La 180 https://www.la180.com Aller-retour SaintéLyon Fri, 14 Dec 2018 23:09:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.0.1 Ma 180 2018: une course trop courte, par Pierre https://www.la180.com/2018/12/03/ma-180-2018-une-course-trop-courte-par-pierre/ https://www.la180.com/2018/12/03/ma-180-2018-une-course-trop-courte-par-pierre/#respond Mon, 03 Dec 2018 21:03:44 +0000 https://www.la180.com/?p=7288 C’est la première fois que j’écris mon récit à chaud. L’émotion est tellement grande (et le récit sera si court…) que les quelques lignes seront faciles à retranscrire. Pendant ce temps-là (samedi 1erdécembre, 13h30), mes copains de la 180 arrivent tout juste à Sainte-Catherine. Courage à tous ! Préparation Heureux d’avoir bouclé ma première 180 […]

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C’est la première fois que j’écris mon récit à chaud. L’émotion est tellement grande (et le récit sera si court…) que les quelques lignes seront faciles à retranscrire.

Pendant ce temps-là (samedi 1erdécembre, 13h30), mes copains de la 180 arrivent tout juste à Sainte-Catherine. Courage à tous !

Préparation

Heureux d’avoir bouclé ma première 180 l’an dernier malgré le froid, la neige et le verglas, je décide de me lancer une nouvelle fois dans l’aventure. En prime, cette année, l’aller-retour fera 162km, soit « 100 miles ». C’est l’occasion de franchir ce cap, sur un parcours qui reste roulant (4500-5000mD+).

Le 8 juillet, alors que je me prélassais dans la piscine, je vois que mon nom est retenu sur la page facebook de la 180. Quelle émotion de savoir que l’aventure va pouvoir recommencer.  Bon, je venais d’abandonner il y a quelques jours sur l’ultra Race, mais ma motivation était réelle.

Comme avant chaque course type « ultra », la préparation est longue et les kilomètres défilent. Mais cette année, en vue de cette 180 de prestige, et contrairement aux années précédentes, l’été a été très calme (trop calme) niveau entraînement. L’envie de courir n’était pas là. Heureusement, j’ai pu relancer ma préparation grâce aux amis (Mica, Damiano, Gaël, Tanguy, Thierry, Corinne…) dès septembre. Les entraînements s’enchaînent, quelques courses sont intégrées : nuit des cabornes avec Mat et Antoine, l’Ancilevienne en mode run & bike avec mon ami de course Rémy (une belle retrouvaille), le marathon du RIL, le LUT by night qui passait dans mon établissement et enfin le « off des grenouilles » de Lyon à Bourg-En-Bresse (82km/550mD+) organisé par l’ami Steph, un fou furieux !

J’ai repris à fond, peut-être trop…. Courant octobre, lors de certains entrainements, une douleur encore inconnue s’est fait ressentir. Elle était localisée sur mon tendon d’Achille gauche. Depuis, après chaque longue session de course, la douleur revenait, plus ou moins forte. Parfois je la sentais à peine, alors qu’après d’autres sorties, je pouvais à peine marcher. Le manque de repos après entraînement et une hygiène de vie aléatoire (nourriture, sommeil et soirées…) ont accélérés et maintenus cette blessure.

A présent, à 2 semaines de l’échéance, le repos sera ma priorité. Quelques footings « sans forcer et sans difficultés » se succèderont fin novembre. Mon tendon reste douloureux par moment, mais mon ostéo me donne le feu vert. J’avoue avoir hésité à maintenir mon inscription, mais le diagnostic positif et mon envie ne m’ont pas fait changer d’avis. Je prendrai le départ.

J-1

Vendredi 30 novembre, dès le réveil, et comme depuis quelques jours, le doute est là. Non seulement ma blessure ne disparaît pas, mais mon tonus joue avec moi, il fait des va-et-vient. Je me lève finalement pour aller bosser de 8h à 10h. Je me dis que j’aurais dû me faire remplacer pour dormir toute la matinée !

Je termine mon cours à 9h40. Je quitte très rapidement le collège pour rejoindre la Part-Dieu. Je passe à Carrefour pour acheter les victuailles que nous dégusterons à Sainte-Catherine le lendemain et à Décathlon pour acheter en urgence une t-shirt moulant épais, je pense que j’aurais besoin de changes durant le week-end !

La suite de la journée sera entrecoupée de siestes, « comatages » devant les chaînes TNT et gros moments de stress seul dans mon salon à cogiter. Ma copine travaille, cela n’arrange rien. Je ne sais pas si ma blessure se réveillera le lendemain. Je ne sais pas si j’aurais la force…je suis plein de doutes, de questions…le jeu en vaut-il la chandelle ??? Je fini, après en avoir longuement discuté avec moi…, par me dire que je tenterai l’aventure même si je ne sais pas où elle va me mener.

Je décide ensuite de me balader en fin de journée dans Villeurbanne pour évacuer ce stress qui m’envahit. Un petit coucou à mes potes Loïc et Yan, et je rentre chez moi.

La nuit va être courte….

JOUR J

La nuit a été courte comme prévu. Les images de la 180 de l’an dernier s’entremêlent. Je repense aux super moments vécus lors de l’édition 2017 (le départ festif de la Halle Tony Garnier, le ravito « téléthon » à Soucieu, le gros ravito de Sainte-Catherine, l’arrivée à St-Etienne et le temps de repos au Flore……), mais je doute toujours. Mon tendon va-t-il se réveiller ? La motivation sera-t-elle là ? Le manque de sommeil aura-t-il un impact ? Beaucoup de questions, trop de questions….

A 4h10, Pierre-Edouard (coureur de la 180) et son papa (bénévole sur la Saintélyon) me récupèrent devant chez moi. Un grand merci à eux ! J’ai la tête ailleurs, mais j’essaie de me convaincre que cela va changer. Il est tôt, très tôt (trop tôt? …) et je vais finir par me réveiller.

Nous arrivons à quelques mètres de la Halle Tony Garnier pour poser nos sacs et récupérer notre t-shirt rouge de la 180 tant attendu ainsi que le fameux badge réfléchissant.

5h00 : photo de groupe pour la postérité, départ sur la ligne virtuelle et coup d’envoi donné par Jean-François (Arthur Baldur), président du Lyon Ultra Run pour une longue balade en perspective.

C’est parti !!!!Sur les premiers kilomètres, mon souffle est court, mes jambes encore endormies, mais rien d’alarmant pour un départ aussi matinal. Je me mets rapidement dans ma bulle. Je ne parle pas beaucoup alors que d’autres coureurs sont joyeux, expressifs. Je me place en milieu de groupe afin de gérer mon effort. Nous alternons entre marche et course selon le profil du tracé. Je reste toujours à l’écart, muet, en attendons que mon corps (et surtout mes jambes) me donne le signal de départ. J’entreprends quelques accélérations… en vain.

Nous arrivons à Chaponost, dernier ravito de la Saintélyon (mais premier pour nous !) vers 6h50. Nous avons à peine couru 12km et ma blessure tant redoutée réapparaît. Elle est là, bien présente, et me rappelle à l’ordre. Je marche au maximum pour la soulager pendant que le reste du groupe courre. Gaby, habitué du format, qui n’est pas non plus au mieux de sa forme en ce début de course, m’accompagne pour fermer le groupe. Il n’en fallait pas plus pour que le doute s’installe. Je n’ai pas l’habitude de fermer le pas, et encore moins de faire attendre le groupe. Je marche/trottine/marche/trottine/marche….

Je décide quand même de poursuivre jusqu’à Soucieu situé à 8km pour voir l’évolution. Comme depuis plusieurs minutes, je reste en queue de peloton. Les autres coureurs apprécient le lever du soleil et les premiers rayons. L’ambiance semble bonne devant.

Je tente de nouveau quelques petites accélérations pour faire réagir mon tendon, mais celui-ci se crispe. La douleur se propage à présent sur l’arrière du talon. Aïe, ma 180 semble mal embarquée…. Je ne prends aucun plaisir, je me crispe. La douleur n’est pas insoutenable mais m’empêche de dérouler côté pied gauche. Depuis le départ, le plaisir n’est toujours pas présent. Moi qui était venu là pour profiter et prendre du plaisir avec les copains, rien ne se passe comme prévu.

Nous entrons vers 8h à Soucieu-en-Jarrest. A peine arrivés, tous les coureurs s’orientent vers la boulangerie locale pour profiter des croissants, pains au chocolat, brioches à la praline ou pizza. J’arrive pour ma part quelques secondes après, la file d’attente est déjà longue, le temps de faire le point.

Je me pose cinq minutes sur les marche de la boulangerie, seul. J’enlève mon sac, sors mon coupe-vent, met ma montre en pause. Toutes les questions que j’ai en tête depuis Chaponost ne cessent de revenir. Mon tonus est toujours au plus bas, ma tête est ailleurs, mais surtout, mon tendon d’Achille gauche est de plus en plus douloureux. Je pense aux difficultés à suivre car je connais le parcours quasiment par cœur et la distance qu’il me reste à parcourir (140km).

Ma décision est prise, je DOIS abandonner. Cette phrase est dure à assumer car cette course était mon objectif prioritaire depuis le mois de juillet. Des dizaines d’heures d’entraînement semblent partir en fumée. J’ai pesé le pour et le contre, et ma décision ne changera pas. J’arrête ma montre et enregistre mon parcours « pour la postérité ». Là c’est sûr, je ne repartirai pas. Je regarde de loin le groupe qui se ravitaille et boit le café sur un banc de fortune. J’avertis au même moment Mathieu, avec qui j’avais prévu de courir le retour. Je m’en veux car je vais le laisser partir seul, ce soir, sous la pluie (désolé mon pote et courage !). J’appelle ensuite Romain qui m’encourageait au même moment par SMS. Ses paroles pleines de sagesse m’ont confortées dans ma décision. Le groupe quitte Soucieu, moi je reste, c’est la fin de l’aventure….

Le retour jusqu’à Villeurbanne a été beaucoup plus rapide. J’ai eu la chance de pouvoir rentrer immédiatement grâce aux bénévoles du LUR avant que ma copine ne parte au travail. Ses quelques mots réconfortants vont me rester ne tête durant cette longue journée chez moi, devant mon ordinateur, loin de mes partenaires de galère.

Je souhaite une bonne continuation aux 19 coureurs de la 180 édition 2018. Les gars, vous avez 162km à boucler, c’est une édition d’anthologie !!!! Je vous envie !

Je remercie ensuite le Lyon Ultra Run et tous ses bénévoles pour leur accueil, leur motivation, leurs encouragements avant et pendant cette course hors norme. Je risque de revenir !

Je pense enfin à tous mes amis runners avec qui j’ai pu partager cette passion (quel que soit le jour, l’heure, le parcours, la difficulté, le climat…) ainsi qu’à ma chérie qui me soutient dans ces défis malgré les sacrifices.

Je vais à présent me reposer et prendre du recul.

Bonne SaintéLyon à tous !

Pierre (fouquix07)

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La 180 2018 – Les résultats https://www.la180.com/2018/12/02/la-180-2018-les-resultats/ https://www.la180.com/2018/12/02/la-180-2018-les-resultats/#comments Sun, 02 Dec 2018 11:50:40 +0000 https://www.la180.com/?p=7273 Les temps indiqués correspondent à ceux de la SaintéLyon, partie officielle de la 180. La distance Lyon – Saint-Etienne en off a été effectuée en 15h45.

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Les temps indiqués correspondent à ceux de la SaintéLyon, partie officielle de la 180. La distance Lyon – Saint-Etienne en off a été effectuée en 15h45.

