peu quand on arrive sur les chemins . La course au chrono n’étant pas vraiment à l’ordre du jour (m’enfin de la nuit plutôt), il suffisait d’attendre son tour pour retrouver l’ambiance magique qui tous les ans enveloppe le gigantesque serpent lumineux en route pour Lyon.

Je n’avais jusqu’alors jamais eu de soucis sur les ravitos de la Sainté. En arrivant bien plus tard j’ai découvert cette année un tout autre monde … Des chapiteaux sur-bondés, des pataugeoires immondes, à chaque fois la foire d’empoigne pour accéder à des tables dévastées, des bénévoles débordés par le flux de coureurs affamés et transis … J’ai quand même pu choper un peu de chaud ici ou là et j’avais heureusement de quoi assurer dans les poches.

Les jambes n’étaient pourtant pas mauvaises mais j’ai galeré grave sur les 40 bornes aprés Saint Christo, ou le passage de plus de 10000 coureurs avait transformé les chemins enneigés en patinoire … On trouvait régulièrement des bouchons provoqués par des coureurs logiquement crispés, chacun cherchant à se sécuriser en passant sur les bords, en s’accrochant aux branches, aux barbelés … Le summum a été la descente du Signal, les congères de l’aller avaient laissé place à une véritable piste de bobsleigh. J’avais à peine passé le sommet que j’étais sur les fesses … une fois, deux fois, trois fois … Et bizarrement je trouvais que cette glace était bien humide. En réalité j’avais tout simplement explosé mon bidon en tombant et j’avais les fesses trempées. Par – 5°C, avec un vent qui n’avait toujours pas faibli, c’était une bonne excuse pour bâcher. J’y ai pensé souvent … Cette descente m’a semblé durer une éternité, j’ai du prendre une bonne dizaine de gamelles et c’était partout pareil autour de moi. Y en avait partout, avec en plus les quads des secouristes qui essayaient de se frayer un chemin au milieu du troupeau …

Ouf, enfin la route. Nous n’étions pas encore sortis de l’auberge mais au moins c’était moins pire. D’habitude j’arrive sur Lyon au levé du jour. Cette fois j’étais tout juste au ravito fouilli de St Genoux. Inutile de perdre son temps à attendre un peu de soupe, je me contente d’un gobelet de St Yorre glacé et c’est reparti …. On trouve encore quelques passages verglacés, mais globalement le parcours redevient courable. Je ne fais pas une grosse moyenne mais ma petite foulée régulière me permet de rejoindre Soucieu sans soucis.

Par bonheur je trouve une petite bouteille d’eau sur une table, ça fera l’affaire pour remplacer mon bidon. Et même quelques barres chocolatés, de quoi entretenir la chaudière pour les 20 derniers kilomètres … La chenille des valeureux coureurs du milieu est encore bien compacte, beaucoup avancent au ralenti ou marchent. Seuls quelques relayeurs envoient encore. Le long du Garon je reconnait les grandes échasses de notre jovial Kikou Arclusaz … C’est long mais ça va le faire … Allez tiens pour le coup je ressort le portable. La photo est pas terrible, mais le cœur y est !!!!

Ce final peut paraitre long mais je le trouve bien plus plaisant que ce que j’avais connu sur mes premières participations, quand il fallait encore se coltiner les rives de la Saone … Là quand on arrive à la terrible montée des aqueducs il ne reste que 5 bornes qui ne sont que du bonheur !!!!

Encore un petit single joueur, quelques relances et voilà les escaliers … Un p’tit coup sur les berges, on passe le pont et voilà la Halle Tony Garnier. Il est un peu moins de midi …

Je ne suis pas prêt d’oubler cette 7ème SaintéLyon et surtout cette formidable aventure avec la petite bande de La 180 …
A vrai dire, la course a encore un peu continué aprés la ligne d’arrivée … Je ne pensais pas arriver si tard et j’avais reservé mon train retour à 14h30 … Tout juste le temps de prendre une douche, de me gourer de serviette rouge en sortant (snif la jolie serviette kikourou) et de choper un tram sans prendre le temps de profiter du plateau repas. Pour le coup j’ai encore vu des étoiles dans le tram, la tête commençait a me tourner et il était temps que j’arrive a la Gare pour engloutir une dose de pâtes industrielles et un coca …
Bravo aux copains croisés au cours de ce super WE, aux valeureux qui ont terminé et a tous ceux qui ont donné le maximum d’eux-mêmes. Merci au President Arthur Baldur et à toute l’équipe du Lyon Ultra Run qui nous ont permis de vivre cette fabuleuse aventure !!!!

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La 180 2017 by Sophie http://www.la180.com/2017/12/10/la-180-2017-by-sophie/ http://www.la180.com/2017/12/10/la-180-2017-by-sophie/#respond Sun, 10 Dec 2017 10:12:18 +0000 http://www.la180.com/?p=6805 Combien de temps encore, vont-elles pouvoir me porter ? Deux fois déjà le jour s’est levé. Deux fois que je ne l’ai pas vu venir, hier il est arrivé comme une jolie blague, bonjour, oui, bonjour, sur ma jolie balade. Je ne suis nulle part, vraiment pas loin pourtant je me doute, de cette arrivée […]

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Combien de temps encore, vont-elles pouvoir me porter ? Deux fois déjà le jour s’est levé. Deux fois que je ne l’ai pas vu venir, hier il est arrivé comme une jolie blague, bonjour, oui, bonjour, sur ma jolie balade. Je ne suis nulle part, vraiment pas loin pourtant je me doute, de cette arrivée que je continue, il le faut, à considérer comme phénoménale ! Chaponost, ce n’est pas que je le sais, mais je le devine. Je me souviens des années passées, et de ravitaillements en portions de route, d’embranchements, de bas côtés, d’horizons rétrécis, de visions étranglées, je devine plutôt que je ne le vois, le dernier contrôle, l’impossible abandon. Quelques encouragements, en haut des escaliers, c’est dur, je dis, dans une grimace en passant, à ces mains qui se tendent à ces sourires inquiets. Je rentre dans la salle, il me faut du chaud, du brulant s’il vous plait, mais je reste plantée là et en me retournant, sur le grand vide qui meuble entièrement, tout mon corps, dans son entier, de la tête jusqu’à mes pieds, je les vois, Audrey et Mathias, mes deux amis, mes fidèles et discrets, et puis comme un barrage inflexible et tenace, sous les coups répétés explose en mille larmes.

Il est cinq heures samedi et Lyon veille. J’ai dormi petit, mais sans inquiétude. Depuis septembre que je sais que pour le prix d’une Sainté je vais doubler la mise, je suis calme et sereine, un peu naïve aussi. D’autres s’inquiètent pour moi, peut-être ont-ils raison. Je n’ai ni la carcasse, ni l’entrainement, je ne l’aurai jamais, je n’aurai pas le temps et ne le prendrai pas. J’ai juste ma volonté et puis cette envie folle de connaitre cet état hors de soi, de celui qui dicte la marche quand la raison souffle impossible. Je n’ai de raisonnable, vous le savez mes aimés, que la limite de mes fonctions. Je suis mère avant toutes choses, et mes enfants confiés, je saurais être sage, si il le faut, mais considérant que je peux, et puisque c’est faisable, je prends le départ sans hésitation et comme j’ai traversé quelques modestes tempêtes, avant d’arriver là, je n’ai gardé en tête que l’envie d’être ici, vivante et à la fête de ce troupeau bruyant qu’on affuble d’un badge et d’un surnom charmant. Je suis 180, et nous ne sommes que 30, ultra amateurs éclairés, extra terrestres sur la SaintéLyon ! Je me distingue déjà au point de départ, en arrivant un peu en retard, jette mon sac sur le trottoir pour le confier au petit bonheur la chance à quelque gentil organisation qui voudra le prendre en charge, fais la mariole sur la photo et le train joyeux mime un départ carambolé en direction du grand voyage. Arthur, le grand dur, celui qui nous balade, blessé, pour la seconde fois renonce dépité à l’exode. Il nous suivra en voiture tout au long de la journée, et profitera, la bonne aubaine des ravitos agrémentés et tentera dans le froid de faire quelques directs sur les réseaux sociaux.

