Quel équipement choisir ?

Courir la nuit, ça n’a rien à voir et cela d’autant plus lorsque les conditions météo sont difficiles voire franchement hivernales. Il est indispensable de bien surveiller la météo en amont de la course. On ne s’équipe pas de la même façon par temps sec avec une température clémente de 10° que lors d’une édition arrosée. Et l’équipement est encore différent quand la neige et la glace s’en mêlent. Boue, pluie, neige, brouillard, froid … autant de paramètres qu’il faut avoir bien intégrés pour prendre un maximum de plaisir le jour J.

Checklist : une liste des équipements à prévoir pour la SaintéLyon. Bien entendu, cette liste doit être modulée suivant les conditions météo et votre propre expérience !

  • Bonnet, gants, sur-gants imperméables
  • Sous-vêtement, micro polaire, veste à membrane imperméable
  • Collant long ou corsaire + manchons
  • Chaussures mixtes, mini guêtres, chaines type Yaktrax
  • Frontale principale + frontale de secours + piles de rechange
  • Sac à dos, poche à eau ou bidons, sacs étanches de type congélateur pour garder au sec les vêtements dans votre sac
  • Réserve alimentaire
  • Téléphone portable avec le numéro des secours, mouchoirs en papier, couverture de survie (obligatoire), carte d’identité, monnaie, crème anti-frottements

Quelle tenue ?

Il faudra pouvoir faire évoluer votre tenue en fonction du froid et de l’humidité et prévoir que la température au point culminant du parcours (850m en pleine campagne) sera forcément plus basse que celle du point de départ (500m en ville). La température ressentie sera également plus basse au petit matin, juste avant le lever du jour, d’autant que la fatigue accumulée au fil des kilomètres sera là pour accentuer cette sensation.

Le problème du choix se pose surtout pour la partie haute du corps. J’utilise le système éprouvé des 3 couches de vêtements qui me permet de moduler efficacement ma tenue sans me surcharger. Un sous-vêtement thermique manche longue très couvrant au niveau du dos avec un demi zip pour le côté pratique (Mizuno Breath Thermo s’il fait vraiment froid ou Columbia Omni-Heat Reflective), une micro polaire légère comme seconde couche (Raidlight Trail Raider) et une veste à membrane Gore-Tex comme ultime rempart contre les éléments. Le sac à dos offre une protection supplémentaire pour le dos. Ne vous habillez pas trop et évitez à tout prix de transpirer. Des vêtements humides et c’est le refroidissement assuré.

Pour le bas, un collant long basique ou un simple corsaire si l’on est adepte des manchons. Leur contention offre un bon maintien des muscles du mollet. C’est un confort appréciable dès lors que l’on participe à un ultra.

Bon plan : chaque année, les magasins Terre de Running font une opération spéciale sur les tenues Raidlight à l’approche de la SaintéLyon. Généralement -20% pour l’achat d’un haut ou d’un bas ou -25% pour l’achat d’un haut et d’un bas.

Les gants sont un élément à ne pas sous-estimer. Si les gants de soies sont idéaux par temps froids et secs, ils s’avèrent totalement inadaptés en cas de pluie. Mouillé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, les conséquences se font rapidement sentir. A la morsure du froid, s’ajoute un engourdissement qui vous prive de l’usage de vos mains : ouvrir l’emballage d’une simple barre de céréale devient mission impossible. Un petit arrêt technique ? N’espérez par refaire le nœud de votre corsaire. L’idéal dans ses conditions est de prévoir une paire de rechange ou mieux encore des sur-gants imperméables.
 

Quelles chaussures ?

Côté chaussure, mieux vaut éviter les modèles trop typés trails. Les rares portions techniques peuvent être abordées sans problèmes avec des chaussures polyvalentes, voir même avec des pures routières. Eviter quand même les semelles trop lisses. Lorsque le terrain est particulièrement boueux pensez aux mini-guêtres pour éviter les intrusions intempestives. Et si jamais la neige et la glace s’invite à la fête, investissez dans une paire de Yaktrax (l’équivalent des chaînes auto), vous serez bluffé par l’accroche que procure ce type de produit.


 

L’éclairage

L’éclairage est un élément primordial de l’équipement. On s’en doute pour une course nocturne.
Un éclairage puissant est indispensable pour bien appréhender les portions techniques du parcours comme la descente sur Sainte-Catherine ou celle du Bois d’Arfeuille. Ne compter pas sur l’éclairage des vos proches voisins pour compenser la faiblesse de votre équipement. Au sein du peloton la lumière des nombreuses frontales est suffisamment présente pour empêcher votre accoutumance à l’obscurité. Les faisceaux lumineux des autres coureurs sont dirigés selon leur propre trajectoire et masquent en les assombrissant les détails du terrain (pierres, flaques boueuses) qui vous seraient utiles.

Pensez à utiliser des piles lithium. Elles sont un peu plus chères à l’achat mais elles vous offriront une meilleure autonomie pour un poids réduit. Evitez d’utiliser la batterie habituelle de votre frontale, elle a probablement perdue un peu de son autonomie avec le temps.

Pensez à prendre une frontale de secours, ne serait-ce que pour changer les piles de votre frontale principale si vous tombez en rade d’énergie …
 

L’hydratation

Si vous avez opté pour la poche à eau, protégez le tube et l’embout de votre système d’hydratation avec une protection néoprène. Elle évitera (dans une certaine mesure) que l’eau gèle dans le tube. Gardez l’eau quelques secondes dans votre bouche avant de déglutir pour la tiédir, cela vous évitera bien des déboires intestinaux. Prenez tout de même quelques mouchoirs en papier, un coureur averti en vaut deux.

Même si vous jouez la carte de la performance, prenez le temps de vous retourner pour contempler l’immense serpent lumineux de la SaintéLyon : les lumières de plusieurs milliers de frontales s’offrent à votre regard.

Bonne SaintéLyon.

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