NomPrénomPseudoTemps retour
LECLERECharles-EdouardCharlie10h22
PETITChristophechris11h46
TROHAYFabienPiflet12h03
POIDEVINSTEPHANESTEPH.12h22
DUPUYRaphaëlRaf12h44
COGEZCATHYKATE12h49
GRAJDURAThierrytidgi13h34
CHAUDETCédricLenumero1414h00
DADETFabriceMad Runner14h20
FERNANDEZAndreCayman14h23
JEZEQUELBernardZeze14h53
BRUNONDavidCookie Rock15h15
GUERIOTFabriceFabrice16h21
DELILLEThierryptititi42Arrêt Saint-Christo
PONTUSJoëlleUltra fêléeArrêt Saint-Christo
GUILLETJean-BaptisteJBArrêt Saint-Etienne
VALOURStephandeadpool42Arrêt Saint-Etienne
FRANKgabrielgabyArrêt Saint-Etienne
FAUQUEPierrefouquix07Arrêt Soucieu (aller)

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Suivi Live SaintéLyon 2018 https://www.la180.com/2018/11/20/suivi-live-saintelyon-2018/ https://www.la180.com/2018/11/20/suivi-live-saintelyon-2018/#respond Tue, 20 Nov 2018 13:49:23 +0000 https://www.la180.com/?p=7251 L’article Suivi Live SaintéLyon 2018 est apparu en premier sur La 180.

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Grâce au suivi live de la course, vous pourrez suivre le périple de chaque coureurs de la SaintéLyon, SaintExpress, SaintéSprint, Saintétic et bien entendu celui des coureurs de la 180. Nous vous souhaitons une très bonne course.

Accès Suivi temps réel La 180 2018

Suivi quasi temps réel (localisation toutes les 5 à 10 minutes) via des balises Capturs.

Accès Suivi LiveTrail SaintéLyon 2018

6 points de passage (Saint-Christo-en-Jarez, Sainte-Catherine, Saint-Genou, Soucieu-en-Jarrest, Chaponost, Lyon).
Suivi Live SaintéLyon 2017 LiveTrail

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Ultra Boucle de la Sarra, 17 & 18 mai 2019 https://www.la180.com/2018/11/20/ultra-boucle-de-la-sarra-17-18-mai-2019/ https://www.la180.com/2018/11/20/ultra-boucle-de-la-sarra-17-18-mai-2019/#respond Tue, 20 Nov 2018 12:50:12 +0000 https://www.la180.com/?p=7236 UNE COURSE HORS NORME SUR LES HAUTEURS DE LYON ! Panoramas somptueux sur la Ville, départ explosif en côte, tapis rouge digne du festival cannois, magie de la montée Nicolas de Lange illuminée par plus de 600 lumignons, traversée de l’esplanade noyée sous la lumière des projos, des lasers et du gros son et désormais […]

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UNE COURSE HORS NORME SUR LES HAUTEURS DE LYON !

Panoramas somptueux sur la Ville, départ explosif en côte, tapis rouge digne du festival cannois, magie de la montée Nicolas de Lange illuminée par plus de 600 lumignons, traversée de l’esplanade noyée sous la lumière des projos, des lasers et du gros son et désormais départ aux flambeaux pour les 24 heures, autant d’éléments classiques ou en passe de l’être qui font la force de l’épreuve et participent à son ambiance festive.

La grande nouveauté de l’édition 2019, sera la création d’une épreuve 12 heures solo. Ce format, réclamé par les coureurs, permettra de faire la liaison entre une épreuve 6 heures accessibles au plus grand nombre et une épreuve 24 heures plus élitiste. Les formats 24 heures solo (3 pts Itra), 6 heures solo, 6 heures relais 2 et 6 heures relais 3, qui ont fait le succès de l’épreuve sont bien entendu conservés.

Alors, en 2019, vous relevez le défi ?

S’INSCRIRE A L’EDITION 2019

EPREUVE 24 HEURES SOLO (GOLDEN TALC) : Limitée à 90 participants
EPREUVE 12 HEURES SOLO : Limitée à 90 participants (NOUVEAU)
EPREUVE 6 HEURES SOLO : Limitée à 120 participants
EPREUVE 6 HEURES RELAIS A 2 : Limitée à 40 équipes
EPREUVE 6 HEURES RELAIS A 3 : Limitée à 60 équipes

T-shirt technique en cadeau souvenir, bière offerte, ravitaillement express spécial solo, buffet d’arrivée, snack bar pour le public …

DEPART DE LA COURSE

EPREUVE 24 HEURES SOLO : VENDREDI 17 MAI 2019 – 23H00
Le départ est donné sur l’esplanade supérieure de la Piste de la Sarra (pas de départ en côte).

EPREUVE 12 HEURES SOLO : SAMEDI 18 MAI 2019 – 11H00
Le départ est donné sur la piste de descente VTT après le tunnel piétons. Les coureurs empruntent la piste VTT sur une distance de 180 m (premier virage et double bosse compris) avant de rejoindre la boucle.

EPREUVES 6 HEURES SOLO, RELAIS 2 ET 3 : SAMEDI 18 MAI 2019 – 17H00
Attention, pour éviter le risque de bousculades et de chutes inhérent à un départ en descente, celui-ci sera donné au pied de la piste de la Sarra. Au top, vous vous élancerez à l’assaut de la pente « dré dans l’pentu » pour une mini boucle (environ 40 m de D+). A quelques mètres du sommet, vous basculerez dans la pente pour débuter la première véritable boucle …

CHANGEMENT DE PARCOURS

Le parcours emprunte toujours la Piste de la Sarra, le chemin de Montauban et les 563 marches de Nicolas de Lange. Le changement se situe à la fin du Chemin du Viaduc (Parc des Hauteurs), l’accès à la base de vie ne se fera plus par le chalet mais par la rampe bitume qui mène directement à l’esplanade. Un changement qui simplifiera les flux coureurs/piétons et isolera la zone de détection des puces pour le chronométrage.

Le parcours gagne un peu en longueur, oh pas grand chose, une vingtaine de mètres supplémentaires tout au plus : 2060 m pour être exact.

CHALLENGE TERRE DE RUNNING DU MEILLEUR TOUR

Le challenge Terre de Running du meilleur tour n’aura plus lieu pendant l’épreuve. Il prendra la forme d’un jeu Strava qui récompensera les meilleures performances hebdomadaires sur la boucle. Un tirage au sort sera également effectué chaque semaine parmi les participants. Des chèques cadeaux Terre de Running seront offerts en dotation. Le portail d’accès à la rampe bitume étant habituellement fermé, le challenge sera effectué sur l’ancien parcours.

SAINTELYON – SALON DU TRAIL RUNNING

Lyon Ultra Run sera présent au Salon du Trail Running de la SaintéLyon le vendredi 30 novembre et le samedi 1er décembre. Nous vous présenterons nos évènements (Lyon Urban Trail, LUT by Night et Ultra Boucle de la Sarra) et Drizzled, un projet qui va vous simplifier le sport sur le temps de travail.
Retrouvez-nous sur le stand 124.

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Rando-Trail de Sainte-Catherine 2018 https://www.la180.com/2018/10/14/entrainements-saintelyon-rando-de-sainte-catherine/ https://www.la180.com/2018/10/14/entrainements-saintelyon-rando-de-sainte-catherine/#respond Sun, 14 Oct 2018 05:37:22 +0000 https://www.la180.com/?p=7175 Histoire de se mettre en appétit pour la reco TDR du dimanche 18 (plus d’infos ici ), le dimanche 11 novembre aura lieu la 17ème Rando-Trail de Sainte-Catherine! Cet évènement traditionnel de fin d’année est organisé par le CT Lyon. Le CT Lyon, créé en 1925, compte parmi les plus anciens clubs cyclistes français avec une […]

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Histoire de se mettre en appétit pour la reco TDR du dimanche 18 (plus d’infos ici ), le dimanche 11 novembre aura lieu la 17ème Rando-Trail de Sainte-Catherine! Cet évènement traditionnel de fin d’année est organisé par le CT Lyon. Le CT Lyon, créé en 1925, compte parmi les plus anciens clubs cyclistes français avec une notoriété qui dépasse largement la région Rhône-Alpes. C’est également le club organisateur de la SaintéLyon.

5 circuits de randonnées balisés de 5 km à 30 km

La Rando-Trail de Sainte-Catherine propose 5 circuits de randonnées balisés de 5 km à 30 km. De la rando découverte jusqu’au format pour marcheurs au long cours, il y en a pour tous les goûts. Le tout servi avec une organisation rodée et la convivialité légendaires des membres du CT Lyon!

C’est l’occasion d’une sortie longue de préparation à la SaintéLyon dans le cadre d’un évènement placé idéalement dans le calendrier. Le parcours entièrement balisé propose un panel représentatif des terrains que l’on peut rencontrer sur la Doyenne. Un peu de bitume, une bonne dose de chemins et des sentiers plus ou moins techniques. Le tout est plutôt roulant mais avec quelques bonnes grimpettes! Suffisantes en tout cas pour vous inciter à basculer en mode marche, dans un rythme qui devrait ressembler à celui que vous prendrez le jour J!

La balade fait la part belle aux passages sur les crêtes et les plateaux. Une vue dégagée y est quasiment omniprésente. Avec un peu de chance, vous pourrez même admirer le Mont Blanc en arrivant sur Moreau. Un régal ces Monts du Lyonnais!

Trois ravitaillements sur le grand parcours

Pour vous sustenter pendant cette belle balade, 3 ravitaillements sont proposés sur le grand parcours, à L’Aubépin, à Marcenod et le dernier à Moreau.

Inscription et conditions de participation

Les inscriptions s’effectueront à la salle des fêtes de Sainte-Catherine. Elles comprennent les boissons et ravitaillements sur tous les parcours (sauf le 5km). Un repas est servi à l’arrivée à Sainte-Catherine (saucisson, pomme de terre, fromage, fruits). Attention, dans le cadre d’une démarche de préservation de l’environnement, aucun gobelet en plastique ne sera distribué sur les ravitaillements.

Formats et horaires

5 km – 200 m D+ : le « Découverte » départ de 10h00 à 14h00 (6€).
10 km – 250 m D+ : le « Familial » départ de 8h00 à 14h00 (7€).
15 km – 400 m D+ : le « Petit Randonneur » départ de 8h00 à 14h00 (7€).
20 km – 450 m D+ : le « Randonneur » départ de 8h00 à 12h0 (8€).
30 km – 800 m D+ : le « Grand Randonneur » départ de 8h00 à 10h00 (9€).

Clôture du contrôle d’arrivée à Sainte-Catherine à 17h00.

CT Lyon
19 rue du Boeuf
69005 Lyon
ctlyon@free.fr
Tél : 04 78 42 44 08

Le site du CT Lyon.