La marche des manchots durera 13 h. Au petit trot, toujours, plaisantant d’un rien, je suis un peu timide mais discute de tout avec l’un ou l’autre se trouvant dans ma roue. Je découvre les profils, les passés, les projets, je suis la seule fille et la seule je crois, à n’avoir couru que si peu, que je n’ai rien à raconter. Ils ont usé leurs guêtres ces traileurs ambitieux et je suis presque bête à me forcer souvent à ralentir l’allure devant mes grands anciens. Les aguerris plaisantent ou râlent devant les quelques petits nouveaux, allez-y filez, vous ignorez la suite !

Il fait un froid mordant, j’ai eu la bête idée de porter un corsaire mais le ton est si frais, si léger et si fluide que rien ne vient distraire ce grand gala de gentils givrés fêlés.

Nous courons plus vite cependant, et nous arrivons, bien en avance à Soucieu sur la cuisson du saucisson patates prévu par la courageuse équipe du Téléthon. Cela ne me souci guère, j’ai le jarret cuisant et j’entretiens la forme avec du café chaud que je sucre à outrance pour charger la batterie. Pour respecter la tradition, visant à dévaliser la boulangerie, et son monsieur qui dit, toujours à sa madame, mais dis-moi don l’amie, c’est qu’ils ont ben tout pris, j’achète une pizza fromage qui ne fut pas boudée.

Clairon nouveau départ, le prochain c’est Sainte Cath, et le débat fait rage pour savoir, c’est d’importance, si les tentes seront cette fois chauffées. Nous mordons la vraie course, le coeur de la Sainté. La neige est sous nos pieds débordant des côtés et dans les champs et endroits dégagés, le vent déplace par trainées des nuages givrés. Nous bénissons les bois qui nous font des abris, et la neige encore fraiche nous facilite la grimpe.

Le tapis est tacheté, il craque sous les foulées et les troncs décharnés dans les sous-bois obscurs dessinent comme des Soulages de lignes obliques et noires sur lesquelles la neige allume les reliefs. Il fait gris, c’est dommage, et l’horizon bouché retient hermétiquement la vue sur le Mont Blanc. Arrivés tout en haut, frigorifiés mais glorieux, nous marquons le Signal devant le ciel opaque et la croix sommitale.

L’appel du grand banquet nous fait descendre au trot et la bise redouble tant que nous sommes silencieux. Il faut ouvrir les yeux et couvrir le menton, ça rafale de vent et creuse des congères, la trace des ornières disloque la procession et la neige recouvre le pied et aussi la cheville. Nous plaisantons, toujours, mais ça parle du ventre, de la soupe à venir, du thé, du café chaud, et selon les ardeurs et les tempéraments, ça parle d’apéro. Il est loin le banquet et ceux qui reconnaissent allongent la foulée quand se pointe le blanc du campement de fortune tout en effervescence. L’intérieur est dressé, mais il n’est pas chauffé, les réchauds pour la soupe nous servent de brasiers et nous nous régalons du bouillon et des pâtes avant de piocher dans les nombreux raviers. Certains se réchauffent vite ou tentent d’oublier, et ça joue les gros bras sur un bête tire-bouchon tandis que les doigts gourds refusent de coopérer. La neige agglomérée sur les toiles de tente glisse en gros fracas sur l’entrée des artistes et cette neige là, piétinée par millier se changera en boue au passage des derniers. Permutation de chaussettes, un peu de jus de café, une couche supplémentaire et puis c’est reparti. Nous évitons les cornes d’un bouc coriace qui s’est égaré là et joue à nous faire face. La blague nous fait marrer mais, bon, point trop de farce, ce serait ballot tout d’même de finir épinglé !

Je reprends la cadence qui facilement revient et elle me semble facile cette seconde moitié. Ça passe de routes en traces de sentiers en prairies mais la neige couvre tout et à l’approche du soir, elle se permute en glace et piège les appuis. Dans les rangs ça jacasse et lorsque l’on se cogne à une portion plus rude, avec le froid qui bugne et la nuit qui s’annonce, on se prend à penser, à peine, vite oublié, que la nuit qui s’avance ne va pas être aisée. On en rigole encore arrivés à Christo et la pause chauffée où l’on se précipite accueille notre troupe pour d’ultimes douceurs.

Juste un peu dit le chef, mais les corps s’affalent et moi je reste debout devant des sucreries et j’avale par poignées de bonbons chocolats, et de chouquettes sucrées prête cependant et vraiment pas fatiguée pour la dernière danse vers l’arche de la Sainté. Juste un peu il a dit et puis c’est lui qui traine, on est bien là, c’est vrai, mais nous n’avons qu’un but, arriver au plus tôt pour cumuler le peu de sommeil ou au plus, trois heures de maigre paresse.

La nuit a profité de notre inattention. Elle est tombée doucement sur notre redescente. Nous chaussons les frontales et déjà nous savons qu’il ne nous reste plus que de larges sentiers, quelques portions de routes des cailloux et des champs un peu pas trop longtemps et malgré le verglas, ce qui nous inquiète plus c’est cette longue route de Sorbiers à Sainté. De ma maigre connaissance je pense un peu naïve qu’elle ne sera pas longue, j’ai tendance à penser et je me dupe bien qu’une ligne droite de bitume s’avale comme un rien. La douleur me prend sur le dernier chemin. C’est juste un point d’abord, en haut de la hanche droite, le même qui se réveille depuis deux mois déjà mais tout doucement, et puis pas trop méchant. C’est mes chaussures je dis, elles sont bien trop usées, et dans une ultime conscience je les avais changées quinze jours avant la grande transhumance. 65 km et voila qu’elle clignote, cette douleur trainante et je pense à autre chose, mais c’est un compagnon qui trotte derrière moi qui me lance inquiet, dis donc qu’est que tu as ? J’ai cette capacité de mettre les choses en boites, j’oublie, j’annihile et je tente de réduire ma faible claudication, mais le point irradie, descend dans toute la cuisse et tandis que nous marchons dans la grande ligne droite et que pour la première fois je la vois laide et crasse, je me prends à penser que les choses, certainement, à partir d’ici commencent à se corser. Il faut attendre le monde et arriver ramassés, c’est juste, et c’est bien là tout l’esprit 180. Les meilleurs se freinent depuis le matin, nous sommes partis groupés nous arriverons ensemble. Alors il faut marcher, et la queue de l’équipée finit par rejoindre la tête et c’est à grand bruit que nous passons une arche que les techniciens, encore affairés aux réglages allument de tous ses feux pour nous honorer. Nous faisons les marioles des holà des grands rires et puis le monde s’affaire à filer à l’abri. C’est un peu déroutant tout cet empressement, j’ai l’impression que tout passe vite en cette folle journée, je me laisse piloter, chacun sait ce qu’il fait et moi je suis confiante et je me laisse guider. Traileur chez les traileurs, c’est ce qui est parfait, dans ce groupe de coureurs tous plus ou moins rodés je ne suis pas moins que lui, qui revient des Antilles ou des sommets d’un fou ou d’un géant, je suis ultraruneur, enfin je le deviens. Ça court vite d’un coup, direction le resto, c’est l’un des réconforts de cette double Sainté, la possibilité de prendre un coin au chaud à la table du Flore juste en face des halles où s’entassent à cette heure tous les Saintélyonnais.