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Reco TDR de la SaintéLyon 2018 https://www.la180.com/2018/10/12/reco-tdr-de-la-saintelyon-2018/ https://www.la180.com/2018/10/12/reco-tdr-de-la-saintelyon-2018/#comments Fri, 12 Oct 2018 04:53:53 +0000 https://www.la180.com/?p=7170 Et une petite reco SaintéLyon le DIMANCHE 18 NOVEMBRE 😊   Rendez-vous désormais traditionnel du mois de novembre, Terre de Running et Lyon Ultra Run vous proposent la reconnaissance du relais 3 de la SaintéLyon, soit la portion Sainte-Catherine – Soucieu. Terre de Running prend en charge l’organisation du transport sur les lieux de départ, […]

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Et une petite reco SaintéLyon le DIMANCHE 18 NOVEMBRE 😊

 

Rendez-vous désormais traditionnel du mois de novembre, Terre de Running et Lyon Ultra Run vous proposent la reconnaissance du relais 3 de la SaintéLyon, soit la portion Sainte-Catherine – Soucieu. Terre de Running prend en charge l’organisation du transport sur les lieux de départ, Lyon Ultra Run et le team TDR assurent l’encadrement et la sécurité du groupe. Bref, nous prenons en charge la logistique et vous n’avez plus que le plaisir de courir. Ne tardez pas à vous inscrire, les places partent souvent très vite. Vous êtes prévenus …

~ INFOS PRINCIPALES:

Rendez-vous à 8h du stade municipal à Soucieu-en-Jarrest
28,5km – 760m+ – Prévoir environ 4h
Prix : 10 euros

Inscriptions ICI

Une collation vous attendra à Soucieu pour clôturer la journée 😊

Terre de Running

Pour vous mettre en appétit, un petit souvenir de la reconnaissance 2017 …

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Le tracé de la SaintéLyon est en ligne! https://www.la180.com/2018/10/08/le-trace-de-la-saintelyon-est-en-ligne/ https://www.la180.com/2018/10/08/le-trace-de-la-saintelyon-est-en-ligne/#respond Mon, 08 Oct 2018 09:06:20 +0000 https://www.la180.com/?p=7164 Le tracé de la SaintéLyon 2018 a été publié! Vous le trouverez au lien ci-dessous: https://www.saintelyon.com/epreuve/la-saintelyon-81-km/ Et voilà, les recos peuvent maintenant commencer, plus d’excuses maintenant! D’autant plus que Terre de Running et le Lyon Ultra Run organiseront une reconnaissance de la section Sainte-Catherine – Soucieu le 18 novembre! Au programme le fameux enchaînement Arfeuille […]

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Le tracé de la SaintéLyon 2018 a été publié! Vous le trouverez au lien ci-dessous:

https://www.saintelyon.com/epreuve/la-saintelyon-81-km/

Et voilà, les recos peuvent maintenant commencer, plus d’excuses maintenant!

D’autant plus que Terre de Running et le Lyon Ultra Run organiseront une reconnaissance de la section Sainte-Catherine – Soucieu le 18 novembre! Au programme le fameux enchaînement Arfeuille – Rampeau – Signal qui devrait bien piquer 😁.

Plus d’infos sur celle-ci dans les jours à venir 😉

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La 180 2018 – La liste des inscrits https://www.la180.com/2018/07/08/la-180-2018-la-liste-des-inscrits/ https://www.la180.com/2018/07/08/la-180-2018-la-liste-des-inscrits/#comments Sun, 08 Jul 2018 09:43:46 +0000 https://www.la180.com/?p=7137 HABEMUS PARTICEPS!* Voici quelques mots en latin, non pas pour nous rappeler nos jeunes années de collégiens, mais pour dire que nous avons enfin la liste des participants à la prochaine édition de la 180! La fumée blanche est donc apparue! Choisir les heureux élus n’a pas été une mince affaire. Ce fut même un […]

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HABEMUS PARTICEPS!*

Voici quelques mots en latin, non pas pour nous rappeler nos jeunes années de collégiens, mais pour dire que nous avons enfin la liste des participants à la prochaine édition de la 180!

La fumée blanche est donc apparue! Choisir les heureux élus n’a pas été une mince affaire. Ce fut même un crêve-coeur de recaler certains et certaines d’entre vous… Mais il faut bien trancher et nous espérons que vous ne nous en tiendrez pas rigueur!

Pour les sélectionnés: pensez à nous prévenir en cas de changement de coordonnées, et notamment de votre adresse mail. De même, n’oubliez pas de vous inscrire à la course officielle pour le retour si ce n’est pas déjà fait. Pas de 180 sans SaintéLyon, la course officielle est une composante indissociable du off!

En cas de désistement, merci également de nous prévenir dans les plus brefs délais!

Pas d’affolement si vous n’avez pas de nouvelles de la 180 pendant l’été : les membres du Lyon Ultra Run auront la tête (et les jambes) dans les montagnes ou dans n’importe endroit où l’on peut gambader. Nous reviendrons vers vous dans le courant de l’automne et nous aurons l’occasion de nous rencontrer avant le jour J : les entrainements collectifs, recos et offs de préparation ne manqueront pas en fin d’année. Nous vous informerons des dates à ne pas louper …

Merci!

Nicolo 😊

NomPrénomPseudo
BRUNONDavidCookie Rock
CHAUDETCédricLenumero14
COGEZCathyKATE
DADETFabrice
DELILLEThierryptititi42
DUPUYRaphaëlRaf
FAUQUEPierrefouquix07
FERNANDEZAndreCayman
FRANKgabrielgaby
GRAJDURAThierrytidgi
GUERIOTFabriceFabrice
GUILLETJean-BaptisteJB
JEZEQUELBernardZeze
LECLERECharles-EdouardCharlie
PERRINThomasTomTrailRunner
PETITChristophechris
POIDEVINStéphaneSTEPH.
PONTUSJoëlleUltra fêlée
PREMOSELLINicolasnicolopremo
TROHAYFabienPiflet

* Nous avons les participants 😉

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Pré-inscriptions 2018 https://www.la180.com/2018/05/01/pre-inscriptions-2018/ https://www.la180.com/2018/05/01/pre-inscriptions-2018/#comments Tue, 01 May 2018 18:18:35 +0000 https://www.la180.com/?p=7100   ***Les inscriptions pour l’édition 2018 sont closes!*** La liste des participants sélectionnés sera annoncée première quinzaine de juillet sur le site et sur les réseaux sociaux. Les heureux participants seront également informés par mail. On est par avance désolés pour ceux qui ne seront pas retenus. Ne soyez pas trop déçus et re-tentez votre […]

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***Les inscriptions pour l’édition 2018 sont closes!***

La liste des participants sélectionnés sera annoncée première quinzaine de juillet sur le site et sur les réseaux sociaux. Les heureux participants seront également informés par mail.

On est par avance désolés pour ceux qui ne seront pas retenus. Ne soyez pas trop déçus et re-tentez votre chance l’année prochaine 😉

« Ambiance unique, images féériques d’un serpent lumineux fort de plusieurs milliers de frontales sur les crêtes des Monts du Lyonnais, conditions météo souvent difficiles, donnent à la doyenne des courses nature son incomparable parfum d’aventure. Mais au sein de cette grand messe de l’ultra qu’est la SaintéLyon se cache un autre périple, l’aventure dans l’aventure, une expérience unique en son genre à la croisée du off et de la compétition officielle. Participer à ce off de légende, c’est vivre un mythe, c’est vivre le mythe de la 180. »

Une dixième 180 pour la 65ème édition de la SaintéLyon, collector cette année, avec un format XXL de 162 kms! Bigre, il y aura de quoi rassasier l’appétit des meilleurs gloutons de kilomètres! Ne reste plus qu’à espérer que les conditions météos soient au diapason pour rendre ce millésime encore plus mémorable! Alors vous préférez quoi: froid polaire comme l’an dernier ou chaleur printanière comme en 2015? 😁

Rappel des modalités d’inscriptions pour La 180 2018

Le nombre de places pour La 180 est limité car nous souhaitons à tout prix préserver la convivialité de la balade. Une phase de pré-inscriptions a donc lieu du vendredi 1er juin au vendredi 15 juin 2018 à 22h. A l’issue de cette phase de pré-inscriptions, un tirage au sort sera effectué pour déterminer les futurs participants (possibilité de constituer un groupe de 3 coureurs maximum pour le tirage au sort en indiquant un identifiant numérique de groupe). Un léger surbooking sera prévu, sachant qu’il y a toujours quelques défections avant le jour J. Les participants s’engagent à effectuer l’aller-retour (ou tout du moins à essayer).

Pour pouvoir participer, vous devez avoir été finisher de deux éditions de la SaintéLyon.

Avant de songer à vous inscrire assurez-vous d’avoir les capacités suffisantes pour affronter la balade. Vous devez absolument avoir acquis au préalable une parfaite aisance de course sur des distances de 70 km minimum, sans chute notable de votre allure. Si votre niveau est trop faible, vous pénaliserez l’ensemble du groupe. Par expérience, il est impossible et totalement illusoire de vouloir maintenir la cohésion d’un groupe après une dizaine d’heures d’effort quand le groupe n’est pas homogène au départ. Les premiers ont tendance à accélérer car ils ont hâte de se reposer et manger, les derniers marchent (pour ne pas dire rampent) et sont à l’agonie. Pour participer, vous devez donc être capable de courir !

Et n’oubliez pas: la participation à la 180 implique d’être inscrit(e) à l’épreuve 81km solo de la Saintélyon!

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10ème édition de La 180 – 1er et 2 décembre 2018! https://www.la180.com/2018/04/05/10eme-edition-de-la-180-1er-et-2-decembre-2018/ https://www.la180.com/2018/04/05/10eme-edition-de-la-180-1er-et-2-decembre-2018/#comments Thu, 05 Apr 2018 20:02:45 +0000 https://www.la180.com/?p=7014 Cette 65ème édition de la SaintéLyon coïncidera avec la 10ème 180 (dans sa configuration actuelle depuis 2009), qui, rappelons-le, consiste tout simplement à faire le trajet Lyon-Saint Etienne en off pour aller prendre le départ de la course officielle. Et pour ce double anniversaire, on sera royalement servi avec la plus longue édition de l’histoire! […]

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Cette 65ème édition de la SaintéLyon coïncidera avec la 10ème 180 (dans sa configuration actuelle depuis 2009), qui, rappelons-le, consiste tout simplement à faire le trajet Lyon-Saint Etienne en off pour aller prendre le départ de la course officielle. Et pour ce double anniversaire, on sera royalement servi avec la plus longue édition de l’histoire!

La SaintéLyon 2018 fera en effet pas moins de 81 kms! L’aller-retour en comptera donc 162!  Nos cuissots en grincent de plaisir à cette idée 😊

Les pré-inscriptions pour cette 10ème 180, qui s’annonce donc collector, ouvriront début juin, pour une sélection des participants début juillet. Tout cela sera annoncé sur le site web et sur les réseaux sociaux.

En attendant, n’oubliez pas de vous inscrire pour la course officielle sur le site de la SaintéLyon. Les inscriptions sont ouvertes depuis le lundi 9 avril (les 2000 premiers dossards à tarif préférentiel sont partis en… 40 mns!).

Car n’oubliez pas: la participation à la 180 implique d’être inscrit(e) à l’épreuve 81km solo de la Saintélyon 😉

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La 180 2017 by Jérome https://www.la180.com/2017/12/27/180-2017-by-jerome/ https://www.la180.com/2017/12/27/180-2017-by-jerome/#respond Wed, 27 Dec 2017 08:43:51 +0000 https://www.la180.com/?p=6946 Saintélyon 180, 144 km en version 3 étoiles *** L’année touchant à sa fin, c’est l’heure de la récré avec la Saintélyon en version aller-retour 180. Je choisis ici de ne pas m’étendre outre mesure sur le carnet de route, pas mal de versions existent déjà sur la course officielle et vous pourrez trouver de […]

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Saintélyon 180, 144 km en version 3 étoiles ***

Saucisson lyonnais pistaché

Sur les hauteurs

Hall of Fame

L’année touchant à sa fin, c’est l’heure de la récré avec la Saintélyon en version aller-retour 180. Je choisis ici de ne pas m’étendre outre mesure sur le carnet de route, pas mal de versions existent déjà sur la course officielle et vous pourrez trouver de multiples témoignages ici ou là. Je joins plutôt quelques clichés des paysages mais surtout des copains avant, pendant et après la course. La richesse du week-end est bien là !

L’étang de Chaponost

Dans la forêt

L’âge de glace

Le piment de cette 180 c’est assurément l’aller, une rando-trail en version off pour relier Saint-Etienne depuis Lyon. Départ samedi matin à 6h30, pause petit déjeuner à Soucieu avec les bénévoles du téléthon (120 saucissons à cuire et 120 kg de patates), déjeuner convivial à Sainte-Catherine  et arrivée vers 20h15 à destination.

Le signal Saint-André

Pause repas à Sainte-Catherine

Dans le sucre glace

Des feuilles mortes dans les forêts jusqu’à Soucieu, puis la neige sur les 40 km suivants… de quoi redevenir un enfant, tenter la bataille de boules de neige et le concours de bonhomme. Le mercure ne monte pas beaucoup sans que les températures ne soient trop violentes. Belle ambiance avec les 29 coureurs, ainsi que les membres organisateurs du LUR qui sont aux petits soins.

Mirabelle mal peignée

La cordée

Les encouragements de Modestine

Le retour ? Départ avec la dernière vague à 00h20 qui s’étire rapidement en un beau serpent lumineux de plusieurs kilomètres, c’est très chouette. Un pic négatif autour de -17°C après Sainte-Catherine qui saisit au moindre arrêt, mieux ne vaut pas traîner. En milieu de nuit, mes paupières sont lourdes et je parviens néanmoins à faire une micro-sieste de 5 min sur une dalle de pierre près d’une ferme. Mes yaktraks me permettent de galoper comme un lapin sur la neige et le verglas, le gros hic c’est que tout le monde n’en est pas équipé… ça bouchonne donc fortement dans la poudreuse, et beaucoup descendent sur les fesses dans les passages verglacés.

De mal en patience, le second souffle est là, je remets les gaz à Saint-Genou en me disant que ça tiendra bien un moment… et bien jusqu’à l’arrivée finalement, 32 km en 3h55 pas si mal ! Troisième 180, troisième étoile ***.

L’arrivée à Saint-Etienne

Le serpent lumineux

Dans la nuit

Merci à tous pour vos messages bienveillants et votre soutien. Vous savoir là, proches ou plus éloignés, c’est assurément une plus belle récompense que tous les chronos et toutes les médailles du monde réunis. Ce n’est pas une performance car il y a toujours bien mieux, restons lucide, cela dit si ça peut inspirer ne serait-ce qu’une personne, c’est mission accomplie. A très bientôt ici ou là, sur les 4 chemins.

Petit extrait du trombinoscope du week-end…

Rémi mon filleul

Laurent le pro de la récup

Pascal le savoyard

Damien l’auvergnat

Christophe et Etienne from the Aveyron

Thibault le franc-comtois

Matthieu l’ultra-illustrateur

Titine superstar

Will l’infatigable

Frank le stéphanois

Nath et Bruno les fondettois

Greg et Seb au départ

Vincent le bourguignon

Cédric le nicois

Marjorie la vauclusienne

Sébastien dans le tram

Quelques chiffres

Le profil retour

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La 180 2017 by Steph https://www.la180.com/2017/12/23/180-2017-by-steph/ https://www.la180.com/2017/12/23/180-2017-by-steph/#respond Sat, 23 Dec 2017 05:55:25 +0000 https://www.la180.com/?p=6930 Ma 180 !!!! Un peu plus de 24 h de temps écoulé pour un temps de déplacement d’environ 20h30 ! Non !!! Ce n’est pas ça « ma 180 » !!! C’est 7896 heures de partage…. En effet pour moi tout a commencé un 8 janvier vers St martin-en-Haut quand je rencontre des spécialistes de L’Ultra s’alignant sur 15km en s’amusant […]

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Ma 180 !!!!

Un peu plus de 24 h de temps écoulé pour un temps de déplacement d’environ 20h30 !
Non !!!
Ce n’est pas ça « ma 180 » !!!
C’est 7896 heures de partage….
En effet pour moi tout a commencé un 8 janvier vers St martin-en-Haut quand je rencontre des spécialistes de L’Ultra s’alignant sur 15km en s’amusant comme des fous alors que moi je souffrais sur 30km.
Alors, oui, la course à pied est un sport individuel mais on peut la pratiquer avec d’autres coureurs….
Il n’y a pas eu un moment où l’un de mes amis coureurs n’était présent avec moi durant cet aller/retour.
Je pense évidemment à notre groupe de 28, mais aussi à tous ceux qui m’ont suivi durant ma préparation.
Oui, La 180, j’y pense depuis le 8 janvier 2017, date de ma dernière course « SEUL ».
Le 14 janvier, Nuit blanche du Pilat avec un dossard féminin. Merci Patricia, mon premier podium !!!
Le 22 janvier, La Foulée des Monts d’Or avec Sylviane, Yohan, Thierry,…
Le 3 février, Lurdunum avec le LUR évidemment, plein de nouvelles rencontres, Johan, Emilie, Gaby, des visages sur des prénoms. Une confirmation pour moi, une envie irrésistible d’accrocher le badge « La 180 » sur mon sac !!!
Le 5 février, Trail givré de Montanay avec la team Pinpin, Philippe, Thomas, Johan, toujours là….
Le 12 Février, premier Off des Monts d’Or avec de nouvelles rencontres:  Jean, Anthony, Laurent,…

Puis suit une période avec un peu plus de vélo pour soigner une douleur à la patte d’oie, avec séance de Kiné.

Merci Maryline qui m’a démontré les bienfaits des assouplissements !!!

Le 26 mars, petit test sur le trail de Caluire avant…

Le 2 Avril pour les 10 ans du LUT, coucou Arthur et le LUR !!!

Le 9 avril, 2ème Off des Monts d’Or, encore de nouveaux amis, Romain, Laurence Tulan,….

Le 15 avril, 12h de St Fons, Joëlle, Bernard et un grand merci à Dominique (spécialiste de L’Ultra en cyclisme sur route) d’être venu me voir à l’arrivée !

Le 18 avril, dernière séance de Kiné, Guéri !!!

Le 1er mai, nouvel Off des Monts d’Or avec un super partage de victuailles à l’arrivée ! Super moment !!!

Le 20 mai, 24h de l’INSA ! 172 Km ! Merci Stéphane, Christophe, Philippe ! C’était tout plat mais je voulais valider 24h de course, toujours en vue de « La 180 » Surpris de jouer le podium avec Patrick et Alain !

Le 10 juin, Grand Trail de St Jacques, Céline, Pascale, Patricia, Stephanie et Cyril !

Le 9 Juillet, grosse partie de VTT à Courchevel avec Didier et Thomas !

Plusieurs bons moments durant tout l’été avec famille et amis jusqu’au 18 septembre où je rencontre Francois D’haene après sa victoire sur L’UTMB qui le plus simplement se joint à notre groupe d’environ 40 coureurs pour un petit run avant dégustation de ses vins…. Coooolll !!!!

Confirmation je serai à La 180 !!!! Je fais partie des heureux sélectionnés !!!

Le 30 septembre, 100km de Millau avec Thomas, Thierry, Matthieu et Fabrice !

Le 8 Octobre, Nouvel Off, dans les Monts du Lyonnais cette fois, avec une vingtaine de nouveaux amis !

Ensuite, j’enchaine les 13,14 et 15 Octobre:

Intégrale by Night (Merci le LUR), Nocturne des Grenouilles (Anthony qui gagne, Franck, Xavier et Thomas) puis sortie vélo pour le Rallye des Pierres Dorées avec Didier, Thomas et Eric.

Le 22 octobre, La Val’lyonnaise, (Thierry, Sophie, et Franck ; sélectionnés La 180), Thomas, Philippe, enfin rencontre de Laurent C. !

Le 28 octobre, super moment avec Les Kikourous pour une reco de 44km et rencontre de 3 compagnons de La180, Franck, Tom et Christophe.

Le 4 novembre, Lut by Night, grand moment de bonheur avec Thomas et Philippe, bien arrosé cette année !

Et toujours une équipe du LUR au top pour nous accueillir à l’arrivée: Gaby, Laurent, Thierry, Franck, Emilie, David,…

Le 5 novembre, je ne pouvais pas dire non à Johan, donc nouvel off des Monts d’Or ! Désolé pour le retard !

Le 19 novembre, Rdv obligatoire, 15 jours avant la Saintélyon, Le SaintéTrailUrbain avec Philippe, on a couru mais on a surtout bien rigolé… Selfie partagé avec Sylvaine Cussot et Manu Gault.

Voilà nous sommes samedi 2 décembre 6h30 à Lyon pour un aller/retour LYON-SAINTE-LYON

C’est passé vite !!!

En bref, départ Halle Tony Garnier, Arthur est là, accompagné de plusieurs membres du LUR, incroyable, ils nous suivront durant tout l’aller ! J’hallucine de voir également Johan, vu le froid, je peux vous dire que ca faisait chaud au cœur !

Beaunant, Depeche mode pour nous accueillir ! Chaponost, saucisson chaud – patates !

Le Signal de St André la cote, séance selfie !

Ste Catherine, ravito tiré du sac, quel moment !!! Les nombreuses victuailles ont même attiré un bouc qui nous pousse comme pour nous encourager à reprendre plus vite notre aventure !

Vers Le Moreau, bonjour à l’âne, selfie ! St Christo, nouveau ravito, au chaud cette fois ! Sorbiers !

L’entrée à St Etienne se fait avec un feu d’artifice pour fêter la Ste Barbe !

Nous passons la ligne d’arrivée/Départ tous ensemble !

Maintenant séance réconfort pour attaquer le retour ! Merci Laurent et les Kikourous pour l’accueil au Flore, merci Thierry pour ton conseil (la course retour commence à St Genou) et merci à Arthur qui d’un regard et d’un mot (ça va aller !) m’a fait comprendre que je terminerai cette 180 !!!

Vous m’avez tous accompagné lors de cette « 180 » et quel bonheur de partager ces moments avec vous ! Coureurs ou non ! Je pense également à Alizée et Romain qui m’ont suivi toute cette année et surtout à ma femme…

Quel Bonheur de partager ces moments avec vous !!!

Alors MERCI A TOUS !!!!

VIVE LA 180 !

Qui m’a permis de connaitre cette superbe année 2017 !!!

Rendez vous en 2018 !!!!

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La180 2017 by Tidgi https://www.la180.com/2017/12/21/la180-2017-by-tidgi/ https://www.la180.com/2017/12/21/la180-2017-by-tidgi/#respond Thu, 21 Dec 2017 14:03:51 +0000 https://www.la180.com/?p=6885 Ne pas oublier que la 180 commence à Saint Genou… Saint Genou, km 41 de la SainteLyon. Je sais qu’à présent il ne devrait plus y avoir de neige… et que mes chaussures de route vont enfin pouvoir se libérer. Il y a un avantage de partir presqu’à la fin des vagues de départ, quand […]

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Ne pas oublier que la 180 commence à Saint Genou…

Saint Genou, km 41 de la SainteLyon.

Je sais qu’à présent il ne devrait plus y avoir de neige… et que mes chaussures de route vont enfin pouvoir se libérer.

Il y a un avantage de partir presqu’à la fin des vagues de départ, quand l’idée n’est pas de dépasser à tout prix : c’est de s’économiser, surtout quand ça bouchonne dans les descentes glissantes.
Rester zen mais ne pas s’endormir, et ne pas tomber malgré la fatigue de l’aller, tel a été le leitmotiv de ce début de course…


Etre radin au point de ne pas prendre la navette, çà a du bon quand même !

L’avantage de cet aller reste toujours de redécouvrir de jour les paysages de la Sainté, de prendre connaissance de l’état du terrain mais surtout de partager à plusieurs ce truc de dingues (meuhhh non) qui consiste à faire l’aller-retour… Comme si faire la course en elle-même ne suffisait pas déjà.

Passer pour un fou pour certains, j’ai l’habitude. Mais cette année, je me dois d’assumer encore plus…

En effet, le défi de cette fin d’année aura consisté à faire non pas un AR mais deux ! Quand on aime…

2 semaines avant cette Saintelyon avait lieu Le Puy-Firminy, un format de nuit à peu près identique. A vouloir découvrir cette ambiance particulière et authentique, j’avais souhaité le faire en aller-retour, avec 2 autres amis (Bernard et Christian).