En passant devant eux je repense à mes courses, de ces belles heures d’attente avec tant de mes amis. Ils sont quelques uns encore aujourd’hui à patienter, mais d’un calcul rapide je pense à juste titre, qu’il me faut profiter de ce mince repos et ne pas m’étioler dans cette gare immense à tenter de chercher de probables rencontres.

En me posant, enfin, j’essaie d’analyser tout ce que j’ai vu, ce que j’ai partagé depuis le petit matin. 74 km de fait, et me revient cette phrase un peu comme une blague, qu’on dit avec sérieux dans un sourire crispé, l’avantage de courir pour nous 180 c’est qu’ici au départ, nous sommes, bel avantage, déjà à la moitié. Je ne suis pas fatiguée, j’ai fait une belle balade et j’ai pu profiter de ces beaux paysages que l’on ne voit jamais et de cette faveur de n’avoir vu passer en une grosse journée que des rires, des hommages et des heures partagées. Je sais qu’à cet instant je vais rentrer en course, elle sera différente de tout ce que j’ai vécu, en cinq années de routes, je vais enfin gouter à la course au labeur, au mental d’acier, je sais que j’aurai à lutter, à mordre, à surmonter, que dans cette seconde nuit dont peut être, si tout va bien, je sortirais vainqueur il me restera des traces, physiques, bien entendu mais aussi une leçon apprise de cette nouveauté de partager mes heures avec les laborieux.

Il est 21h, je mange avec plaisir l’assiette de pâtes chaudes après m’être changée. Je m’allonge pour 1h après avoir trié, choisi avec soin ce que je porterai. Je connais le terrain, je connais le vent, la neige et le glacé, et je me couvre bien parce que je sais très bien, que je peux surmonter la fatigue et le mal mais que si le froid me mord il ne me lâchera pas et que ma frêle carcasse n’y résistera pas.

Je prends tellement mon temps que de loin encore bien abritée j’entends les clameurs du devant. L’an dernier comme avant j’étais sur le départ, tout contre cette ligne et sous les projecteurs, j’avais vu les champions débouler des lumières sous l‘hymne survolté du chant des grands départs. Je prends tellement de temps que j’arrive presque en retard et je me trouve coincée tout au fond presque dernière et les vagues se succèdent et je ne profite pas. J’attends une heure entière dans le froid et je râle je piétine je maugrée et me maudis dix fois d’avoir pris tant de délai sur ce nouveau départ.

Je suis très concentrée sur la première route. Je ne cesse de comparer avec l’an dernier. Elle avait filé si vite, un échauffement au plus, mais là je bataille avec mes pensées, les forçant à s’éteindre pour ne prendre que l’instant, ne jamais comparer, ne jamais rien attendre, repartir à mon rythme et reprendre le fil. J’oublie enfin, j’essaie, ce qui me reste à faire, et puis cette douleur qui déjà se rallume à l’entrée des chemins.

La nuit se ferme et doucement je remonte, lente mais régulière, je ne vois pas la route, incapable de dire où je me situe, je n’ai comme objectif que les points de contrôles, l’un après l’autre, comme un tableau de tâches, je ne cours pas une trace, je cours chaque minute, l’endroit a disparu il pourrait être partout, je pointe un objectif, rien de plus, et tout ce que je peux allumer de conscience se fixe sur un seul but arriver sans tomber.

L’eau est vite gelée dans les gourdes que je porte. Impossible de boire, et puis de toute façon, chaque geste déconcentre, je ne vois que mes pieds, et les dos que je double ou ceux qui m’ont doublée. Je m’évade un peu en pensant à tous ceux qui savent que j’ai sauté dans un vide inquiétant. Je me fixe des instants, mes amours, mes enfants, et puis parfois j’observe ce qu’avant j’ignorais, ces coureurs de fin de course, solidaires et pesants, qui relèvent un défi, celui juste de partir et peut-être arriver.

Mon maître mot est prudence. Je m’arrête à chaque étape. Du chaud, soupe, thé sucré, fromage et pâtes de fruits. Il me faut du salé, je n’ai pas trop le choix, impossible d’avaler snacks ou autres gâteaux qui ne passeraient pas. Je remercie dix fois les courageux bénévoles qui par ce froid polaire nous ouvrent grand leurs bras. Remplissez je demande, à ras bord le gobelet, j’ai besoin de confort. En cette arrière de course tout est vite saturé, je découvre la boue, les visages fatigués, et je me laisse aller à prendre plus de temps, toujours debout, mais les gestes sont lents. Je ne faiblis pas pourtant, et je suis presque heureuse de constater qu’au coeur de cette nuit, à l’approche des 100, je ne suis pas fatiguée, pas réellement en fait, c’est juste que j’analyse, point par point tous mes maux, et cette zone rouge qui de la hanche, s’épanche dans la cuisse et bientôt le genou.

Les étapes sont longues et je passe un temps fou à essayer de remettre les tronçons dans le bon ordre. Saint-Christo, c’est bon, après c’est Sainte Catherine, et puis on monte, voilà, mais le Signal est loin, il me semble que ça grimpe encore un peu avant, non, encore une halte, ou pas, enfin peut-être. Je lance à un coureur qui est un peu perdu, que le sommet est là, juste derrière la côte, et puis le dépassant, je réalise que non, le Signal est bien loin et je pense que peut-être je devrais rebrousser et lui dire mon erreur, alors je me tais et je me garde bien de penser au chemin que je ne connais plus.

Je trottine encore lorsqu’arrive cette côte, je marche évidement sur chaque déclinaison. Les coureurs par paquets s’arrêtent sur tout le long pour chausser des crampons, attendre un camarade, rassurer les paumés, ceux qui tombent déjà. Les sons sont étouffés, mais le train est confiant, la neige et le verglas ont cette faculté de concentrer l’effort sur les difficultés plutôt que sur le corps. Il est là ce sommet, et la troupe promise de nos extra fédérateurs qui veillent emmitouflés près d’un grand brasier qui réchauffe les coeurs. Avec surprise j’apprends que je suis bien positionnée au milieu de la troupe des 180 sur le retour. Je tente de croquer dans deux trois sucreries qu’ils me tendent mais tout gèle aujourd’hui et je prends la mesure de tout ce qu’ils font pour nous depuis hier, à nous veiller ainsi dans cette nuit sibérienne.

Je ne m’attarde pas, la plaine est à mes pieds, et elle sera cruelle, combien de temps encore, me faudra t’il courir, pour traverser la suite avant d’y arriver ? La redescende est périlleuse, elle fait chuter l’élan aussi bien que les corps. Accrochée aux côtés je suis très concentrée, et j’imagine ceux qui sont passés là, survolant les obstacles d’une foulée assurée. Je n’ai jamais vu ça, les gens sont effondrés, il y a ceux qui pleurent et ceux qui en rigolent, au bas de chaque pente, un camion de pompiers, et dans la nuit résonne l’alerte des signaleurs.