Cela étant fait, il n’y avait plus qu’à voir comment allait se comporter le corps avec 140 km déjà dans les pattes 2 semaines avant, et avec du repos bien sûr.

Cette 180 est (déjà !) la 8° pour moi, et 9° Saintelyon par la même occasion. Et oui ! Une seule « vraie » Saintelyon au compteur, je suis plutôt novice dans le pur style de cette épreuve.

Mais si je préfère le format 180, c’est bien pour les raisons citées plus haut.

Quoiqu’il en soit, nous voilà devant la Halle Tony Garnier à 6 heures du mat’ ce samedi.

Petite frayeur la veille : ma douce vient d’être « foudroyée » par une gastro, gentiment apportée 2 jours avant par l’un de mes fils.

Je ne serai donc pas tranquille pendant tout le WE (tiens ! je sens comme un truc là, au niveau du bide…) Tout comme Reynald, qui a eu de la chance d’être hébergé chez moi juste avant notre départ. Faut aimer le risque !

Il fait très froid donc ce samedi matin, mais on a connu pire comme départ (2012 par exemple).

Nous sommes plus nombreux cette année : une bonne trentaine, dont un quart d’encadrant du Lyon Ultra Run. Et une seule fille…

L’ami Arthur ne pourra pas se joindre à nous, suite à des soucis de genou. Dur pour lui quand de plus il nous suit tout au long de cet aller, ayant un secret espoir de prendre le départ de la course dans le sens officiel.


Je ne vais pas décrire le parcours aller pour la nième fois. Quoique ces dernières années, j’avais cherché d’autres idées de récits comme en 2015, et en 2016.

Cette année, ce sera des morceaux choisis en image.

LYON

SOUCIEU

AU SIGNAL

SAINTE CATHERINE

SUR LES HAUTEURS DE MOREAU

SAINT ETIENNE

L’intermède au Flore est, comme d’hab, salutaire et un « vrai havre de paix ».

Merci aux kikous qui rendent cela possible dans son organisation : Caro notamment, voire dans son animation : Arclusaz, Bruno.

Et comme à chaque fois, désolé de ne pas pouvoir voir du monde. A jouer l’associal qui préfère prendre le temps de manger, de se changer, de se reposer… Ce temps est toujours trop court pour pouvoir tout faire et j’ai encore du mal à changer de priorité.

L’avancement dans la neige et ce vent glacial aura quelque peu fatigué mon organisme. Et ce n’est pas anodin pour le retour. Moi qui suis spécialiste de dormir tout en avançant en plein milieu des monts du Lyonnais, va falloir une fois de plus être le plus alerte possible. Café, café, etc…

Cöté météo et terrain annoncé pour le retour : pas de précipitations. Mais des glissades en prévision. En effet, la neige que nous avons pu rencontrer à l’aller devrait laisser la place à quelques plaques de verglas, suite aux passages de quelques milliers de coureurs.

J’aurais réussi à dormir… une minute (comme au Puy), avant d’être réveillé par Bernard qui lui est motivé pour partir pas trop tard, et avec ses chaines, lui !

Et moi qui n’ai pas pris mes « chaines » ! Je n’ai le choix qu’entre route et semi-trail.

Donc… ma stratégie pour le retour sera de privilégier la fin de course qui me réussit plutôt bien (à partir de Saint Genou). Ce qui se traduit par :

–  Mettre les shoes de route (elles ont bien fait Millau et le retour du Puy Firminy…)

–  Devoir avancer patiemment et prudemment pendant les 40 premiers kilomètres, où je sais que je ne suis pas le plus à l’aise à ce moment-là

–  Et… partir dans la dernière vague… bien au fond de la dernière vague. On verra pour remonter des places quand le jour se lèvera…

L’avantage, c’est qu’il n’y a pas trop à attendre dans le froid.

Je retrouve sur le départ Bruno, ainsi que Nicolas qui va accompagner une amie (nous sommes restés au chaud le plus longtemps possible).

Le départ

Une fois passé l’arche de départ, la « remise dans le bain » se fait plutôt rapidement. Un peu comme il y a 2 semaines au Puy. Je profite de la portion bitume pour avancer un poil plus vite, sachant qu’un rythme bien lent m’attend un peu plus haut.

Un petit blanc ou une glace ?

Passé la boue de Sorbiers, et le goulet d’étranglement de fin de route, arrive la neige sur les hauteurs menant à Saint Christo.

Finalement ça glisse moins que ce que je pensais. Il suffit d’être vigilant et de ne pas s’enflammer, comme certains cherchant à dépasser à tout prix, et risquant la chute par moment.

Saint Christo : 2h04 de course, 5753°

J’essaie d’attraper un peu de thé chaud pour mettre dans mes bidons. Difficile de boire quand l’eau est froide. Je sens que je vais encore avoir du mal à m’alimenter.

Puis les hauteurs de Moreau : ça caille graaaaaaaaaave ! Courir régulièrement pour ne pas être congelé.

Curieux, je n’ai pas envie de dormir comme souvent sur cette portion de parcours. La vigilance sans doute m’aide à rester réveillé.

A jouer les équilibristes par moment, ou attendre patiemment en file indienne dans les passages tortueux, arrive Sainte Catherine : 4h10 de course, 5507°

De la chaleur au sommet !

Atteindre St Genou nécessite de grimper au point culminant de la course, déjà à l’honneur en 2015. Il faisait alors sec et sans neige. Ce n’est pas le cas cette année.

Et lutter contre la fatigue : ça devient dur ici car depuis Sainte Catherine, me voilà avec du sable dans les yeux.

Les embouts, dégelés à Ste Cath, sont à nouveau inutilisables. Et les réchauffer dans les mains couvertes ne changent pas grand-chose. Pour boire, on attendra. De toutes façons, c’est plutôt le vent glacial qu’il faut affronter dans la longue montée qui mène au Signal.

Heureusement, après le vent froid et la neige, mes amis du Lyon Ultra Run sont là pour mettre l’ambiance au Signal. Au top votre bivouac animé ! Encore merci !

Et il en fallait une patate avant de redescendre… très lentement juste derrière. Pas pensé qu’elle serait aussi gelée celle-là…. Oups encore des glissades !!!

Le top reste cependant le bois des Marches.

On voit bien ici le résultat du passage de milliers de coureurs : la neige a disparu et les fameux cailloux (rendant ce passage assez technique) sont tout simplement brillants sur le dessus pour certains. Du technique bien glissant : nous avançons tous très prudemment. Une chute par ci, une autre par là. Rester debout et patient : c’est la dernière avant St Genou.

Saint Genou : 6h50 de course, 4978°

J’aurais mieux fait de passer direct sans m’arrêter. Ici règne le chaos dans cet endroit exigu. Pas moyen d’attraper quelque chose de chaud, afin de dégeler mes gourdes.

Allez, tant pis. C’est reparti pour une nouvelle course maintenant.

Le jour se lève, j’avais décidé de « patienter » jusque-là. Je vais voir si maintenant je suis capable de relancer la course sur un terrain plus propice pour moi.

Réveil !!

Le parcours passe cette année par Rontalon : une longue descente (attention !!… çà glisse encore par endroit sur le bitume qui tape bien !!! puis une remontée par la route et non sur le chemin comme vu lors de la reco).

Je me permets ici de courir dans cette montée, pour voir…

Bois des Dames à bonne allure, le Marjeon en courant (tiens, l’ami Arclusaz ! Allez, allez !), et arrive…

Soucieu : 8h18 de course, 4332°

Je ne traine pas pour ne pas me refroidir, appréciant néanmoins les lieux aérés du gymnase et l’accès bien plus facile aux victuailles.

Thé chaud, banane, tartelettes ! Ils font du bien ceux là et vont me donner la patate pour la jouer en 11h. Bah… on va essayer…

  • Il court, il court le Furon.
  • A peine une montée, une descente, et voilà le Garon.
  • Des lapins ? Ou çà, je n’ai vu qu’une tortue et son acolyte, déjà rencontrés dans la neige mais là, ce sera en haut de la montée (allez, les gars, on ne traine pas).

Pffffiou, voilà un autre gymnase bien chauffé.

Chaponost : 9h35 de course, 3764°

Mode pacman

Les jambes sont dures mais la fin est proche. Un petit étirement entre 2 thés chaud, bananes. Tiens, les embouts gelés ne sont plus qu’un lointain souvenir…

Pour les 11h, on y croit toujours. Alors je continue à dépasser.

En haut de Beaunant, je retrouve Maxime qui avait promis de venir encourager les courageux, à coup de café et thé. Jean-Luc est là aussi.

Sympa la compagnie les garçons ! Merci !… Mais si je veux rentrer en 11h, je ne vais pas trainer.

Les derniers kilomètres s’égrènent : 5, 4, 3, 2 puis le dernier passé en 10h51. C’est tout bon donc ?

Sauf que… Cadbury a bien voulu écouter ce garçon qui en voulait plus (si tu comprends pas, laisse, c’est pour les plus vieux)…

Ce dernier kilo est bien plus long, ce que je comprends au musée des Confluences, passé en 10h58.

Donc on profite. Un virage à droite, un à droite, un autre à gauche.

Puis le dernier à gauche pour gouter la chaleur de la Halle Tony Garnier : 11h03 !!

William est là un peu plus loin. Il a dû bâcher le pauvre.

Où j’apprends aussi que Bernard n’est pas encore arrivé (moi qui le croyais devant, motivé dès le départ le bougre).

Je retrouve aussi Reynald qui aura fait un beau retour.

Ayé, une 8° 180 de faite !…

Peut-être pas dans les temps espérés au départ mais avec un plan de marche qui aura tenu la route. Satisfaction de ce côté-là.

S’il fallait les classer, cette 180 aura été la 3° la plus difficile, après 2010 et 2012.

Probablement dû à un reste de fatigue de l’aller entre Le Puy et Firminy 2 semaines avant Langue tirée

280km en 2 semaines.

La semaine qui suit aura été longue en récup, surtout quand finalement la gastro tant redoutée est arrivée 2 jours plus tard (elle a sû attendre…)

Cette tentative de remontada aura tenu ses promesses : 1500 places remontées.

Mieux qu’en 2016 avec 1000 places… Mais moins bien qu’en 2013 avec 1800 places.

Quand je dis depuis longtemps que « la 180 commence à Saint Genou »…

Merci pour tous les encouragements.


En chiffres

————-

73,5km, 1900m de D+, 2200 de D-

6700 participants, 5790 finishers

Scratch : 3423, en 11h03

V2H : 369°/885

L’aller de la 180 aura été fait en un peu moins de 14h

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La 180 : une Saintélyon en mode glouton

La première fois que j’avais entendu parlé de la LyonSaintéLyon je m’étais dit que les types qui  faisaient ça étaient frappés. Au fil des années j’ai lu les témoignages des uns et des autres avec curiosité d’abord, intérêt ensuite, et pour finir avec un brin d’admiration … Et j’ai eu une énorme envie. J’avais accroché l’espoir d’y participer à l’occasion de ma 7ème Sainté. J’ai eu la chance et le privilège de faire partie des 30 candidatures retenues par l’équipe du Lyon Ultra Run pour participer a cette drôle d’épreuve rebaptisée aujourd’hui « La 180 ».

Apres un voyage chaotique avec un TGV en retard, la Part Dieu en délire et un final en mode sardine compressé dans le tram je retrouve mon ami Laulau Bretzel à l’Ibis Gerland … Heureux de revoir le champion après sa formidable victoire sur le Déca Iroman du Mexique. Manque de bol notre Bretzel de feu est forfait après s’être pris une gamelle à VTT. Mais le Laulau à quand même prévu de faire l’AR également, en solo et à VTT pour soutenir ses potes engagés sur la Sainté “normale” …

Allez, pour fêter nos retrouvailles on se fait un petit tour jusqu’au salon du trail. Je ne suis pas vraiment fan de cet artifice mercantile accroché au cérémonial du retrait des dossards situé à la Halle Tony Garnier, ce qui selon moi complique notablement la logistique lorsqu’on n’est pas lyonnais et que l’on souhaite participer à la Sainté. Mais bon, pour La 180 c’est différent puisque je suis obligé de faire le déplacement la veille …. Honnêtement ce fut un super moment. Pas trop pour les marchands en tous genres, mais plus pour les rencontres avec des organisateurs passionnés sur les stands des épreuves déjà accrochées au calendrier 2018 ou en projets …

La Trans Aubrac sera mon premier objectif 2018, ça mérite bien une p’tite mousse du pays …

Là-dessus je me suis endormi rapidement en rêvassant à la prochaine saison. Mais j’aurai passé finalement une nuit en pointillé, réveillé plusieurs fois par le strapp anticipé sur ma cheville droite litigieuse qui me comprimait les orteils … Pffff, y a fallu bidouiller …

Réveil à 5h, un bol de spordej, un coup sur le râtelier, je remballe les gaules en faisant gaffe de ne pas réveiller Bretzel ronfleur et je file au rencard …Dans la bande il y a quelques figures de Kikourou dont je ne connais pas les visages. Pas simple de s’y retrouver, mais peu importe. On confie nos sacs et nos provisions aux gentils accompagnateurs du LUR qui nous retrouveront au ravito de Sainte Catherine puis au Flore …

Le Président Arthur Baldur qui a dû déclarer forfait rassemble tout le monde pour la photo souvenir devant la Halle Tony Garnier. Nous décollons comme prévu à 6h30 derrière Franck de Brignais, le métronome du jour qui assure dès le début un rythme très cool … Le plan est simple : rejoindre Saint Etienne en mode économique. Le groupe adhère naturellement, chacun est bien conscient du défi à relever.

Les 20 premiers kilométres sont faciles, nous faisons connaissance, échangeons nos impressions, nos questions, nos doutes. recherchons les conseils des anciens … Le début de parcours de la Sainté de jour est vraiment sympa, notamment tout le secteur du Garon avec le passage sur la fameuse passerelle …

J’ai enfilé mes Adidas montantes pour l’aller afin de sécuriser ma cheville droite toujours fragile. Les chemins sont propres, il n’y a pas un poil de neige et je me dis que j’ai bien fait de prendre une paire de routières pour le retour … Nous sommes un peu en avance pour le ravito sur le stand du Téléthon à Soucieu. La température est glaciale, les bénévoles sont chaleureux, nous profitons du réconfort d’un café ou d’un thé et de quelques friandises …

Le parcours 2017 propose quelques nouveautés ensuite. On évite cette année le célèbre bois d’Arfeuille pour aller explorer le Signal de Saint André, point culminant de la course. La neige est maintenant bien présente, certaines sections sont déjà glissantes, nous trouvons de belles congères dans la partie à découvert …

Le vent se fait de plus en plus violent sur les hauteurs et c’est avec plaisir que nous arrivons à Sainte Catherine pour le graillon sous le chapiteau glacial qui servira plus tard au ravito retour … Les accompagnateurs ont déposé sur les tables les spécialités et gâteries apportées par chacun des participants. Je ne suis pas sûr que tous ces produits soient bien conformes aux standards de la diététique sportive, mais peu importe on se régale.

Après une petite heure de pause nous reprenons notre périple, toujours dans la neige et sous un ciel toujours aussi chargé. Franck de Brignais est toujours attentif a imprimer le rythme qui permet à chacun de rester au contact …

L’équipe du ravitaillement est déjà à pied d’oeuvre lorsque nous arrivons à St Chrito. Cette fois le chapiteau est chauffé et ça fait un bien fou … nous profitons des chouquettes et d’une boisson chaude réconfortante.

Un petit quart d’heure de pause avant d’entamer la dernière étape globalement descendante. La nuit nous est tombée dessus et nous rentrons ainsi à pas de velours dans la magie de la Sainté . Pour la première fois je découvre les lueurs de l’agglomération stéphanoise en arrivant à pied dans ce sens … Les derniers kilomètres en ville sont évidemment moins marrants. Il faut préserver nos forces pour le retour et on gère ce final en mode super économique. Nous nous regroupons pour la photo souvenir sous l’arche de départ de la Saintélyon avant de filer se restaurer et se réchauffer au Flore.

Cet AAB (appel à bouffer pour les non initiés) Kikourou est vraiment trop bien. On y est installé bien plus confortablement que dans le Hall à bestiaux du Parc des Expos, les pâtes y sont excellentes, on peut se reposer et y croiser plein de kikous sympas. Les coureurs de la 180 y sont particulièrement choyés par la famille de Brignais (encore un grand merci à vous), des tables nous sont réservées, Caro nous distribue les sacs coureurs avec la classique chasuble et une dotation toujours de qualité sur la Sainté (super chaussettes et joli buff).

Je n’ai pas vraiment pu échanger cette année, j’étais plutôt concentré à optimiser au maximum les 3 heures de break avant de prendre le chemin du retour : se changer, manger, dormir un peu … Sans hésitation je choisis finalement les Kalenji Kapteren XT avec une paire de guêtres pour le retour. Compte tenu du vent violent rencontré à l’aller je troque le coupe vent léger pour une veste plus chaude sous laquelle je glisserai ma ceinture avec un bidon de 800 ml. Je fourre une paire de sur-gants dans une poche au cas où …

J’avais mis la sonnerie à 23h30 puisque le plan c’était de partir avec la dernière vague, à minuit 20. Un compagnon de la 180 m’a secoué plus tôt parce qu’il fallait aller mettre les sacs aux navettes avant qu’il ne soit trop tard … Il était un peu plus de 23h et le Flore était presque désert déjà. Là j’ai chopé un petit coup de stress … Mais tout s’est ensuite parfaitement enchaîné et finalement j’étais en place tout au fond de la meute à l’heure du départ des élites. Le temps est vite passé finalement jusqu’à ce que soit notre tour de partir …

Je craignais un peu ce re-départ, de souffrir pour remettre en route et d’être débordé de partout . Mais l’ambiance est vraiment trés cool au fond du Sas et les jambes ont tout de suite trouvé un petit rythme régulier pour gérer les boulevards stéphanois au cœur de la meute jusqu’à l’entonnoir a la sortie de Sorbier.

Evidemment ça bouche un peu quand on arrive sur les chemins . La course au chrono n’étant pas vraiment à l’ordre du jour (m’enfin de la nuit plutôt), il suffisait d’attendre son tour pour retrouver l’ambiance magique qui tous les ans enveloppe le gigantesque serpent lumineux en route pour Lyon.

Je n’avais jusqu’alors jamais eu de soucis sur les ravitos de la Sainté. En arrivant bien plus tard j’ai découvert cette année un tout autre monde … Des chapiteaux sur-bondés, des pataugeoires immondes, à chaque fois la foire d’empoigne pour accéder à des tables dévastées, des bénévoles débordés par le flux de coureurs affamés et transis … J’ai quand même pu choper un peu de chaud ici ou là et j’avais heureusement de quoi assurer dans les poches.

Les jambes n’étaient pourtant pas mauvaises mais j’ai galeré grave sur les 40 bornes aprés Saint Christo, ou le passage de plus de 10000 coureurs avait transformé les chemins enneigés en patinoire … On trouvait régulièrement des bouchons provoqués par des coureurs logiquement crispés, chacun cherchant à se sécuriser en passant sur les bords, en s’accrochant aux branches, aux barbelés … Le summum a été la descente du Signal, les congères de l’aller avaient laissé place à une véritable piste de bobsleigh. J’avais à peine passé le sommet que j’étais sur les fesses … une fois, deux fois, trois fois … Et bizarrement je trouvais que cette glace était bien humide. En réalité j’avais tout simplement explosé mon bidon en tombant et j’avais les fesses trempées. Par – 5°C, avec un vent qui n’avait toujours pas faibli, c’était une bonne excuse pour bâcher. J’y ai pensé souvent … Cette descente m’a semblé durer une éternité, j’ai du prendre une bonne dizaine de gamelles et c’était partout pareil autour de moi. Y en avait partout, avec en plus les quads des secouristes qui essayaient de se frayer un chemin au milieu du troupeau …

Ouf, enfin la route. Nous n’étions pas encore sortis de l’auberge mais au moins c’était moins pire. D’habitude j’arrive sur Lyon au levé du jour. Cette fois j’étais tout juste au ravito fouilli de St Genoux. Inutile de perdre son temps à attendre un peu de soupe, je me contente d’un gobelet de St Yorre glacé et c’est reparti …. On trouve encore quelques passages verglacés, mais globalement le parcours redevient courable. Je ne fais pas une grosse moyenne mais ma petite foulée régulière me permet de rejoindre Soucieu sans soucis.

Par bonheur je trouve une petite bouteille d’eau sur une table, ça fera l’affaire pour remplacer mon bidon. Et même quelques barres chocolatés, de quoi entretenir la chaudière pour les 20 derniers kilomètres … La chenille des valeureux coureurs du milieu est encore bien compacte, beaucoup avancent au ralenti ou marchent. Seuls quelques relayeurs envoient encore. Le long du Garon je reconnait les grandes échasses de notre jovial Kikou Arclusaz … C’est long mais ça va le faire … Allez tiens pour le coup je ressort le portable. La photo est pas terrible, mais le cœur y est !!!!

Ce final peut paraitre long mais je le trouve bien plus plaisant que ce que j’avais connu sur mes premières participations, quand il fallait encore se coltiner les rives de la Saone … Là quand on arrive à la terrible montée des aqueducs il ne reste que 5 bornes qui ne sont que du bonheur !!!!

Encore un petit single joueur, quelques relances et voilà les escaliers … Un p’tit coup sur les berges, on passe le pont et voilà la Halle Tony Garnier. Il est un peu moins de midi …

Je ne suis pas prêt d’oubler cette 7ème SaintéLyon et surtout cette formidable aventure avec la petite bande de La 180 …
A vrai dire, la course a encore un peu continué aprés la ligne d’arrivée … Je ne pensais pas arriver si tard et j’avais reservé mon train retour à 14h30 … Tout juste le temps de prendre une douche, de me gourer de serviette rouge en sortant (snif la jolie serviette kikourou) et de choper un tram sans prendre le temps de profiter du plateau repas. Pour le coup j’ai encore vu des étoiles dans le tram, la tête commençait a me tourner et il était temps que j’arrive a la Gare pour engloutir une dose de pâtes industrielles et un coca …
Bravo aux copains croisés au cours de ce super WE, aux valeureux qui ont terminé et a tous ceux qui ont donné le maximum d’eux-mêmes. Merci au President Arthur Baldur et à toute l’équipe du Lyon Ultra Run qui nous ont permis de vivre cette fabuleuse aventure !!!!

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La 180 2017 by Sophie https://www.la180.com/2017/12/10/la-180-2017-by-sophie/ https://www.la180.com/2017/12/10/la-180-2017-by-sophie/#respond Sun, 10 Dec 2017 10:12:18 +0000 https://www.la180.com/?p=6805 Combien de temps encore, vont-elles pouvoir me porter ? Deux fois déjà le jour s’est levé. Deux fois que je ne l’ai pas vu venir, hier il est arrivé comme une jolie blague, bonjour, oui, bonjour, sur ma jolie balade. Je ne suis nulle part, vraiment pas loin pourtant je me doute, de cette arrivée […]

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Combien de temps encore, vont-elles pouvoir me porter ? Deux fois déjà le jour s’est levé. Deux fois que je ne l’ai pas vu venir, hier il est arrivé comme une jolie blague, bonjour, oui, bonjour, sur ma jolie balade. Je ne suis nulle part, vraiment pas loin pourtant je me doute, de cette arrivée que je continue, il le faut, à considérer comme phénoménale ! Chaponost, ce n’est pas que je le sais, mais je le devine. Je me souviens des années passées, et de ravitaillements en portions de route, d’embranchements, de bas côtés, d’horizons rétrécis, de visions étranglées, je devine plutôt que je ne le vois, le dernier contrôle, l’impossible abandon. Quelques encouragements, en haut des escaliers, c’est dur, je dis, dans une grimace en passant, à ces mains qui se tendent à ces sourires inquiets. Je rentre dans la salle, il me faut du chaud, du brulant s’il vous plait, mais je reste plantée là et en me retournant, sur le grand vide qui meuble entièrement, tout mon corps, dans son entier, de la tête jusqu’à mes pieds, je les vois, Audrey et Mathias, mes deux amis, mes fidèles et discrets, et puis comme un barrage inflexible et tenace, sous les coups répétés explose en mille larmes.