A me focaliser sur la trace à choisir, j’en oublie mes douleurs et quand la route arrive je relance la course, oh, tout doucement bien sûr mais j’avance vraiment. Le jour est là, depuis combien de temps ? je n’ai aucune idée, ni de l’heure ni du temps. Ma montre éteinte ne m’est d’aucun recours et puis à tout bien penser, je ne m’en soucie guère. Et puis j’en souris presque, moi, la focalisée, de ma petite vie d’humble compétitrice, le nez toujours collé à l’allure, au délai, à ne pas dépasser et à forcer d’autant pour maintenir un but qui au delà d’arriver est d’atteindre bien plus qu’une ligne, un temps que je me suis donné. Il est 9h15 quand j’arrive à Soucieu. Mes jambes me portent avec douleur, mais je suis encore déterminée. C’est presque involontaire, mais pour la première fois, en entrant dans ce lieu chauffé, et sans y réfléchir, je prends un siège et reste un peu hébétée. Je traficote des riens, range ma frontale, déballe un gel pour ne pas le gouter, enlève mon coupe-vent pour enfin le remettre et en fixant l’horloge qui me situe dans le temps, moi qui ai traversé les heures sans aucune notion, je pense à l’an dernier, où à cette heure précise, j’étais déjà changée, et devant une table fournie, je trinquais de bon coeur avec tous mes amis. En observant les gens, bénévoles et coureurs, de ceux qui abandonnent et de ceux qui les soignent, je me rappelle soudain qu’une de mes amies fait partie de ce staff de loyaux bénévoles. Je la cherche alors et je suis lente, dans tous mes gestes et toutes mes décisions, je hèle une personne derrière les grandes tables, bafouille ma demande en cherchant longuement, ah mais bon sang son prénom ! Et puis finalement : Sophie voilà c’est ça ! C’est bien simple pourtant ! Elle m’attendait dehors et je suis bien contente, debout nez dans ma soupe en réchauffant mes mains de tenir salon, de parler de tout de rien, il s’en est passé des choses depuis qu’on ne se voit plus ! Et puis comme un sursaut je me rappelle ma quête, je lui dis que je file et en tournant le dos, je comprends avec une peine immense, qu’à partir de maintenant, le corps ne voudra plus. Elle me dira plus tard combien elle a eu mal, en me voyant partir ainsi, chaque balancement de jambe comme un coup de couteau, et la mine défaite et le regard vide. Je refuse de les voir ces vingt bornes restantes. Je marche, je finirai ainsi, je ne peux plus courir. Je tente d’oublier ce trajet familier et j’arrive enfin à me couper du monde. Je marche point final, et je ne fais rien d’autre et l’armée des derniers me dépasse par paquets. Ne me demandez pas comment était la route, je ne vois pas les champs, les sapinières, les chemins, je fixe loin devant un point pris au hasard et je me hisse ainsi, comme sur une corde à noeuds. Et puis j’arrive, du moins je le devine, sur l’ultime point de contrôle et tout se décompose…

Je les sens près de moi, je balbutie des mots, je pleure si vous saviez, mais ça coule en dedans, la gratitude m’inonde vous êtes le levant ! Ils savent, et ils comprennent. Ils ne demandent pas, il va chercher de quoi soulager toute ma peine, tandis qu’elle me prend comme une mère sous son aile, va remplir mon godet, prend des ravitaillements, il revient peu après, me donne un calmant, enlève sa polaire me la passe sur l’épaule. Il est allé chercher ses bâtons de traileur, je serre les poignées, retrouve mes esprits, et puis dans un regard je lis avec confiance, que je n’ai plus qu’à suivre, nous marcherons ensemble.

Je n’ai compris plus tard combien il fut immense ce chemin parcouru à minuscules pas. Elle ne cesse de parler et puis je lui réponds, et à ainsi causer, nous arrivons au bout. Je grimace d’une pierre, d’une racine, d’un fossé, et pourtant je ne vois ni ce fameux viaduc, ni la dernière montée, ni cette longue descente.

La volée d’escaliers me donne quelques frayeurs, je reste un bon moment à tenter d’entrevoir, par quelle jambe commencer, par quel côté les prendre. Bâton après bâton je finis par descendre et je passe le pont sans vraiment bien comprendre.

C’est la grande silhouette de Marvin un copain qui me réveille d’un coup de mon engourdissement. Ils parlent d’une fille qui arrive en béquilles ! Allez allez Sophie, juste un dernier effort ! Je panique à l’idée de croiser les photographes, je refuse d’enlever dans un tout premier temps la polaire qui masque mon signe distinctif. Ils finissent par m’inviter, ces amis, ces précieux, à écarter ma nuit, à sortir au grand jour. Olivia, que je ne connaissais pas, est là et elle aussi, ayant bravé le froid hurle de vibrants vivats et tous de s’y joindre pour me remettre au pas. Je m’accroche à Audrey, ma précieuse, ma béquille, et je supplie le staff de la laisser entrer. Tu dois y aller seule, alors comme une main qui vient couvrir le dos et presser mon épaule, la volonté revient et le miraculeux des jambes anesthésiées, relance la foulée. Je serre dans mon poing l’insigne 180 que je tends vers le ciel et comblée de bonheur, pleine de gratitude, j’entre dans la lumière.

En choisissant de courir la 180, soit l’aller-retour de la SaintéLyon, 148 km 3900 d+ cumulés, je souhaitais d’abord découvrir l’ultra. Je savais que je pourrais courir le kilométrage annoncé. Non pas que j’y fusse préparée, mais parce que je me connais. L’équipe du LyonUltraRun m’a mise en confiance. Je ne cherchais aucune performance que celle de tenir le coup. Je voulais également par cette expérience, connaitre une autre course, celle que l’on fait au mental. J’avais déjà connu une telle performance, sur mon 4 ème marathon, mais le contexte était extrêmement différent. Ces 24 heures passées m’ont donnée beaucoup de réponses. Je mesure combien il faut être pondéré, que la moindre précipitation devient vite un enfer. J’admire profondément ceux qui arrivent à enchainer, l’ultra est une épreuve qui demande avant tout une capacité mentale forte. J’ai couru la Sainté retour avec la fin de course et je suis très heureuse de l’avoir courue ainsi. Dernière chez les derniers ( 13h57 de retour contre 8h39 sur la Sainté l’an dernier ) j’ai fait l’expérience des laborieux, de ceux qui tendent vers l’arrivée et qui ne sont jamais sûrs de rien, de ceux qui délaissent le chrono et qui n’ont de désir que celui d’arriver. Je n’ai pas d’autre projet d’ultra, mais je sais que je peux. Je n’ai de projet que de me souvenir, combien tout peut être fragile, et qu’il ne faut retenir, de n’importe quelle course, que nous ne sommes rien, et que outre le fait d’avoir des objectifs, ils sont tous louables, et que la différence, entre vouloir un temps et vouloir finir, c’est que pour finir, d’autres donnent le temps.

* A Cédric et à tous nos combats

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La 180 2017 by Frank http://www.la180.com/2017/12/09/la-180-2017-by-frank/ http://www.la180.com/2017/12/09/la-180-2017-by-frank/#respond Sat, 09 Dec 2017 18:20:29 +0000 http://www.la180.com/?p=6793 La 111 ou une LyonSainté Cette année la 180 n’était pas synonyme de dernier objectif de l’année avant l’habituelle coupure du mois de Décembre, mais devait servir de très longue sortie longue pour préparer le Treg dans 2 mois. Comme je n’avais pas à disposition ni de sable, ni la chaleur du désert, j’ai composé. […]

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La 111 ou une LyonSainté

Cette année la 180 n’était pas synonyme de dernier objectif de l’année avant l’habituelle coupure du mois de Décembre, mais devait servir de très longue sortie longue pour préparer le Treg dans 2 mois. Comme je n’avais pas à disposition ni de sable, ni la chaleur du désert, j’ai composé. La neige remplacerait le sable et le froid, la chaleur. Façon d’expérimenter ainsi une nouvelle méthode révolutionnaire d’entrainement avec utilisation de conditions totalement opposées. Encore que courir dans la neige reste très proche, en termes d’appuis, de foulées, du sable. Compte tenu de cela, je partais donc relativement tranquille, sans pression de performance ou même de celle à avoir à terminer.