Il est cinq heures samedi et Lyon veille. J’ai dormi petit, mais sans inquiétude. Depuis septembre que je sais que pour le prix d’une Sainté je vais doubler la mise, je suis calme et sereine, un peu naïve aussi. D’autres s’inquiètent pour moi, peut-être ont-ils raison. Je n’ai ni la carcasse, ni l’entrainement, je ne l’aurai jamais, je n’aurai pas le temps et ne le prendrai pas. J’ai juste ma volonté et puis cette envie folle de connaitre cet état hors de soi, de celui qui dicte la marche quand la raison souffle impossible. Je n’ai de raisonnable, vous le savez mes aimés, que la limite de mes fonctions. Je suis mère avant toutes choses, et mes enfants confiés, je saurais être sage, si il le faut, mais considérant que je peux, et puisque c’est faisable, je prends le départ sans hésitation et comme j’ai traversé quelques modestes tempêtes, avant d’arriver là, je n’ai gardé en tête que l’envie d’être ici, vivante et à la fête de ce troupeau bruyant qu’on affuble d’un badge et d’un surnom charmant. Je suis 180, et nous ne sommes que 30, ultra amateurs éclairés, extra terrestres sur la SaintéLyon ! Je me distingue déjà au point de départ, en arrivant un peu en retard, jette mon sac sur le trottoir pour le confier au petit bonheur la chance à quelque gentil organisation qui voudra le prendre en charge, fais la mariole sur la photo et le train joyeux mime un départ carambolé en direction du grand voyage. Arthur, le grand dur, celui qui nous balade, blessé, pour la seconde fois renonce dépité à l’exode. Il nous suivra en voiture tout au long de la journée, et profitera, la bonne aubaine des ravitos agrémentés et tentera dans le froid de faire quelques directs sur les réseaux sociaux.

La marche des manchots durera 13 h. Au petit trot, toujours, plaisantant d’un rien, je suis un peu timide mais discute de tout avec l’un ou l’autre se trouvant dans ma roue. Je découvre les profils, les passés, les projets, je suis la seule fille et la seule je crois, à n’avoir couru que si peu, que je n’ai rien à raconter. Ils ont usé leurs guêtres ces traileurs ambitieux et je suis presque bête à me forcer souvent à ralentir l’allure devant mes grands anciens. Les aguerris plaisantent ou râlent devant les quelques petits nouveaux, allez-y filez, vous ignorez la suite !

Il fait un froid mordant, j’ai eu la bête idée de porter un corsaire mais le ton est si frais, si léger et si fluide que rien ne vient distraire ce grand gala de gentils givrés fêlés.

Nous courons plus vite cependant, et nous arrivons, bien en avance à Soucieu sur la cuisson du saucisson patates prévu par la courageuse équipe du Téléthon. Cela ne me souci guère, j’ai le jarret cuisant et j’entretiens la forme avec du café chaud que je sucre à outrance pour charger la batterie. Pour respecter la tradition, visant à dévaliser la boulangerie, et son monsieur qui dit, toujours à sa madame, mais dis-moi don l’amie, c’est qu’ils ont ben tout pris, j’achète une pizza fromage qui ne fut pas boudée.

Clairon nouveau départ, le prochain c’est Sainte Cath, et le débat fait rage pour savoir, c’est d’importance, si les tentes seront cette fois chauffées. Nous mordons la vraie course, le coeur de la Sainté. La neige est sous nos pieds débordant des côtés et dans les champs et endroits dégagés, le vent déplace par trainées des nuages givrés. Nous bénissons les bois qui nous font des abris, et la neige encore fraiche nous facilite la grimpe.

Le tapis est tacheté, il craque sous les foulées et les troncs décharnés dans les sous-bois obscurs dessinent comme des Soulages de lignes obliques et noires sur lesquelles la neige allume les reliefs. Il fait gris, c’est dommage, et l’horizon bouché retient hermétiquement la vue sur le Mont Blanc. Arrivés tout en haut, frigorifiés mais glorieux, nous marquons le Signal devant le ciel opaque et la croix sommitale.

L’appel du grand banquet nous fait descendre au trot et la bise redouble tant que nous sommes silencieux. Il faut ouvrir les yeux et couvrir le menton, ça rafale de vent et creuse des congères, la trace des ornières disloque la procession et la neige recouvre le pied et aussi la cheville. Nous plaisantons, toujours, mais ça parle du ventre, de la soupe à venir, du thé, du café chaud, et selon les ardeurs et les tempéraments, ça parle d’apéro. Il est loin le banquet et ceux qui reconnaissent allongent la foulée quand se pointe le blanc du campement de fortune tout en effervescence. L’intérieur est dressé, mais il n’est pas chauffé, les réchauds pour la soupe nous servent de brasiers et nous nous régalons du bouillon et des pâtes avant de piocher dans les nombreux raviers. Certains se réchauffent vite ou tentent d’oublier, et ça joue les gros bras sur un bête tire-bouchon tandis que les doigts gourds refusent de coopérer. La neige agglomérée sur les toiles de tente glisse en gros fracas sur l’entrée des artistes et cette neige là, piétinée par millier se changera en boue au passage des derniers. Permutation de chaussettes, un peu de jus de café, une couche supplémentaire et puis c’est reparti. Nous évitons les cornes d’un bouc coriace qui s’est égaré là et joue à nous faire face. La blague nous fait marrer mais, bon, point trop de farce, ce serait ballot tout d’même de finir épinglé !

Je reprends la cadence qui facilement revient et elle me semble facile cette seconde moitié. Ça passe de routes en traces de sentiers en prairies mais la neige couvre tout et à l’approche du soir, elle se permute en glace et piège les appuis. Dans les rangs ça jacasse et lorsque l’on se cogne à une portion plus rude, avec le froid qui bugne et la nuit qui s’annonce, on se prend à penser, à peine, vite oublié, que la nuit qui s’avance ne va pas être aisée. On en rigole encore arrivés à Christo et la pause chauffée où l’on se précipite accueille notre troupe pour d’ultimes douceurs.

Juste un peu dit le chef, mais les corps s’affalent et moi je reste debout devant des sucreries et j’avale par poignées de bonbons chocolats, et de chouquettes sucrées prête cependant et vraiment pas fatiguée pour la dernière danse vers l’arche de la Sainté. Juste un peu il a dit et puis c’est lui qui traine, on est bien là, c’est vrai, mais nous n’avons qu’un but, arriver au plus tôt pour cumuler le peu de sommeil ou au plus, trois heures de maigre paresse.

La nuit a profité de notre inattention. Elle est tombée doucement sur notre redescente. Nous chaussons les frontales et déjà nous savons qu’il ne nous reste plus que de larges sentiers, quelques portions de routes des cailloux et des champs un peu pas trop longtemps et malgré le verglas, ce qui nous inquiète plus c’est cette longue route de Sorbiers à Sainté. De ma maigre connaissance je pense un peu naïve qu’elle ne sera pas longue, j’ai tendance à penser et je me dupe bien qu’une ligne droite de bitume s’avale comme un rien. La douleur me prend sur le dernier chemin. C’est juste un point d’abord, en haut de la hanche droite, le même qui se réveille depuis deux mois déjà mais tout doucement, et puis pas trop méchant. C’est mes chaussures je dis, elles sont bien trop usées, et dans une ultime conscience je les avais changées quinze jours avant la grande transhumance. 65 km et voila qu’elle clignote, cette douleur trainante et je pense à autre chose, mais c’est un compagnon qui trotte derrière moi qui me lance inquiet, dis donc qu’est que tu as ? J’ai cette capacité de mettre les choses en boites, j’oublie, j’annihile et je tente de réduire ma faible claudication, mais le point irradie, descend dans toute la cuisse et tandis que nous marchons dans la grande ligne droite et que pour la première fois je la vois laide et crasse, je me prends à penser que les choses, certainement, à partir d’ici commencent à se corser. Il faut attendre le monde et arriver ramassés, c’est juste, et c’est bien là tout l’esprit 180. Les meilleurs se freinent depuis le matin, nous sommes partis groupés nous arriverons ensemble. Alors il faut marcher, et la queue de l’équipée finit par rejoindre la tête et c’est à grand bruit que nous passons une arche que les techniciens, encore affairés aux réglages allument de tous ses feux pour nous honorer. Nous faisons les marioles des holà des grands rires et puis le monde s’affaire à filer à l’abri. C’est un peu déroutant tout cet empressement, j’ai l’impression que tout passe vite en cette folle journée, je me laisse piloter, chacun sait ce qu’il fait et moi je suis confiante et je me laisse guider. Traileur chez les traileurs, c’est ce qui est parfait, dans ce groupe de coureurs tous plus ou moins rodés je ne suis pas moins que lui, qui revient des Antilles ou des sommets d’un fou ou d’un géant, je suis ultraruneur, enfin je le deviens. Ça court vite d’un coup, direction le resto, c’est l’un des réconforts de cette double Sainté, la possibilité de prendre un coin au chaud à la table du Flore juste en face des halles où s’entassent à cette heure tous les Saintélyonnais.

En passant devant eux je repense à mes courses, de ces belles heures d’attente avec tant de mes amis. Ils sont quelques uns encore aujourd’hui à patienter, mais d’un calcul rapide je pense à juste titre, qu’il me faut profiter de ce mince repos et ne pas m’étioler dans cette gare immense à tenter de chercher de probables rencontres.

En me posant, enfin, j’essaie d’analyser tout ce que j’ai vu, ce que j’ai partagé depuis le petit matin. 74 km de fait, et me revient cette phrase un peu comme une blague, qu’on dit avec sérieux dans un sourire crispé, l’avantage de courir pour nous 180 c’est qu’ici au départ, nous sommes, bel avantage, déjà à la moitié. Je ne suis pas fatiguée, j’ai fait une belle balade et j’ai pu profiter de ces beaux paysages que l’on ne voit jamais et de cette faveur de n’avoir vu passer en une grosse journée que des rires, des hommages et des heures partagées. Je sais qu’à cet instant je vais rentrer en course, elle sera différente de tout ce que j’ai vécu, en cinq années de routes, je vais enfin gouter à la course au labeur, au mental d’acier, je sais que j’aurai à lutter, à mordre, à surmonter, que dans cette seconde nuit dont peut être, si tout va bien, je sortirais vainqueur il me restera des traces, physiques, bien entendu mais aussi une leçon apprise de cette nouveauté de partager mes heures avec les laborieux.

Il est 21h, je mange avec plaisir l’assiette de pâtes chaudes après m’être changée. Je m’allonge pour 1h après avoir trié, choisi avec soin ce que je porterai. Je connais le terrain, je connais le vent, la neige et le glacé, et je me couvre bien parce que je sais très bien, que je peux surmonter la fatigue et le mal mais que si le froid me mord il ne me lâchera pas et que ma frêle carcasse n’y résistera pas.

Je prends tellement mon temps que de loin encore bien abritée j’entends les clameurs du devant. L’an dernier comme avant j’étais sur le départ, tout contre cette ligne et sous les projecteurs, j’avais vu les champions débouler des lumières sous l‘hymne survolté du chant des grands départs. Je prends tellement de temps que j’arrive presque en retard et je me trouve coincée tout au fond presque dernière et les vagues se succèdent et je ne profite pas. J’attends une heure entière dans le froid et je râle je piétine je maugrée et me maudis dix fois d’avoir pris tant de délai sur ce nouveau départ.

Je suis très concentrée sur la première route. Je ne cesse de comparer avec l’an dernier. Elle avait filé si vite, un échauffement au plus, mais là je bataille avec mes pensées, les forçant à s’éteindre pour ne prendre que l’instant, ne jamais comparer, ne jamais rien attendre, repartir à mon rythme et reprendre le fil. J’oublie enfin, j’essaie, ce qui me reste à faire, et puis cette douleur qui déjà se rallume à l’entrée des chemins.

La nuit se ferme et doucement je remonte, lente mais régulière, je ne vois pas la route, incapable de dire où je me situe, je n’ai comme objectif que les points de contrôles, l’un après l’autre, comme un tableau de tâches, je ne cours pas une trace, je cours chaque minute, l’endroit a disparu il pourrait être partout, je pointe un objectif, rien de plus, et tout ce que je peux allumer de conscience se fixe sur un seul but arriver sans tomber.

L’eau est vite gelée dans les gourdes que je porte. Impossible de boire, et puis de toute façon, chaque geste déconcentre, je ne vois que mes pieds, et les dos que je double ou ceux qui m’ont doublée. Je m’évade un peu en pensant à tous ceux qui savent que j’ai sauté dans un vide inquiétant. Je me fixe des instants, mes amours, mes enfants, et puis parfois j’observe ce qu’avant j’ignorais, ces coureurs de fin de course, solidaires et pesants, qui relèvent un défi, celui juste de partir et peut-être arriver.

Mon maître mot est prudence. Je m’arrête à chaque étape. Du chaud, soupe, thé sucré, fromage et pâtes de fruits. Il me faut du salé, je n’ai pas trop le choix, impossible d’avaler snacks ou autres gâteaux qui ne passeraient pas. Je remercie dix fois les courageux bénévoles qui par ce froid polaire nous ouvrent grand leurs bras. Remplissez je demande, à ras bord le gobelet, j’ai besoin de confort. En cette arrière de course tout est vite saturé, je découvre la boue, les visages fatigués, et je me laisse aller à prendre plus de temps, toujours debout, mais les gestes sont lents. Je ne faiblis pas pourtant, et je suis presque heureuse de constater qu’au coeur de cette nuit, à l’approche des 100, je ne suis pas fatiguée, pas réellement en fait, c’est juste que j’analyse, point par point tous mes maux, et cette zone rouge qui de la hanche, s’épanche dans la cuisse et bientôt le genou.

Les étapes sont longues et je passe un temps fou à essayer de remettre les tronçons dans le bon ordre. Saint-Christo, c’est bon, après c’est Sainte Catherine, et puis on monte, voilà, mais le Signal est loin, il me semble que ça grimpe encore un peu avant, non, encore une halte, ou pas, enfin peut-être. Je lance à un coureur qui est un peu perdu, que le sommet est là, juste derrière la côte, et puis le dépassant, je réalise que non, le Signal est bien loin et je pense que peut-être je devrais rebrousser et lui dire mon erreur, alors je me tais et je me garde bien de penser au chemin que je ne connais plus.

Je trottine encore lorsqu’arrive cette côte, je marche évidement sur chaque déclinaison. Les coureurs par paquets s’arrêtent sur tout le long pour chausser des crampons, attendre un camarade, rassurer les paumés, ceux qui tombent déjà. Les sons sont étouffés, mais le train est confiant, la neige et le verglas ont cette faculté de concentrer l’effort sur les difficultés plutôt que sur le corps. Il est là ce sommet, et la troupe promise de nos extra fédérateurs qui veillent emmitouflés près d’un grand brasier qui réchauffe les coeurs. Avec surprise j’apprends que je suis bien positionnée au milieu de la troupe des 180 sur le retour. Je tente de croquer dans deux trois sucreries qu’ils me tendent mais tout gèle aujourd’hui et je prends la mesure de tout ce qu’ils font pour nous depuis hier, à nous veiller ainsi dans cette nuit sibérienne.

Je ne m’attarde pas, la plaine est à mes pieds, et elle sera cruelle, combien de temps encore, me faudra t’il courir, pour traverser la suite avant d’y arriver ? La redescende est périlleuse, elle fait chuter l’élan aussi bien que les corps. Accrochée aux côtés je suis très concentrée, et j’imagine ceux qui sont passés là, survolant les obstacles d’une foulée assurée. Je n’ai jamais vu ça, les gens sont effondrés, il y a ceux qui pleurent et ceux qui en rigolent, au bas de chaque pente, un camion de pompiers, et dans la nuit résonne l’alerte des signaleurs.

A me focaliser sur la trace à choisir, j’en oublie mes douleurs et quand la route arrive je relance la course, oh, tout doucement bien sûr mais j’avance vraiment. Le jour est là, depuis combien de temps ? je n’ai aucune idée, ni de l’heure ni du temps. Ma montre éteinte ne m’est d’aucun recours et puis à tout bien penser, je ne m’en soucie guère. Et puis j’en souris presque, moi, la focalisée, de ma petite vie d’humble compétitrice, le nez toujours collé à l’allure, au délai, à ne pas dépasser et à forcer d’autant pour maintenir un but qui au delà d’arriver est d’atteindre bien plus qu’une ligne, un temps que je me suis donné. Il est 9h15 quand j’arrive à Soucieu. Mes jambes me portent avec douleur, mais je suis encore déterminée. C’est presque involontaire, mais pour la première fois, en entrant dans ce lieu chauffé, et sans y réfléchir, je prends un siège et reste un peu hébétée. Je traficote des riens, range ma frontale, déballe un gel pour ne pas le gouter, enlève mon coupe-vent pour enfin le remettre et en fixant l’horloge qui me situe dans le temps, moi qui ai traversé les heures sans aucune notion, je pense à l’an dernier, où à cette heure précise, j’étais déjà changée, et devant une table fournie, je trinquais de bon coeur avec tous mes amis. En observant les gens, bénévoles et coureurs, de ceux qui abandonnent et de ceux qui les soignent, je me rappelle soudain qu’une de mes amies fait partie de ce staff de loyaux bénévoles. Je la cherche alors et je suis lente, dans tous mes gestes et toutes mes décisions, je hèle une personne derrière les grandes tables, bafouille ma demande en cherchant longuement, ah mais bon sang son prénom ! Et puis finalement : Sophie voilà c’est ça ! C’est bien simple pourtant ! Elle m’attendait dehors et je suis bien contente, debout nez dans ma soupe en réchauffant mes mains de tenir salon, de parler de tout de rien, il s’en est passé des choses depuis qu’on ne se voit plus ! Et puis comme un sursaut je me rappelle ma quête, je lui dis que je file et en tournant le dos, je comprends avec une peine immense, qu’à partir de maintenant, le corps ne voudra plus. Elle me dira plus tard combien elle a eu mal, en me voyant partir ainsi, chaque balancement de jambe comme un coup de couteau, et la mine défaite et le regard vide. Je refuse de les voir ces vingt bornes restantes. Je marche, je finirai ainsi, je ne peux plus courir. Je tente d’oublier ce trajet familier et j’arrive enfin à me couper du monde. Je marche point final, et je ne fais rien d’autre et l’armée des derniers me dépasse par paquets. Ne me demandez pas comment était la route, je ne vois pas les champs, les sapinières, les chemins, je fixe loin devant un point pris au hasard et je me hisse ainsi, comme sur une corde à noeuds. Et puis j’arrive, du moins je le devine, sur l’ultime point de contrôle et tout se décompose…

Je les sens près de moi, je balbutie des mots, je pleure si vous saviez, mais ça coule en dedans, la gratitude m’inonde vous êtes le levant ! Ils savent, et ils comprennent. Ils ne demandent pas, il va chercher de quoi soulager toute ma peine, tandis qu’elle me prend comme une mère sous son aile, va remplir mon godet, prend des ravitaillements, il revient peu après, me donne un calmant, enlève sa polaire me la passe sur l’épaule. Il est allé chercher ses bâtons de traileur, je serre les poignées, retrouve mes esprits, et puis dans un regard je lis avec confiance, que je n’ai plus qu’à suivre, nous marcherons ensemble.

Je n’ai compris plus tard combien il fut immense ce chemin parcouru à minuscules pas. Elle ne cesse de parler et puis je lui réponds, et à ainsi causer, nous arrivons au bout. Je grimace d’une pierre, d’une racine, d’un fossé, et pourtant je ne vois ni ce fameux viaduc, ni la dernière montée, ni cette longue descente.

La volée d’escaliers me donne quelques frayeurs, je reste un bon moment à tenter d’entrevoir, par quelle jambe commencer, par quel côté les prendre. Bâton après bâton je finis par descendre et je passe le pont sans vraiment bien comprendre.

C’est la grande silhouette de Marvin un copain qui me réveille d’un coup de mon engourdissement. Ils parlent d’une fille qui arrive en béquilles ! Allez allez Sophie, juste un dernier effort ! Je panique à l’idée de croiser les photographes, je refuse d’enlever dans un tout premier temps la polaire qui masque mon signe distinctif. Ils finissent par m’inviter, ces amis, ces précieux, à écarter ma nuit, à sortir au grand jour. Olivia, que je ne connaissais pas, est là et elle aussi, ayant bravé le froid hurle de vibrants vivats et tous de s’y joindre pour me remettre au pas. Je m’accroche à Audrey, ma précieuse, ma béquille, et je supplie le staff de la laisser entrer. Tu dois y aller seule, alors comme une main qui vient couvrir le dos et presser mon épaule, la volonté revient et le miraculeux des jambes anesthésiées, relance la foulée. Je serre dans mon poing l’insigne 180 que je tends vers le ciel et comblée de bonheur, pleine de gratitude, j’entre dans la lumière.

En choisissant de courir la 180, soit l’aller-retour de la SaintéLyon, 148 km 3900 d+ cumulés, je souhaitais d’abord découvrir l’ultra. Je savais que je pourrais courir le kilométrage annoncé. Non pas que j’y fusse préparée, mais parce que je me connais. L’équipe du LyonUltraRun m’a mise en confiance. Je ne cherchais aucune performance que celle de tenir le coup. Je voulais également par cette expérience, connaitre une autre course, celle que l’on fait au mental. J’avais déjà connu une telle performance, sur mon 4 ème marathon, mais le contexte était extrêmement différent. Ces 24 heures passées m’ont donnée beaucoup de réponses. Je mesure combien il faut être pondéré, que la moindre précipitation devient vite un enfer. J’admire profondément ceux qui arrivent à enchainer, l’ultra est une épreuve qui demande avant tout une capacité mentale forte. J’ai couru la Sainté retour avec la fin de course et je suis très heureuse de l’avoir courue ainsi. Dernière chez les derniers ( 13h57 de retour contre 8h39 sur la Sainté l’an dernier ) j’ai fait l’expérience des laborieux, de ceux qui tendent vers l’arrivée et qui ne sont jamais sûrs de rien, de ceux qui délaissent le chrono et qui n’ont de désir que celui d’arriver. Je n’ai pas d’autre projet d’ultra, mais je sais que je peux. Je n’ai de projet que de me souvenir, combien tout peut être fragile, et qu’il ne faut retenir, de n’importe quelle course, que nous ne sommes rien, et que outre le fait d’avoir des objectifs, ils sont tous louables, et que la différence, entre vouloir un temps et vouloir finir, c’est que pour finir, d’autres donnent le temps.

* A Cédric et à tous nos combats

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