Lyon /6h00. Comme d’habitude, retrouvailles vers les 6h du matin devant la Halle Tony Garnier. Cette année nous sommes plus nombreux (environ 30) avec une dizaine de nouveaux rejoignant les habitués de cette mythique épreuve. MC Arthur Baldur nous accueille, mais des problèmes de genoux lui empêchent de se joindre à nous pour la ballade. Il va se contenter de nous accompagner en voiture avec son fidèle complice Mister Blash. Après les traditionnelles photos, le groupe s’élance de l’arrivée de la Saintélyon. La température est glaciale mais c’est un froid sec et on ne devrait pas avoir de précipitations durant la journée. Très rapidement je me retrouve en queue de peloton, il me semble que l’on est parti très vite. Passé le pont Raymond Barre, je sens un élancement dans chacune de mes cuisses. Je ne m’inquiète pas trop, cela devrait passer avec la mise en chauffe de l’organisme.

Ste Foy les Lyon /7h13. Une fois dans le parc de Ste Foy les Lyon, j’enlève une de mes 4 couches, la micro polaire, avant de commencer à transpirer. Le rythme est toujours soutenu, je reste toujours collé dans le fond du groupe. Mes cuisses sont toujours douloureuses et même si ce n’est pas handicapant, je commence à me poser quelques questions sur la suite de l’affaire. Le jour se lève, je profite du regroupement à Chaponost pour me glisser en tête afin d’essayer de caler mon allure sur les premiers et de ne plus être obligé de faire un effort d’allure pour rester au contact. Les nouveaux semblent être de sérieux compétiteurs et désireux de ne pas trainer en route. A l’écoute de leurs échanges, ils semblent plus branchés par leur temps sur marathon (j’entends des 3h00 par ci ou 3h15 par là) que par les différents types de fromage que l’on peut trouver aux ravitos.

Soucieu

Soucieu /9h20. Nous voilà à Soucieu. Pas de queue à la boulangerie cette fois, la majorité du groupe se dirige vers la tente du Téléthon. On nous a annoncé un saucisson/pomme de terre, qui semble alléchant. Victime d’un soucis technique et du fait que nous sommes en avance (cela confirme que nous allons vite, on parle de 45’ à 1h d’avance) les bénévoles du Téléthon ne peuvent nous proposer que le saucisson chaud. Pas grave, celui ci est un vrai régal. Assis sur un banc, à l’abri du vent et (un peu) du froid, c’est un moment de plaisir que de déguster ce saucisson chaud avec un morceau de pain frais. Un bon thé chaud avec du pain d’épice pour terminer et il est temps de repartir.

St Genou/ 11h28. Malgré quelques éclaircies dans le ciel, la température est toujours glaciale et lorsque une rafale de vent se déclenche, le froid vous atteint jusqu’à l’os. On découvre les premières traces de neige en arrivant à St Genou. J’ai toujours du mal à garder le rythme, surtout dans les descentes et sur le plat, où mes quadriceps me font vraiment souffrir. Dans les montées la douleur est moins vive et j’en profite pour prendre quelques longueurs d’avance dans la montée vers le Signal. C’est un peu mon coin cette grimpette. Chaque année, je la grimpe à mon rythme, seul devant. Nous arrivons au Signal où la couche de neige dépasse les 20 cm avec de grandes plaques gelées. Avec le blizzard qui souffle, inutile de signaler (signaler, Signal… Faut que le garde celui là) que l’on ne s’est pas attardé sur le site. Les échanges sont brefs entre nous, l’ambiance polaire qui nous entoure n’encourage pas trop les contacts. Chacun est concentré sur sa progression, attentif à l’endroit où il met les pieds. Je m’interroge pour le retour, avec la nuit, la dégradation du terrain provoquée par le passage des 10000 coureurs. Un des nôtres a déjà mis le clignotant et rejoins la voiture “assistance” (il reprendra avec nous à Ste Catherine). Comme on évite le Bois d’Arfeuille cette année, le chemin pour rejoindre Ste Catherine m’apparait plus rapide. Tant mieux, parce qu’avec la neige, les zones verglacées et ce froid qui nous transperce, tout le monde attend avec impatience le ravito/buffet de Ste Catherine.

Le Signal de St-André

Ste Catherine/13h45. On traverse le village, ce qui veut dire qu’on maintient notre avance, ou comme dirait Arthur, que l’on reste dans le haut de la fourchette (on note les références plus culinaires que sportives). Les anciens de la 180 pestent un peu contre les nouveaux, qui mènent la danse et ne s’arrêtent quasiment jamais pour rassembler le groupe. Une fois arrivé sous la tente du ravito, je change de première couche, j’enfile une polaire, une veste de montagne et des gants chauds. Changement de chaussettes également et l’occasion de contrôler mes pieds. RAS! Tout beaux, tout neufs! Je sors ma fiole d’huiles essentielles avec mon mélange miracle (je donne la recette en MP sur simple demande) et entreprend un massage de mes cuisses. Ensuite direction le buffet, une soupe de vermicelle, du pâté berrichon, du cake salé et un assortiment de cochonnaille. Je suis tenté par un coup de rouge, mais finalement je termine ce repas avec un grand thé et quelques carrés de chocolat à 75% de cacao. Après avoir remis ma tenue de course, pris le temps de me réchauffer les mains sur (et non pas dedans) la marmite d’eau chaude, nous voilà reparti. On ne s’est pas autant attardé que les autres années car il faisait vraiment très froid, le chauffage n’ayant pas encore été installé sous la tente. Ce ravito à Ste Catherine, c’est vraiment l’esprit de la 180. Un aller convivial en petit groupe dans la campagne des Monts du Lyonnais avec des pauses réconfortantes. Merci à toute la bande du LUR pour leur organisation et leurs attentions. Le massage m’a fait du bien, mes cuisses sont moins douloureuses et j’attaque en tête la montée au camping. Une fois sur le plat, les flèches du groupe reprennent les commandes et je glisse dans le fond du peloton. La neige, les zones gelées sont toujours là et ça ne remonte pas le moral du groupe quand je leur anonçe que cela va être comme cela, jusqu’à Saint Etienne.

Le Moreau /16h50. On arrive sur la crête au dessus du hameau du Moreau, le froid est vraiment perçant. Je cogite de plus en plus pour le retour. Je souffre toujours des contractures aux cuisses. Au delà de la ballade en petit comité et des échanges avec les compagnons de route, les plaisirs on été rares à cause des conditions. Il y a bien eu le saucisson chaud à Soucieu, le kif de la montée au Signal, le massage aux huiles essentielles et le buffet du ravito à Ste Catherine. Mais tout ça, au retour, il ne faut pas y compter. Niet ! Nada! On arrive en vue de St Christo, il fait encore jour! L’année dernière à cet endroit cela faisait déjà près de 30 mn que l’on avait allumé les frontales. On fait un selfie avec Jérome pour immortaliser l’affaire, avant de foncer pour rattraper le groupe. Toujours à bloc les bougres! On pénètre dans la tente du ravito et de suite la chaleur nous envahit, comme c’est agréable. On nous offre des chouquettes, j’en mange au moins 4 (vous ne direz rien!) puis je me prépare un thé (j’en suis à au moins 3 litres depuis le départ!) et pioche quelques “Pépito” qui vont bien avec. Ce ravito de St Christo est célèbre pour ses “Pépito” et ses “Pims”. Je connais des coureurs qui s’inscrivent uniquement pour ça et qui abandonnent ensuite à Ste Catherine en découvrant qu’ils n’en trouvent pas à ce ravito. Bon, j’en connais aussi qui abandonnent à Ste Catherine pour d’autres raisons. On devait rester 15’, mais on traine, on est au chaud, y’a des trucs sympa à manger et dehors il gèle. Mais il faut y aller quand même. On installe la frontale et on plonge dans la nuit glaciale.

Saint-Christo

Le chemin est toujours enneigé et verglacé et je manque une ou deux fois de m’étaler. Une fois le col de la Gachet passé, je retrouve ma place en queue de peloton. Beaucoup de bitume et de descentes jusqu’à Sorbiers, ce qui n’arrange pas l’état de mes cuisses. Ma décision est quasiment prise, je ne repartirais pas de Saint Etienne. Le souvenir de l’année dernière, où j’étais au plus profond du désespoir entre Sorbiers et St Christo alors que j’étais en forme avec des conditions météo et de parcours correctes, tourne dans ma tête. Il est clair que je n’ai aucune envie, mais alors vraiment aucune, de me retrouver ici, dans 5 heures, au milieu de la meute, sous une température polaire avec comme seul objectif envisageable, celui de rallier St Christo ou Ste Catherine. Souffrir durant 4 heures (plus l’attente au départ), pour au final y arriver en hypothermie, épuisé ou pire, blessé. Ensuite, ça sera 1h00 de bus dans une ambiance mortelle, au milieu de tous les abandons, pour rejoindre la Halle Tony Garnier. Et enfin, rentrer dépité à St Etienne au petit matin dans ma voiture. Ca, c’est un plan à se dégoutter du truc (et pas que de la 180) pour un long moment et qui risque de demander beaucoup de temps pour récupérer physiquement et moralement.

Sorbiers/ 19h00. Les 7km qui nous amènent à l’arrivée (au départ) ne change rien à la donne. Au contraire, la purge que constitue ces 7 bornes à travers la zone industrielle ne fait que renforcer ma décision. Le feu d’artifice tiré depuis le Puits Couriot pour la Sainte Barbe n’y change rien, j’appelle mon pote pour qu’il me vienne me chercher, qu’il me pose chez moi comme convenu, mais je n’en repartirais pas… Il est environ 20h00 quand nous franchissons la ligne d’arrivée vers le Palais des Expositions de Saint Etienne. Soulagement et la satisfaction d’avoir fait la moitié du chemin pour le groupe. Un journaliste du “Progrès” est là pour nous accueillir et recueillir quelques témoignages des “extra terrestres”. Il règne une petite ambiance festive avec les techniciens qui installent la zone de départ. On fait quelques photos souvenir et tout le monde se dirige rapidement vers le Flore pour profiter au maximum des quelques heures de récupération avant le départ du “retour”

Sorbiers

Dimanche 4h00 dans la descente qui amène au ravito de Ste Catherine. C’est tout gelé, je contrôle chaque pose de pied pour ne pas glisser. Mes jambes sont tétanisées par le froid et des débuts de crampes s’annoncent dans les mollets. Mes cuisses ne sont que douleur et les élancements sont encore plus pénibles dans cette descente. Je suis frigorifié de l’intérieur, l’impression d’avoir un glaçon dans le ventre. L’arrêt au ravito m’angoisse plus qu’il me réconforte, la foule, il va falloir se battre pour un verre de pepsi (et oui même pas du coca) et pas moyen de se réchauffer. En fait à Ste Catherine, il vaut mieux passer en coup de vent et quitter la tente au plus vite. Je vais abandonner! Mais au lieu d’avoir du soulagement à l’idée que tout cela va s’arrêter, je me vois déjà, assis dans un de ces bus, le regard perdu dans la nuit, qui défile par la vitre. Quelque part je ne sais pas si je ne préfère pas finalement continuer ce calvaire. Je le savais bien que ce serait un cauchemar. Mais oui! C’est un cauchemar! J’ai bien des douleurs aux jambes, mais je suis bien au chaud dans mon lit! De suite je pense à mes camarades qui doivent souffrir. Mais comme j’ai bien fait! Un frisson, je tire la couette et me rendors.

Un grand bravo et un immense respect à tous mes compagnons de la 180 qui ont eu le courage et la détermination pour reprendre le départ de la Saintélyon et pour quasiment tous, aller au bout. Car comme le dit Reynald :“il n’y a aucune folie à faire la 180, la folie c’est de ne pas comprendre que le seul intérêt du retour, c’est l’aller”.

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La 180 2017 : les résultats http://www.la180.com/2017/12/03/180-2017-resultats/ http://www.la180.com/2017/12/03/180-2017-resultats/#comments Sun, 03 Dec 2017 17:02:34 +0000 http://www.la180.com/?p=6783 Les temps et les classements indiqués correspondent à la SaintéLyon, partie officielle de la 180. La distance Lyon Saint-Etienne en off a été effectuée en 13h42.

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Les temps et les classements indiqués correspondent à la SaintéLyon, partie officielle de la 180. La distance Lyon Saint-Etienne en off a été effectuée en 13h42.

La 180 2017

NomPrénomPseudoVilleDossardTempsClassement
POMEL ¤ChristopheKelekSaint-Chamond524109:53:081889
PERRIN ¤¤¤ThomasTomTrailRunnerMontluel523910:16:002412
BEGIN ¤¤¤¤ReynaldFulgurexPlombières les Dijon521910:17:542445
MAHAMADOU ¤Alhassane Bala
Pollionnay523610:21:552534
POIDEVIN ¤StéphaneStephLa Mulatière524010:26:122610
BEGON ¤¤¤JérômeJerome37Fondettes522010:35:142810
FAUQUE ¤Pierrefouquix07Villeurbanne523010:55:473254
GRAJDURA ¤¤¤¤¤¤¤¤ThierryTidgiAlbigny-sur-Saône524611:03:113422
ESSELIN ¤GillesPoucet522911:27:223927
TROHAY ¤Fabienpiflet
Villeurbanne524411:31:314008
JEZEQUEL ¤¤¤¤¤BernardZeze69Lyon523511:38:454165
GUILLET ¤¤Jean-BaptisteJBLyon522311:48:504337
PALLADINO ¤¤DanielIrondan523811:54:534428
BONNEFOY ¤MarcLuxirun522212:27:574915
COMACLE ¤GérardTitanmanVourles522412:35:505012
CURTAT ¤SebastienLe barbusFrancheville522612:42:045084
GUERIOT ¤¤FabriceFabrice523213:22:375427
PREMOSELLI ¤¤¤¤¤NicolasNicolopremoLyon524213:25:345445
FERNANDEZ ¤AndréCayman522513:52:435549
MILLOT GARDE-LEBRETON ¤SophieSophielastylisteLyon523713:57:145568
PRIEUR ¤¤BrunoPAP'SLyon524314:45:495675
BERTHILLOT ¤FranckFranck de BrignaisBrignais5221Arrêt Sainte-Catherine Retour
DELILLE ¤¤¤ThierryPtititi42Veauche5227Arrêt Sainte-Catherine Retour
DUBREUILGuillaumeDubmanLyon5228Arrêt Sainte-Catherine Retour
BREANTPascalPascalouPierre-Bénite5223Arrêt Saint-Christo Retour
GUILLOT ¤¤¤WilliamWill36Chateauroux5234Arrêt Saint-Christo Retour
ANDRIEUXNicolasNicoRumilly5218Arrêt Saint-Etienne
GONON ¤¤¤FrankFrank5231Arrêt Saint-Etienne
VALOURStephandeadpool425245Arrêt Saint-Etienne

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Suivi Live SaintéLyon 2017 – Capturs http://www.la180.com/2017/11/25/suivi-live-saintelyon-2017-capturs/ http://www.la180.com/2017/11/25/suivi-live-saintelyon-2017-capturs/#respond Sat, 25 Nov 2017 18:32:21 +0000 http://www.la180.com/?p=6741 L’article Suivi Live SaintéLyon 2017 – Capturs est apparu en premier sur La 180.

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Grâce au suivi live de la course, vous pourrez suivre le périple de chaque coureurs de la SaintéLyon, SaintExpress, SaintéSprint, Saintétic et bien entendu celui des coureurs de la 180. Nous vous souhaitons une très bonne course.

Accès Suivi temps réel La 180 2017

Suivi quasi temps réel (localisation toutes les 5 à 10 minutes) via des balises Capturs.

Accès Suivi LiveTrail SaintéLyon 2017

6 points de passage (Saint-Christo-en-Jarez, Sainte-Catherine, Saint-Genou, Soucieu-en-Jarrest, Chaponost, Lyon).
Suivi Live SaintéLyon 2017 LiveTrail

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SaintéLyon 2017 : vidéo reco TDR http://www.la180.com/2017/11/19/saintelyon-2017-video-reco-tdr/ http://www.la180.com/2017/11/19/saintelyon-2017-video-reco-tdr/#respond Sun, 19 Nov 2017 21:02:06 +0000 http://www.la180.com/?p=6717 En attendant le jour J, régalez-vous avec cette vidéo de la reco du tracé 2017 de la SaintéLyon entre Saint-Christo-en-Jarez et Soucieu-en-Jarrest (relais 2 et 3) qui a eu lieu le 11 novembre dernier. Pour info, cette reco est organisée chaque année par les magasins Terre de Running et encadrée par les membres du Lyon […]

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En attendant le jour J, régalez-vous avec cette vidéo de la reco du tracé 2017 de la SaintéLyon entre Saint-Christo-en-Jarez et Soucieu-en-Jarrest (relais 2 et 3) qui a eu lieu le 11 novembre dernier. Pour info, cette reco est organisée chaque année par les magasins Terre de Running et encadrée par les membres du Lyon Ultra Run.

Décidément, nous ne sommes pas vernis côté météo. Il est vachement timide le soleil en ce moment. Bon, on ne va pas se plaindre, nous avons échappé à la pluie (quelques gouttes seulement) et pour une fois le terrain était vraiment très sec même dans le Bois des Marches. Bigre, ou est passé la boue SaintéLyonnaise ?
 

 

Terre de Running

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Ultra Boucle de la Sarra, 25 & 26 mai 2018 http://www.la180.com/2017/11/17/ultra-boucle-de-sarra-25-26-mai-2018/ http://www.la180.com/2017/11/17/ultra-boucle-de-sarra-25-26-mai-2018/#respond Fri, 17 Nov 2017 09:46:06 +0000 http://www.la180.com/?p=6708 Une course hors norme sur les hauteurs de Lyon ! Panoramas somptueux sur la Ville, départ explosif en côte, tapis rouge digne du festival cannois, magie de la montée Nicolas de Lange illuminée par plus de 600 lumignons, traversée de l’esplanade noyée sous la lumière des projos, des lasers et du gros son et désormais […]

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Une course hors norme sur les hauteurs de Lyon !

Panoramas somptueux sur la Ville, départ explosif en côte, tapis rouge digne du festival cannois, magie de la montée Nicolas de Lange illuminée par plus de 600 lumignons, traversée de l’esplanade noyée sous la lumière des projos, des lasers et du gros son et désormais départ aux flambeaux pour les 24 heures, autant d’éléments classiques ou en passe de l’être qui font la force de l’épreuve et participent à son ambiance festive.

Le vendredi 25 mai 2018 à 23 heures, quatre-vingt-dix coureurs s’élanceront sur le tracé de l’ULTRA BOUCLE DE LA SARRA pour une durée de 24 heures. Les meilleurs d’entre eux réaliseront plus de 70 boucles. Le record établi en 2017 par Paul ROMESTIN est de 82 tours soit une distance d’environ 170 km, 7400 m de D+ et la bagatelle de 46166 marches d’escalier ! On a envie de dire Ouaouh …

En franchissant la barre des 50 tours vous entrerez dans le classement « Golden Talc » de l’épreuve et vous serez crédités de 4 points Itra pour une éventuelle participation aux courses de l’Ultra Trail du Mont-Blanc ou du Trail Verbier St-Bernard par exemple.

On se rassure, les formats 6 heures solo, 6 heures relais 2 et 6 heures relais 3, qui ont fait le succès de l’épreuve, sont toujours présents.

Alors, en 2018, qui osera relever le défi ?

S’INSCRIRE A L’EDITION 2018

EPREUVE 24 HEURES SOLO (GOLDEN TALC) : Limitée à 90 participants
EPREUVE 6 HEURES SOLO : Limitée à 120 participants
EPREUVE 6 HEURES RELAIS A 2 : Limitée à 40 équipes
EPREUVE 6 HEURES RELAIS A 3 : Limitée à 70 équipes

T-shirt technique en cadeau souvenir, bière offerte, ravitaillement express spécial solo, buffet d’arrivée, snack bar pour le public …

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SaintéLyon 2017 : le programme ! http://www.la180.com/2017/11/14/saintelyon-2017-le-programme/ http://www.la180.com/2017/11/14/saintelyon-2017-le-programme/#respond Tue, 14 Nov 2017 16:52:42 +0000 http://www.la180.com/?p=6698 Pour tout connaitre sur l’édition 2017 de la SaintéLyon : temps forts, programme du weekend, plan du village expo, profil et points clés du parcours, conseils pour bien appréhender l’épreuve, bref toutes les informations pratiques pour les coureurs et les accompagnateurs. L’édito des organisateurs de la SaintéLyon : Avec plus de 17 000 inscrits sur […]

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Pour tout connaitre sur l’édition 2017 de la SaintéLyon : temps forts, programme du weekend, plan du village expo, profil et points clés du parcours, conseils pour bien appréhender l’épreuve, bref toutes les informations pratiques pour les coureurs et les accompagnateurs.

L’édito des organisateurs de la SaintéLyon :
Avec plus de 17 000 inscrits sur ses 7 formats de course (dont certains complets dès le mois d’octobre), la SaintéLyon 2017 confirme son indéniable succès populaire et fait de nouveau le plein, s’affirmant ainsi non seulement comme la plus ancienne, mais aussi comme la plus grande course nature française. La SaintéLyon fêtera en 2018 sa 65e édition. Une longévité inédite pour cette épreuve incontournable et historique qui a su inventer et se réinventer. Depuis sa création en… 1951, la doyenne des courses nature a beaucoup changé, mais un aspect fondamental de l’épreuve nocturne reste immuable : son parcours en ligne reliant deux grandes métropoles régionales. Si, entre Saint-Étienne et Lyon, le tracé évolue chaque année, faisant de nouveau la part belle aux portions de chemins depuis 10 ans (65 % en 2017), certaines communes emblématiques font figure « d’étapes » incontournables depuis des décennies et sont aujourd’hui de fidèles et indispensables partenaires de l’événement. Saint-Christo-en-Jarez est la première d’entre-elles. Ce charmant Village de 1 800 âmes, situé dans le département de la Loire à 810 m d’altitude, voit sa quiétude hivernale interrompue par des hordes de runners à frontales, encore fringants après seulement 16 km de course. 12 km plus loin, c’est Sainte-Catherine et ses 973 habitants qui voit sa population multipliée par 10 au cours d’une longue nuit mouvementée. Mi-course pour les uns, départ et relais pour d’autres, Sainte-Catherine fait figure de centre névralgique de l’épreuve. C’est enfin Soucieu-en-Jarrest, au 52e km, qui accueille le départ du dernier relais et de la formule 22 km. À côté de ces 3 étapes historiques, il faut souligner l’engagement plus récent de Chaponost, qui héberge le dernier ravitaillement de la course et le départ de la nouvelle formule 12 km, sans omettre d’autres communes impliquées ou traversées : Chaussan/Saint-Genou, Sorbiers, Saint-André-la-Côte et cette année Rontalon. Afin que, comme vous, ces communes et leurs habitants vivent la SaintéLyon comme une grande fête, il est parfois utile de rappeler certaines règles de savoir-vivre et de limitation des nuisances : respect des bénévoles, respect des consignes de circulation et de stationnement, respect de l’environnement, de la propreté, de la propriété privée et de la quiétude des riverains… L’implication et l’investissement de certaines communes dans la réussite de l’événement sont considérables et précieux pour la pérennité de l’organisation. Merci à elles et merci à vous de ne pas l’oublier.

Bonne lecture et bonne course.

Téléchargez la version « papier » au format pdf : Cliquer ici.
 

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Un ravito pour la bonne cause ! http://www.la180.com/2017/11/14/un-ravito-pour-la-bonne-cause/ http://www.la180.com/2017/11/14/un-ravito-pour-la-bonne-cause/#respond Tue, 14 Nov 2017 11:52:39 +0000 http://www.la180.com/?p=6675 Pour la première année, l’équipe du Téléthon de Soucieu en Jarrest accueillera les coureurs de la 180, dans le cadre de leur Téléthon 2017 ! Rappelons que cette manifestation caritative (dont l’édition nationale se déroulera cette année les 8 et 9 décembre) est organisée en France depuis 1987 par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), pour […]

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Pour la première année, l’équipe du Téléthon de Soucieu en Jarrest accueillera les coureurs de la 180, dans le cadre de leur Téléthon 2017 !

Rappelons que cette manifestation caritative (dont l’édition nationale se déroulera cette année les 8 et 9 décembre) est organisée en France depuis 1987 par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), pour financer des projets de recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires et d’autres maladies génétiques rares. Chaque antenne locale est ainsi chargée d’organiser des animations pour recueillir les dons sur sa commune.

Après maintes années où nous passions leur faire un petit coucou amical (avec un petit café et leur adorable gentillesse en retour), l’équipe du Téléthon de Soucieu a proposé d’offrir l’hospitalité à la joyeuse bande d’ultra-fêlés de l’aller-retour! Nous serons donc leurs hôtes pour prendre une pause bienvenue à Soucieu et déguster leur délicieux saucisson-patates !
Si vous voulez découvrir de magnifiques athlètes, tout en participant à une noble cause, n’hésitez pas à passer faire un petit coucou sous leur tente le samedi 2 décembre, place du 11 novembre 1918 à Soucieu. Le passage des coureurs de la 180 devrait avoir lieu entre 9h30 et 10h.

Bien entendu vous serez également les bienvenus sur les différentes animations organisées par l’équipe du Téléthon durant ce week-end, avec notamment :

  • un loto, le vendredi 1er décembre à partir de 19h, salle Flora Tristan à Soucieu,
  • diverses animations : vélo, marche, etc… le samedi 2 à partir de 8h, place du 11 novembre avec le fameux saucisson-patate à partir de 10h.

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Rando-Trail Sainte-Catherine 2017 http://www.la180.com/2017/10/24/rando-trail-sainte-catherine-2017/ http://www.la180.com/2017/10/24/rando-trail-sainte-catherine-2017/#respond Tue, 24 Oct 2017 18:46:07 +0000 http://www.la180.com/?p=6645 Le dimanche 12 novembre aura lieu la 16ème Rando-Trail de Sainte-Catherine, un évènement traditionnel de fin d’année organisé par le CT Lyon. Le CT Lyon, créé en 1925, compte parmi les plus anciens clubs cyclistes français avec une notoriété qui dépasse largement la région Rhône-Alpes. C’est également le club organisateur à l’origine de la SaintéLyon. […]

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Le dimanche 12 novembre aura lieu la 16ème Rando-Trail de Sainte-Catherine, un évènement traditionnel de fin d’année organisé par le CT Lyon. Le CT Lyon, créé en 1925, compte parmi les plus anciens clubs cyclistes français avec une notoriété qui dépasse largement la région Rhône-Alpes. C’est également le club organisateur à l’origine de la SaintéLyon.

5 circuits de randonnées balisés de 5 km à 30 km

La Rando-Trail de Sainte-Catherine propose 5 circuits de randonnées balisés de 5 km à 30 km. De la rando découverte jusqu’au format pour marcheurs au long cours, il y en a pour tous les goûts.

C’est l’occasion d’une sortie longue de préparation à la SaintéLyon dans le cadre d’un évènement bien rodé. Le parcours entièrement balisé propose un panel représentatif des terrains que l’on peut rencontrer dans les Monts du Lyonnais. Un peu de bitume, une bonne dose de chemins et des sentiers plus ou moins techniques. Le tout est plutôt roulant mais avec quelques bonnes grimpettes. Suffisantes en tout cas pour vous inciter à basculer en mode marche.

La balade fait la part belle aux passages sur les crêtes et les plateaux. Une vue dégagée y est quasiment omniprésente. Avec un peu de chance, vous pourrez même admirer le Mont Blanc en arrivant sur Moreau. Un régal. Le grand tracé rejoint le parcours de la SaintéLyon peu après Marcenod, sur le point haut à proximité de l’Hôpital.

Trois ravitaillements sur le grand parcours

Trois ravitaillements sont proposés sur le grand parcours, à L’Aubépin, à Marcenod et le dernier à Moreau.

Inscription et conditions de participation

Les inscriptions s’effectueront à la salle des fêtes de Sainte-Catherine. Elles comprennent les boissons et ravitaillements sur tous les parcours (sauf le 5km). Un repas est servi à l’arrivée à Sainte-Catherine (saucisson, pomme de terre, fromage, fruits). Attention, dans le cadre d’une démarche de préservation de l’environnement, aucun gobelet en plastique ne sera distribué sur les ravitaillements.

Formats et horaires

5 km – 200 m D+ : Le « Découverte » départ de 10h00 à 14h00 (6€).
10 km – 250 m D+ : le « Familial » départ de 8h00 à 14h00 (7€).
15 km – 400 m D+ : le « Petit Randonneur » départ de 8h00 à 14h00 (7€).
20 km – 450 m D+ : le « Randonneur » départ de 8h00 à 12h0 (8€).
30 km – 800 m D+ : le « Grand Randonneur » départ de 8h00 à 10h00 (9€).

Clôture du contrôle d’arrivée à Sainte-Catherine à 17h00.

CT Lyon
19 rue du Boeuf
69005 Lyon
ctlyon@free.fr
Tél : 04 78 42 44 08

Le site du CT Lyon.

 
CT Lyon

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